Le Presbytère F2R Smash Pale Ale au Houblon Calypso 6.1%

pf2rLa cote OO : B                   

Trop souvent, smash devient sash.  Ici, c’est sMash, avec le Calypso simplement pas en majuscule.

Du profile habituel calypso normal, c’est le profil de lime et de goyave qui sort principalement, dans une smash très aromatique, pas très portée sur l’orge.  La bouche est pourtant très anglaise, bien installlée sur le pale malt, toujours aussi houblonnée mais pas très amère, tandis que la finale voit l’aspect mielleux du grain prendre une part importante.  Une bonne colonne vertébrale est important pour une pale ale et ici, le Presbytère semble avoir très bien compris (comme dans d’autres de leurs bières d’ailleurs.

Multi-Brasses IPA Monohoublon 7%

Une verticale de houblon à bas prix comme Multi-Brasses peut souvent l’offrir à petit prix, pourquoi pas?

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Bravo 79 IBUs

Assez caramélisée et raffinée côté houblon, malgré qu’on a laissé le grain vivre de manière convenable.  Tiède et subtile en bouche avec une amertume moyenne, c’est davantage la finale de caramel de vin d’orge que l’on remarque avant l’aftertaste ou l’amertume monte bien.  Correcte et sans plus, on donne une cote de C+.

Calypso 88 IBUs

Difficile de dire pourquoi la mousse est plus résistante que ses consoeurs, mais surtout aussi par son nez plus doux que ces dernières alors que l’IBU est plus élévé.  En bouche là où le Bravo est à l’image du citron, tandis que le Calypso est sous le signe de l’Orange.  Côté finale, l’amertume est plus présente que la Bravo mais de manière moins aggressive, alors que la finale est encore plus douce.  Difficile à classer mais très intéressant, on conclue donc à une belle cote de B.

Merkur 82 IBUs

Moins sucrée que ses comparses, le houblonnage est à quelque part entre l’orange du Calypso et les houblons plus feuillus.  Discret, ce houblon moins marqué donne un boost à l’alcool qui semble plus fort en bouche, mais heureusement le grain demeure le roi de la finale.  Le plus végétal de trois, c’est une IPA facile qui se mérite une cote de B-.

Somme toute, c’est une belle preuve qu’IBU doit être pris dans le sens général du terme car le 79 IBUs du Bravo surpasse le 88 du Calypso en matière de sensation buccale.  Quant à savoir si la différence est marquée, pas vraiment, ou plutôt oui si on s’y attend et qu’on les boit en les comparer.  Sinon, il s’agit de 3 IPAs parmis lesquels je mettrais la Calypso en avant-plan.