Les Trois Mousquetaires Porter Baltique vieillie 6 mois en fûts de brandy et de bourbon 10.5%

ltmpb2018Faisait partie des grands classiques brassicoles québécois, cette offrande des Trois Mousquetaires est très loin d’une bière à outrepasser si on se sent festif (et à 10.5%, à condition d’avoir un conducteur désigné).  Bien qu’éphémère au niveau de sa mousse, l’odeur hyper liquoreuse de l’orge saura charmer l’amateur de porter, avec juste la bonne note d’épices (noix de muscade et une pincée de cumin) pour tenir tête à l’imposant baril de finition (spécialement le brandy).  En bouche le cacao précédemment est plus évident mais le tout reste hyper doux, ne s’animant que par les notes de brandy et de raisin.  La finale quant à elle est très chocolaté, mais les épices sont encore assez vivante pour rappeler qu’il s’agit d’un porter et non d’un stout, et d’un vraiment porter en effet.

La cote OO : A-

Parce qu’encore une fois c’est une féérique bière qui « fitte » à merveille pour une soirée relax entre 2 party de noël.

Bunker Brewing Company (Portland ME) BA (barrel aged) Trashmaster Imperial Stout Aged in Calvados Apple Brandy 9%

bbbat Étude sur la différence entre « très bonne » et « exceptionnelle » .

Douce comme pas possible, ça semble être un stout impérial tranquille, avec de la pomme pour le moment absente du nez.  Gustativement, la pomme s’est sort par contre très bien, bien vanillée de surcroît avec une pointe épicée avoisinant la cannelle, le tout sur une toile de fond de subtil grain torréfié.  Enfin, la finale est ronde, très ronde même, pour conclure une très bonne stout impériale, raisin et pomme comprises, mais peut-être trop tranquille pour percer le plafond de verre de la côte A.

Les Trois Mousquetaires Porter Baltique Grande Cuvée 2017 (élevée en fûts de bourbon & Brandy de plus de 12 ans d’âge) 10.5%

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À la suite d’un conseil d’un des grands de la bière en Amérique, définitivement la porter s’apprécie vraiment bien dans ce type de pinte.  Spécialement quand il s’agit d’une bière de ce calibre.

B+  Les Trois Mousquetaire rencontre la flèche de Guillaume Tell.

Deux ans après l’Édition 2015 un peu semblable au niveau de la finition, à quoi s’attendre cette fois-ci?  Peu de surprise à tout le moins derrière sa mousse fuyante, où l’on peut trouver du grain bien torréfié et une brève effluve de pommes; à l’instar de la 2015, le fût de brandy devait être passablement mouillé.  La bouche aussi est douce, les papilles étant visés droit au cœur par la flèche de la pomme et le souffle rapide du bois, beaucoup plus timide que le fruit.  C’est autre chose en finale où la vanille ne laisse la place qu’au grain mais ce à la suite de plusieurs (plusieurs dizaines même) de secondes.  Très facile à boire pour l’amateur du style, malgré un aftertaste un peu plus amer (ou alors pourrait-on dire plus justement « plus torréfié ») 2 ans plus tard elle est toujours semblable que confortable, ce qui est particulièrement traître pour une bière à plus de 10% d’alcool.  Une chance que le prix à quelque sous du 20$ en fait l’abus plutôt difficile.

Microbrasserie du Lac Saint-Jean Frappabord Vin d’orge vieillie en fût de brandy 11%

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Une bière pour travaux de longue haleine.

B+  Excessive pour un peu du pire mais surtout du meilleur.

D’un satin rouge venant probablement du brandy, le visuel ensorcèle avant le nez super compote de pomme et de rhubarbe aussi intense que sexy, aussi sucrée qu’alléchante.  Doux le baril de chêne pour les papille avec sa vanille qui monte au nez et fait oublier le fruit, le tout sur un fond de caramel.  On continue par le chêne qui finalement triomphe sur la vanille, en partageant le combat avec du houblon qui semble très bien choisi.  Intense et peut-être un peu trop lourde pour son propre bien, mais dans le genre des géants du taux d’alcool, il s’agit d’un vin d’orge plus joli que menaçant.

Trou du Diable Buteuse 6 mois en barrique de Brandy édition 2016

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Combien on peut en laisser dans le baril pour que ça soit toujours légal?

B-  Un membre de la communauté écclésiastique beaucoup moins subtil que la démone.  Moins attirante aussi.

Sur une base belge qui ressemble pas mal à la Dulcis Succubus, c’est de la super pomme donné par un baril de brandy trop précis.  Heureusement, pas trop sucré.  Pour les papilles par contre le sucre est de la partie avec une fine carbonation persistante, le tout avec une pointe de blé.  La finale, plus acide pour compenser la grosse pomme très rouge, se révèle trop près du brandy liquide, comme si le baril avait toujours un fond du spiritueux.

Allagash Evora Ale Aged in brandy barrels 8.5%

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Le succès en devient presque trop facile.

A-  L’intrigue, du nom au gosier.

Comme la plupart des Allagash, le caractère belge est indéniable et dès l’olfactive, cette ale me fait largement penser à la Calvadeuse de Pit Caribou.  Un léger raisin, du sucre et des traces de cassonade.  En bouche le vieillissement se déchaîne avec des soubresauts de bière sûrette; surprenante quoi.  La finale quant à elle prend des allures de brett, puis de belge, le tout clôturé par la rondeur du baril.  J’aime quand le vieillissement n’est pas qu’un assaisonnement de ce que le baril contenait et même si elle reste très hors norme, elle saura plaire à tous.

Brasseurs du Monde Cuvées du chai no III (Brandy) 9.3%

bdmcciii Bière lourde ou calvados léger?

Assez douce, sucrée et dotée d’une pointe de pomme (que je gagerais provenant d’un baril de brandy de pomme québécois, et il y en a pas 36), on y sent aussi de la cannelle.  Douce, douce et douce, c’est une belle belge vieillie avec une finale poivrée, une amertume contrôlée et à l’aftertaste sec.  Ayant presque l’impression de prendre une tarte pommes/épices, elle est parfaite si on cherche un brandy noté d’une grande fraîcheur.  Aussi le genre qui se servirait bien accompagné d’un peu de vin de glace chaud en version mulled avec un mélange d’épices.

Les Trois Mousquetaires Grande Cuvée Porter Baltique Élevée en fûts de bourbon & brandy de 12 à 25 ans

ltmgcpbB+  Faire changement sans trop changer.

Super mais alors super douce au nez, c’est tendrement boisé, timidement brûlé et partiellement vanillé.  Moelleuse comme son bouchon de liège, il n’y a pas vraiment de développement autre que le café vanille française, vanille qui s’accompagne de bois avant que survienne une vague fruitée comme s’il avait resté beaucoup de brandy de pomme dans le fond du baril.  En maîtrisant très facilement le grain qui donne plus en couleur noir qu’en goût de café, c’est une porter baltique hyper standard mais avec le petit plus plus qui vaut la peine de se payer l’édition spéciale.