Microbrasserie Charlevoix La Vache Folle Imperial Milk Stout (vieillie 5 ans en cellier) 9%

Cote OO :  B+

La paresse peut venir avec les années.  Un beau ptit somme par contre.

Un autre grand classique de la bière noire au Québec, sans dire qu’elle est anonyme dorénavant, elle a été dépassée depuis… ou bien alors c’est juste qu’on ne la voit plus parmi la masse?  On y plonge donc le nez pour se voir servir une grande rasade de stout un peu liquoreuse et assez fruitée pour le genre.  Le raisin rouge et sec, la crème et le café léger s’occupe ensuite des papilles, tandis que l’orge et presqu’uniquement l’orge se charge de la finale, bien torréfié tout en laissant passer un ou deux raisins secs.  Tout ce qu’on peut attendre d’un stout imperial, tandis que pour le côté lactose on sent que celui-ci s’est amenuisé avec les années en cellier.

Microbrasserie Charlevoix Festif! De Baie Saint-Paul India Pale Lager 4.5%

Cote OO : B-

Pas de là à faire le party.

Peu de surprise dans cette IPL bien citronnée outre qu’elle se veut plus sèche que la moyenne des pales.. ales (plus ou moins une surprise donc).  C’est « clean » et simple donc, alors on la goûte sans hésitation, puis c’est la même chose avec un peu de gazon bien frais dans une amertume qu’on pourrait qualifier de tranchante.  Moins aggressive, la finale est plus approchable quoiqu’encore plus herbeuse, et se conclut de manière assez rapide.  Une IPA franche donc, mais outre une pointe de vert et une simplicité effarante, rien qui ne veut le détour.

Pie Braque (Collab Microbrasserie Charlevoix) Märzen Lager Ambrée 6% 30 IBUs

pbcmDifficile de savoir pourquoi on aime le style märzen autant, mais cette bière, avec son nez de malt profond à la fois cuivré et épicé, nous rappel pourquoi.  D’ailleurs l’épicé des levures de la Dominus Vobiscum ne semble pas très loin.  Gustativement c’est exactement à l’image du nez avec le malt toujours aussi complexe qui rajoute au tableau les feuilles mortes et le sucre d’érable.  Pour la finale, on reste plutôt léger, oeuvrant encore dans un domaine allemand pas très loin de la Belgique.  Un très belle collab pas seulement entre le Saguenay et Charlevoix, qui en plus est facile d’approche pour tous.

La cote : A-

Parce qu’en matière de bière-fusion, ici on a atteint la presque perfection entre la Belgique et l’Allemagne.

Microbrasserie de Charlevoix Dominus Vobiscum Lupulus 10%

lupulusUn peu mêlée : blanche avec une petite touche belge de sucre candi et un coup de pinceau vert d’IPA.  Elle est toutefois fraîche et agréable et me fait penser à certaines bières d’Unibroue, spécialement en finale où la dualité houblon/sucre belge est bien rodée.  L’amertume de son côté est plus élevée que ses autres comparses Dominus Vobiscum, et cache encore mieux son taux d’alcool (titrant à 10%).  Si Charlevoix tente d’approcher les hopheads par cette bière c’est très réussi.

La cote : B

Parce qu’il n’y a pas de mystère en ce terrain peu visité mais qui semble bien connu par la microbrasserie de Charlevoix.

Microbrasserie de Charlevoix G7 Lager internationale 7%

mcg7

La nuit tous les chats sont gris.  Un peu comme cette bière.

Pour une lager indéterminée, le concept d’un ingrédient par pays du G7 et un taux d’alcool à 7% est originale, en autant qu’on ne s’est pas contenté d’une lager un peu « noname ».  Au nez malheureusement, ce l’est passablement alors qu’on sent du petit grain nonchalant et un houblon assez fruité (mais bon il y a du Sorachi Ace).  Mieux marquée lors de l’attaque en bouche, il en reste pas moins que c’est malheureusement une lager en effet anonyme, ne survivant le total ennui que par les houblons judicieusement choisi.  Même chose en finale, c’est toujours un voyage Japon-USA-France (donc varié) de houblon mais derrière celui-ci, les malts canadiens, anglais et italiens semble un peu édulcorés.  Bref, une bière événementielle qu’on oubliera facilement.

La cote : C

Parce qu’à l’image du G7 à Charlevoix et à Québec en 2018, il ne s’est pas passé grand-chose.

Microbrasserie Charlevoix 8e jour Triple à la levure de champagne 10% (évalué en 2018)

c8jB+  Avec (beaucoup) de la direction.

Avec ses pommes assez sucrées qui vivovent dans un liquide se rapprochant évidemment de ses Dominus Vobiscum, c’est dès le nez une bière très approchable mais un peu fraîche à la fois.  Suite de la pomme en bouche, cette fois-ci nappée de miel qui disparaït derrière le sucre candi de la bière belge phare qu’est devenue la Dominus Vobiscum.  Plus lourde en finale, le 10% ne fait plus de doute mais on reste malgré tout dans une bière presque légère côté tenue en bouche, avec une amertume bien saisie malgré un style qui le commande plus ou moins.

Une bière complète, sage, étoffée, une bière qui fait demander pourquoi Charlevoix ne sort aussi peu souvent des sentiers battus.

Charlevoix Trip à Jack Triple vieillie en fûts de Jack Daniels

ctaj

Pas de taux d’alcool.  Pas d’image.  Pas d’étiquette du tout.  Tout est dans la bouteille.

La noble dame se paye un méchant trip avec Jack.

Levures belges sans contredit, mais la vanille du fût est bien là, sucrée mais bien balancée.  Suit ensuite la cassonade et le clou de girofle des weizens, puis le pain, dans une déclinaison olfactive impressionante.  Assez suave, les houblons attaquent tôt mais ce sont les bonbons à la peppermint qui s’éternisent sur la langue, avant de transiger sur de la gomme balloune, comme si la bière avait été traitée dans un fût de vin rouge.  On retrouve enfin le Jack Daniels avec son filtre de charbon d’érable dans l’aftertaste qui revient piquer la langue.  C’est peut-être difficile pour la Microbrasserie de Charlevoix de sortir des sentiers battus mais si je me fie à cette bière, ils devraient le faire plus souvent. Leur meilleure pour sûr.

Charlevoix 8e jour 10% Triple aux levures champagne

c8jC  Une bière touski avec une sauce qui domine le reste des aliments.

Bizarre au nez, c’est une lager légèrement agrumée, le tout à peine touché par un certain funk; ça ne reste rien pour effrayer l’amateur de bière grand marché.  Évidemment on retrouve les fines bulles en bouche au travers de grosse mousse, qui est à peine acidulée.  En bouche, sans grain les pommes et le gazon sont très effervescents avant la vague de funk qui se termine elle aussi sur le gazon.  Trop entre 3-4 styles, le funk de la levure est intéressant, mais il ne faut pas s’attendre à la Deus (une autre bière à levures de champagne, dans mon top 10 bière).  Pas repoussante, ça manque d’intensité et/ou de profondeur.

Microbrasserie Charlevoix La Vache Folle Imperial Milk Stout bière noire extra forte 9%

imsB+ La curiosité et les conseils font de surprise des réussites.  Une imperial milk stout, non, sérieux, ça va se marier avec les whiskies?  D’abord très sucré, la fumée caramélisée sort en surprise comme certains Speyside qui cachent bien leur goût derrière un autre nez (Benriach Authenticus).  Pas géniale mais pas loin, c’est une bière de surprise sans être trop agressive.

Microbrasserie Charlevoix Ryepa

ryeC  Du hip hop qui sonne; pas mon style mais parfois de bon goût.  Surpuissantes notes de grain fruité, pour une « PA » ce n’est pas trop houblonné malgré un petit côté agrume sucré.  La finale de son côté est très voire trop houblonnée, avec le seigle qui rajoute épice à amertume.  Peut-être est-ce le mariage seigle et houblon qui est trop fort pour moi.