Nickel Brook (Burlington ON) Engli H-Style ale Equilibrium 5.5% 43 IBUs

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Pourquoi Englis H-Style au lieu de English-Style?

La cote OO : B

Parce que la 2e loi de la thermodynamique est respectée chez Nickel Brook.

SI ce n’était de la couleur semi-transparente, le nez pourrait diriger le goûteur vers un vin d’orge léger de par son houblon assez anglais mais bien amer dès le nez.  En bouche, c’est tout aussi intense qu’un barleywine, mais le biscuit de la ESB se mêle de la partie, tandis que le caramel sauvage arrive en finale. L’équilibre semble donc se dessiner entre l’amérisant et le malté, pour une ESB hors norme mais qui reste bien anglaise.

Nickel Brook (Burlington ON) Duplicitous Citra Dry-Hopped Sour 4% 0 IBU

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Comme on peut y lire sur la canette : « Beer Down To A Science ».

Zéro IBU pour une dry-hopped c’est du rarement vu, il sera intéressant de constater…

La cote OO : B+

Parce que cette bière de soif est peut-être légère d’alcool mais lourde de goûts.  Et d’ingrédients.

Au nez elle se veut forte qu’intéressante cette sour avec le fond de blé de la berliner weisse, un peu des lactos et une abondance d’agrumes (principalement le pamplemousse) qui vient lui conférer un côté sec franchement intéressant.  En arrivant sur la bouche de manière un peu salée on se rapproche davantage de la gose mais toujours de manière calculée; c’est une bière qu’on aime garder longuement en bouche.  Côté finale, c’est toujours le houblon qui a main mise sur le sel, ce qui conclue une très bonne sour entre berliner weisse NEIPA et gose.  De plus, en y lisant le contenant on découvre qu’elle contient de la coriandre, et des delbruecki et de levues d’ale californienne… on reconclue donc à un savant mélange d’un peu de tout qui fait très concerté.

Nickel Brook (Burlington ON) Winey Bastard Aged in Pinot Noir Barrels for a year 2018 Imperial Stout 11%

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Après le Fat Bastard dans la section VQA, le Winey Bastard… Fat Bastard fait d’ailleurs dans le pinot noir… hasard?

Malgré que la couleur et la mousse sont de bons indicateurs, c’est presqu’uniquement par le nez que je commence à juger… dans ce cas-ci je dirais plus être envouté par une stout alliant notes de raisins secs et de cerises, tous deux bien vanillés, dans un mélange qui n’oublie pas sa colonne vertébrale d’orge bien torréfiée.  Au goût, c’est cette même orge qui pousse sa torréfaction d’un cran, en même temps que le baril de vin rouge se fasse plus goûter.  La finale est exactement dans le même très bon ton, et dans un genre où souvent la stout est emporté dans ce qui restait dans le baril, ici elle semble lui tenir parfaitement tête pour donner un bon spectacle sensoriel.  Avec sa lourdeur – quelle bière de ce genre ne l’est pas – et sa chaleur à 11%, ce n’est peut-être pas la bière parfaite pour un samedi matin (quoique devant le foyer…?) mais ç’en est une excellentes pour contempler la neige tombé en espérant la pousse des bourgeons de vine et les têtes d’orge.

La cote OO : A

Parce que l’Ontario n’est pas la terre brassicole la plus fertile mais que ce n’est pas qu’ils sont peu qu’ils ne peuvent pas être de qualité.