Ruisseau Noir Milkshake IPA Sûre aux framboises 7% 30 IBUs

rnmiUne pornbeer aux fruits?  La couleur se dirige trop facilement vers la liqueur aux fraises…

La cote OO : C-

Le gout sans la texture.

L’avantage de la Milkshake IPA sur la Berliner Weisse quand elle contient des fruits, c’est d’avoir des houblons pour contrebalancer le fruit.  Ici, la framboise se voit rencontrer l’orange sanguine et le trèfle.  C’est par contre la fin (ou la pause) du houblon en bouche : un peu amer mais surtout acide par son fruit vraiment pas sucré.  L’aftertaste est calme mais il manque le côté rond de la Milkshake, ce qui brise un peu le but de l’exercice.  D’accord, le houblon y est ce qui n’en fait pas une bière totalement trop fruitée, simplement une déception pour l’amateur de la milkshake IPA dans ce qu’elle a de plus rond.

Le Malbord Laflibuste Stout à l’avoine 4.5%

mlLa cote OO : C

Trop, c’est trop.

Ça va sonner étrange, mais la liqueur aux raisins de la défunte Idéal Sport, et de la Racinette (root beer) d’A&W.  Très fruitée, on ne sait réellement pas quoi en faire.  En bouche, l’amertume et l’acidité sont toutes deux assez élevées, tandis que l’avoine n’est pas très perceptible.  La finale viendra atténuer et régulariser le tout, on verra donc au cours des gorgées ce que ça donnera pour l’ensemble.  C’est heureusement (ou malheureusement?) la même chose dans les autres gorgées : on croit vraiment à un stout pimpé à l’anis ou la réglisse noire – ou avec de l’orge beaucoup trop grillée, et pas assez soyeuse (malheureusement finalement).  Pas la meilleure de Malbord, un stout plutôt étrange.

Cap Gaspé Rose Bridge Bière de Blé aux framboises 4.9%

cgrbBon, une autre bière de blé aux framboises.  On va se fier sur le talent de Cap Gaspé pour l’élever au-delà de la trop facile recette.

La cote OO : C+

Une randonnée connue et ordinaire, mais sympa.

On ne peut pas dire que c’est à sa couleur qu’on espère une bière autre que trop fruité; le nez va exactement dans la même veine avec une forte odeur de framboise trop franche, déjà sentie maints et maints fois.  En bouche l’amertume surprend, on sent que le houblon veut avoir son mot à dire mais le fruit – heureusement pas trop sucré – prend son envol, spécialement en finale où non, il n’est absolument pas fruité, mais poussé au-dessus d’autre de son genre.  Est-ce que ça en fait une bière à absolument essayer?  Pas vraiment mais il se fait pire.  En bonus on sent encore le côté plus calcaire de la micro.

La Pointe Sec (Brassée par Le Malbord) Kölsch Gaspésienne 4.8%

mpsLa cote OO : C-

Si au moins ça les encourage…

Neutre – même pour une kölsch – car même le côté céréale semble lointain – pour emprunter du titre, sec.  Heureusement en bouche l’orge se joint bien au petit côté citronné qui semble arrivé du houblon, et la finale est toute aussi simple, sans arrière-gout, sec et rapide quoi.  Être un peu méchant, on pourrait en dire qu’on visait trop large et pas assez précis, ce qui fait qu’elle frôle mais on n’en gardera certainement pas beaucoup de souvenir.  Pourtant, Mont-Louis est un si beau petit village.

Le Naufrageur William Baie Stout aux huitres 5.2%

nwbshMise à part celui de Chesapeake Bay, le stout aux huîtres se classe passablement plus dans le rayon des curiosités que des bières agréables à goûter.   Il faut laisser la chance au coureur.

La cote OO : C+

Fortement funky.  Pour le meilleur ou pour le pire.

Dès le nez, c’est funky, ça sent le bord de la Baie des Chaleurs avec de l’algue salé et un fond de terreux marin.  À la limite elle pourrait faire peur mais comme on est là pour la découverte…  hyper salée en bouche, les algues suivent mais il s’agit très certainement d’une bière pour ceux qui n’ont pas peur de sortir des sentiers battus.  La finale est heureusement plus stout mais encore là il est impossible de la prendre pour un stout normal avec autant de sel.  Certes peu équilibré, c’est une « bière démonstration » (voici une bière à l’huître) qui n’a certainement pas la mission de faire une bière équilibré.  À prendre pour ce qu’elle est mais de là à répéter l’expérience, pas nécessairement.

L’Octant Galilée Ale Blonde 5% 17 IBUs

ogbImpressionné par l’Octant jusqu’à maintenant mais ale blonde?  Disons que c’était plus pour terminer la gamme dispo.  Belle illustration par contre.

La cote OO : C

On s’en tient au mot.

Blonde oui mais très citronnée avec un fond de grain mielleux édulcoré.  Exit le citron en bouche, et le grain lui aussi s’est éloigné.  Ne subsiste qu’un filet d’amertume, avec très peu et très peu de grain pour les papilles.  Heureusement le gout s’intensifie en finale, mais difficile de conclure à autre chose que ce qu’on en dit, « bière blonde ».  Disons que le plaisir n’y est pas, n’attendez pas une description d’un mille de long mais on la terminera malgré tout.

À la Fût Diligence (collab Maltéhops) Quadrupel Anniversaire en barrique de vin d’érable fortifié 9.2%

alfdqaLa cote OO : C+

On attend le Director’s Cut.

Scotch ale, porter vieilli longtemps en fût de cognac ou quadruple belge un peu sauvage sur les bords?  Les 3 à la fois, en rajoutant une touche d’érable subtile, comme on les aime.  C’est donc sylvicole, acéricole et ça a quelque chose du Kentucky aussi.  L’attaque est d’abord basée sur le petit côté plus sauvage des fûts à tendance belge d’À la fût, avec de l’érable brûlé en ligne défensive.  Ça tourne toutefois au gros bonbon solide légèrement anisé, de manière lourde et torréfié.  Sans dire que ça tourne au cauchemar, après un début jovial et une bouche bien variée la finale est trop tumultueuse pour parler d’une bière équilibrée.  On sent toutefois que le baril de vin d’érable y est pour beaucoup et avec 3 autres éditions à venir en 2020 on a déjà hâte à la prochaine.

Collective Arts Brewing (Hamilton ON) Mango Tangerine Sour 6%

camtsLa cote OO : C-

“Aromatisée” dans le mauvais sens du terme.

Pas loin du floater à en voir la couleur, tandis que l’odeur fait douter du moindre sentiment de bière à l’intérieur de cette sour qui ne paraît aucunement sûre.  Sans être laiteuse, la bouche est forte… trop forte et en retournant sur le contenant, on ne parle pas de bière au fruit mais de « bière » … disons! « forte » à 6% disons! « aromatisée » en effet.  La finale est laiteuse mais c’est beaucoup, beaucoup trop proche d’un punch aux fruits pas très loin du floater.  Comme jus oui, sinon non.

La Chouape Cerise Sour 5%

ccsLa cote OO : C

Qui trop mince n’éteint pas suffisamment.

Cerise, probablement marasquin, bien parfumé mais à la limite de l’artificiel; difficile d’attendre quelque chose de posé.  Qu’en est-il du goût?  Sec oui, pas trop sucré oui mais le goût fait un peu trop sirop et moins le fruit qui pousse dans les champs.  Le houblonnage semble de la partie pour l’aftertaste mais c’est un peu trop tard : on a l’impression d’avoir une sour hyper-sèche mais hyper courte, et surtout contenant du fruit qui ne fait pas très naturel.

Harricana # Munich Lager 4.6%

hhashLa cote OO : C+

Bon, c’est pour une bonne cause.

De grosses notes de malt bien sonnantes ouvre le nez de cette bière entre la dunkel allemande et la Super dry nippone.  Ensuite boulangère, le malt s’assèche légèrement et ça reste tout en légèreté, pour être conclue par un peu de papina et de fraise pas mûre.  En « petites cannettes » de 355ml, c’est une lager qui passera trop rapidement, en laissant plus ou moins de souvenir, mais à tout le moins pas de mauvais.