Ferme du Tarieu Jersey Brown Ale 5.5%

ftjb

Un nom que seul les fermiers comprendront : la Jersey se voit en effet habituellement de brun vêtue.

La cote OO : B+

On peut dire la vérité dans un ton mièvreux après tout.

D’un brun intense autant du côté couleur que brun c’ est intensément caramélisé et superbement rond.  Plein de belles nuances de… brun?… dans ce qu’Il y a de plus profond que j’ai senti dans le genre.  C’est ensuite agricolement punché de grain pour les papilles, et gardant une certaine frivolité qui colle toutefois au palet et aux joue.  La finale est plus simple et houblonnée, et alors moins sucré; on a donc droit à du grain plus pur et certainement plus intense que de la Newcastle Brown.  La franchise des chenaux, pas à peu près.

À la Fût Série Wanted du Chai Brune Sauvage Assemblage et collabo Sutton Brouërie) 5.8%

alfbsLa cote OO : B+

La beauté dans la complexité vient avec la justesse et la sagesse, et non la folie.

Brune sauvage ou oud bruin?  Olfactivement elle ressemble vraiment à leur oud bruin, peut-être plus vanillée qu’à l’habitude et moins de cola.  Fruitée en bouche?  Que oui!  De la prune, du raisin et un peu de cerise pour une bouche complètement complexe, un peu sèche mais pas trop, avec des levures sauvages mais pas du tout fermière/étable.  La finale quant à elle révèle du chêne bien tassé, du miel et du grain un peu sablonneux, avec une pointe de grain torréfié en sortie.  D’un début un peu attendu, on sent que le fût a bien travaillé et sans être un incontournable d’À la Fût, un brassin tout à fait élégant à essayer.

Broadway Élixir de Belphégor Bière brune extraforte (vin d’orge) vieilli en fût de chêne Extra Old Stock 10%

bwebLa cote OO : B-

Pas toutes les bières sont comme les bons vins.

Quesséça?  Old ale en version extra, extra extra old stock, où le grain semble avoir pris un drôle de tournant, à la limite du sanitaire… malgré son séjour contrôlé en cellier, je me demande un peu qu’est-ce qu’il lui est arrivé avant d’atterrir à la maison.  On passe outre le nez étrange de bois mouillé mais encore à l’intérieur, la old ale puissance 10 détonne; heureusement derrière la langue le liquide semble plus posé et on peut espérer mieux pour la finale et les gorgées subséquentes.  En effet, la finale est pas mal plus à la hauteur de mes attentes, ronde et très liquoreuse, même si je reste avec certains questionnements pour le piquant étrange sur le bout de la langue.  Le genre de bouteille à trouver à nouveau pour voir s’il lui est arrivé quelque chose de plus ou moins bonne.

HopEra Brown Ale 5%

hopera2Pour une brown ale, la couleur pâle mais le nez respire le grain flatté par le chauffage; après quelques bières plus houblonnées de l’établissement, ça fait du bien de revoir l’orge en avant-plan.  La céréale se poursuit aussi tout en confort et en lenteur – lire ici que le développement gustatif est limité mais agréable – avant de tomber dans une finale un peu plus hors norme de fleurs de trèfle beurrées.  En gorgées subséquentes, elle se veut plus sèche mais encore là, le fleuri vient très bien compenser le grain poussiéreux.  Juste assez originale pour le confort.

La cote OO : B

Parce que dans le style des bières brunes anglaises, c’est une belle balance entre l’originalité et la tradition.

Tongerlo (Haacht Brewery Belgique) Nox Authentique bière belge d’abbaye Brune 6.5%

Très foncée et presqu’opaque, par le nez de sa blonde sœur on peut s’attendre que celle-ci soit toute autant aquiline.  Mais non.  C’est un grain assez docile et un sucre pas trop pesant qui attendait les narines.  Même chose en bouche où l’on aurait certain pas mal fait d’avoir un peu plus de présence pour accompagner le lointain caramel noir.  La finale livre la même aventure en version légèrement plus sauvage (sans tomber dans le brett).  Trop neutre outre la petite poussée qu’on pourrait apparenté à de la Oud Bruin diluée à l’eau qu’on y retrouve en finale, c’est une belge un peu trop anodine pour son propre bien.

La cote : C+

Parce qu’elle est facilement bue mais plus difficilement mémorable.

tongerlo

Rock Bottom (Indianapolis IN) Jer-Bean’s Brown Ale 4.8%

Une Boucle d’Or brunette: pas trop crémeuse, pas trop chocolatée, une belle petite stout ou porter ou brune épicée mais pas trop.  Plus effervescente qu’escomptée en bouche, le côté de la nut brown ale vient bien contrebalancer l’expérience, mais peut-être un peu trop alors que la noix explose.  Un peu hétéroclite, j’aimerais connaître la recette exacte pour la recommander à certains microbrasseurs québécois, le style de la bière brune n’étant pas celui le mieux représenté dans la province.

La cote : A-

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Parce que des fois c’est bien être un « king of nothing but almost everything ».

La Souche Gouse Brune anglaise à l’argousier 5.1%

Blasouche  Traître.

La couleur d’une bière c’est sa carte de présentation, sa vitrine.  Ici, en la voyant on s’attend à une brune plutôt standard mais bien sûr teinté de cette nouvelle baie à la mode, mais non, c’est un fruité indéterminé rappelant la fraise, mais pas du tout ce qu’on peut goûter dans d’autres bières à l’argousier.  En bouche on continue d’être en dehors des sentiers battus avec un côté acidulé qui avoisine la nationalité anglaise du grain au cœur de cette bière.  Avec une bonne finale d’anglaise plus réglo, elle a le don de rentrer rapidement et facilement, une surprise tranquille donc.

Riverbend Série Employés Brune Sauvage fermentée en fût de chêne 6.1%

rbsC  Une brune un tantinet trop citadine.

Bien que sûre, par brune sauvage, olfactivement du moins, il ne faut pas s’attendre à une Oud Bruin ou une quelconque bière des Flandres; le nez est peut-être un peu bretteux mais sans plus. Pour les papilles, c’est un sûrette à la papina qui demeure le goût le plus marqué avec une certaine teinte de rouille à la oktoberfest (ou vienna lager).  Le goût ne se développe par contre pas suffisamment longtemps si bien qu’on avale pour y  retrouver sensiblement la même chose, cette fois-ci marquée par des houblons un peu plus franc. Trop peu sauvage, on pourrait facilement avoir l’impression que le séjour en barrique n’a pas été assez long, du moins pas assez longtemps afin que la vanille du chêne vienne arrondir cette bière.

Le mot échec serait peut-être fort, mais à tout le moins, c’est « déception » que j’employerais pour cette bière qui ne s’est pas assez promenée dans le bois.

Unibroue Seigneuriale Bière brune 7.5%

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Ça fitte bien pour magasiner des cadeaux de noël.

B-  Pensez St-Sylvestre.  La fête et la brasserie.

Brune peut-être mais pas mal plus belge, elle fait facilement penser à une brune d’abbayeavec ses épices de noël (spécialement sa douce muscade).  Lentement belge, bien qu’à la couleur elle me fasse penser à la nut brown ale anglaise, on est bien de l’orge à la noix, spécialement en finale où elle est encore plus goûteuse avec sa levure qui se goûte.  L’aftertaste revient un peu plus près de l’angleterre, mais les houblons nous rappelle une fois de plus la Belgique.  Rien de magique mais rien de mauvais, c’est une autre Unibroue facile mais pas incontournable.

 

Le Bockale Généreuse Dubbel Belge6.2% 20 IBUs

bgdb

Généreuse, mais variée aussi.  On apprécie.

B-  Donne beaucoup.

C’est un grain assez bien rôti qu’acceuille les narines, et l’espace d’un instant j’ai l’impression d’être en territoire allemand au lieu de belge.Pourtant au goût est elle d’abord très ronde, mais là encore ce sont les houblons, anglais cette fois-ci, qui amène une dimension supplémentaires.  On ne se trompe par contre définitivement pas en finale avec du caramel un peu sauvage et du sucre assez sec.   Rien d’extraordinaire mais rajoutez qu’à l’achat 1.50$ est remis à la fondation Sainte-Croix/Heriot  et ça ne fait très certainement pas mal d’y gouter.