Les Trois Mousquetaires Maibock 6.8%

Cote OO : B-

Très petites fleurs.

Deux raisons pour aimer les bocks : le malt et les levures.  L’olfactive de cette bock de printemps semble juteux et affublé de jeunes fleurs de lys blanc, malgré un liquide fonçée qui laisse présager une allemande gouteuse.  En bouche, non pas l’imitation des cafés d’octobre mais de la vraie citrouille qui se mêle au côté hyper céréalier de la bock, et un duo houblon/levure des plus tranquilles.  Collante, presque crasseuse sous la langue et à la limite de la belge sucre candi en frais de poids, somme toute c’est une maiBOCK.

La Souche Wurzel Bock Lager 6.2%

swLa cote OO : B

Parce que la loi, c’est la loi.

Toute à faite normale, c’est une bock allemande bien orgifiée, passablement sucrée avec de la cassonade à l’olfactive et teintée d’un peu de houblon, à tendance allemande bien sûr.  Le goût aussi est très régulier, si l’on oublie qu’on évalue cette nouvelle bière on la boit très facilement, sans surprise, avec le malt mis à l’avant de manière allemande.  S’il y a un style qui est peut-être mieux sans surprise, il s’agit bien de la bock, et à cette fin, difficile d’en vouloir à La Souche pour nous amener un boire aussi standard.

Primus Cerveceria (Mexico Mexico) Jabali Bock 6.3%

jabali_bockIl y a un certain mérite pour une bière d’être servie à l’aveugle et de penser qu’elle provient de l’autre bout du monde d’où elle vient véritablement.  Ici, cette bock qui semble directement sortie d’Allemagne est abordée par un nez lourd de malt profond.  EN bouche, la langue en est presque qu’écrasé par le grain mais après quelques secondes le tout devient plus régulier (et à la limite, tolérable).  La finale présente la céréale de manière totalement désinvolte, avec un peu de chocolat en prime.  Comme deuxième offrande de la cerveceria à tête de phacochère, on sent qu’il y a un brin de talent d’inspiration allemande.  Bravo.

La cote OO : B

Parce qu’on aime les expériences de grain bien abouties.

Shiner Bock

sbC+  Prophète en dehors de son pays.  Barbe blanche et poussiéreuse en prime.

Supposément un grand classique du style allemand apporté aux USAs par des immigrants… quelque chose s’est peut-être perdu dans la traversée transatlantique car c’est une bock le pied sur les freins.  En bouche, le grain est persistant quoiqu’une peu monotone, ce qui prépare à la finale où l’orge est bien présente mais pas très bien accompagnée.  C’est donc un classique… ou c’était donc un classique, mais qui a plus ou moins encore sa place parmi les bonnes bock hors-Allemagne.

Broadway Sein d’Esprit Bière de blé brune extra-forte Doppelweizen bock de noël 8.8%

bwsenB  Noël, trop c’est comme pas assez.  Vive l’équilibre.

Avec son gros mélange olfactif estival de banane et de muscade en premier plan, c’est un weizen franche où la cannelle joue aussi un rôle dans ce trip mi-grain mi-épices.  Pour la finale on reste très fidèle au style avec la banane qui sait rester fraîche au travers de l’aftertaste de fruits confits.  À en juger l’étiquette, elle serait modérement amère (pas vraiment d’accord) mais pour le reste, je félicite Broadway car ses bières de blé sont généralement de bien belles concoctions.  Avec des épices plus jaugées que généreuses, je la préfère à bien d’autres bières de noël où j’ai l’impression de faire un overdose, comme si je traînais plus de 5 minutes à la Boutique de Noël.

L’Alchimiste Bock de Joliette 6.1%

abdjC  Très correcte… quand on est pas son propre aubergiste.

Douce en caramel mais forte en grain, cette bock est très passe-partout, mais de bon goût.  Fraiche pour la langue, le sucré collé dans le fon de la poêle se fait sentir sur les côtés de la langue, avant le blé de la finale.  Entre brune et rousse, c’est une bière un peu ordinaire, entre deux chaises et difficile à cerner.  D’accord pour le confort, mais je cherche toujours l’occasion pour laquelle ça m’en prendrais une comme celle-là.  Mais lorsqu’elle est offerte…

Microbrasserie de l’île d’Orléans Antoine Pépin dit Lachance bière de blé ambrée type weisenbock 8.5%

ioapB+  Comme son île d’origine, une bière bucolique et tranquille.  Difficile d’ignorer le blé sans être super céréalier, j’y trouve du brûlé et de la torréfaction à faible niveau.  Empruntant des Bernheim et des whiskeys High West, la finale est un peu légère mais bienheureuse.  Bien que j’aime généralement plus de punch, c’est une bière on-ne-peut-plus à la bonne franquette.