Brasserie Générale Dandy Blanche Witbier 5%

bgdnadyLa cote OO : B

En radeau sur l’Atlantique, assez pour sentir le houblon américain (ou beauceron dans ce cas-ci) mais aussi pour fleurer la wit belge.

La blanche est un choix simplement magnifique ou magnifiquement simple pour l’état : ça goûte la bière, ça rafraîchit et ça plaira à presque tous les palets.  Cette dandy le fait bien en servant les traditionnels orange et coriandre, mais en version « pédale douce » et accompagné de vanille à l’olfactive.  Gustativement les houblons sont plus prononcés et ses cocottes semblent très mures, ce qui se goûte aussi en finale.  Pas très loin d’une hybride pale ale et blanche, c’est un bon pari pour la Brasserie Générale afin de plaire à un maximum de personnes.  Une belle nouveauté de la BG qui peut faire dans le plus éclaté mais qui lorsqu’elle vise plus bas dans le tableau de l’originalité fait assez souvent mouche.

Schoune La Part du Diable version double blanche assemblage d’une double blanche belge vieillie 6 mois en fut de Riesling et Sauvignon Blanc 6%

spddLa cote OO : B

Faire confiance et boire sans questionner.

Un peu funky ce qui pourrait faire penser à leur P’tite Gueuze avec du vin (blanc, riesling).  Molle en bouche mais la finale est bien goûteuse, avec l’aspect boulanger de la belge qui se veut très rond et qui évite d’amener un peu du caractère extraterrestre ou de déplacé comme certaines bières de Schoune.  Ça se boit tout seul malgré que le vin est un peu trop fort, mais s’il en reste qu’elle n’est pas très belge standard, plutôt wild quasi gueuze agrémentée de sucre candi.

À la Fût La Blanche du Rang des Pointes Blanche à la camerise 4.2%

alfbrdpLa cote OO : B

Ptit coin confo du Range des Pointes, spécialement en digestif de travail de ferme.

Toute sauf dotée du subtilité visuelle, le nez est mieux pesé, et bien que la camerise – ce mélange de framboise et de bleuet à la gustative – est évident, le blé s’en sort vraiment pas si mal.  Toutefois là où le nez était efficace, la bouche est un peu démesurée par son fruit, et pas assez, étrangement car peu sucrée aussi.  En finale et aftertaste, la camerise revient de manière mieux sentie, un peu plus complexe aussi.  J’y préférerais la plus simple et hyper efficace Mékinoise, mais tant qu’à tomber dans les fruits la talle de camerise d’À la Fût est de bon refuge.

Le Presbytère Blanche d’Émilie Blanche Belge 4.7%

pmb-1La cote OO : B

Adaptabilité, franchise et facilité.

Très lilas, et pour le côté céréale on est dans le Sugar Crisp, il faudra donc la boire pour y trouver les levures davantage belge, spécialement avec le côté du pain qui explose en finale.  Simple certes à analyser, la seconde gorgée l’est encore mais ce n’est pas une bière insipide pour autant :  bien houblonnée pour une belge (sans être amère, loin de là), c’est le printemps belge sans contredit.  On enfile ensuite les gorgées e pas une n’est plus compliqué, mais pas une plus désagréable non plus.  Franche et simple, et souple.

La Confrérie Mlle. Violette Blanche de blé, miel et lavande 5%

cmvLa cote : B

La paysanne en robe de pays – violette évidemment.

Lavande et miel avant blé, et encore moins de coriandre et d’orange qui ne figurent fort probablement pas à la recette. Le blé reprend toutefois du terrain en se battant avec la lavande, éclipsant le miel jusqu’à la toute finale où il y a une certaine rondeur.  À la clef, c’est la lavande qui mène les troupes pour en faire une bière florale où le houblon ne sert qu’à conserver la bière, ce qui n’est pas un défaut parfois.  Ça fait changement des blanches d’été et j’en servirais une à ma mère.

L’Oxymore Microbrasserie Blanche de Type Belge 4%

oxblLa cote OO : B-

Un coupe-pizza : l’orange n’est pas seulement ronde, elle tranche parfois.

Orangus maximus, la coriandre n’est pas au rendez-vous mais pour le reste, ça semble une blanche tout à fait correcte.  Elle piquera ensuite la bouche, mais le curacao (l’orange) vivote bien malgré une bière assez sèche merci.  Pour ce qui est de la finale, la fine herbe se pointe et se prolonge à travers l’aftertaste, lui aussi sec pour une blanche d’été plus rafraîchissante que réconfortante, avec une petite pointe de houblon bien placée en bonus.

Le Presbytère La Galanga Blanche à la racine de Galanga 4.2% (revisite mars 2020)

pgToujours question de franchise, malgré que j’adore la cuisine thaï, cette blanche funky du Presbytère m’avait surpris mais ce ne serai pas une bière que je boirais souvent (côté OO de C+ d’ailleurs).  J’ai cependant l’idée d’en avoir le cœur net, c’est qu’elle est tout de même correcte non?

La cote OO : B-

Parce que cette fois-ci, je la prendrais volontiers accompagné d’une Tom Ka Ga (soupe thaï).

À l’odeur, il m’est permis d’espérer plus de nuances car malgré que le galanga y est, elle ne pique pas la tache olfactive mais se contente d’être bien marqué comme certaines bières à la citronnelle ou la blanche Thym-Citron du Naufrageur.  C’est d’ailleurs le grain (de blé) qui commence l’expérience gustative, et après un fort crescendo de la racine, j’ai un peu l’impression d’avoir du soda gingembre en bouche.  Bien dosée, on joue encore sur la frontière entre le gingembre et le galanga en finale, en s’étendant sur une finale racée mais plus abordable que par le passé, principalement par une rondeur que ne sentait pas avant.  Sans dire que j’en ferais une bière de tous les jours, je la servirais volontiers à un amateur d’IPA en quête d’aventure.

Brasserie Dépareillée Blanche du Gâteau des Anges 5.5%

bdbjLa bande de Yamachiche ne sont pas les moins aventureux au Québec, pour notre plus grand plaisir.  Dans une mouvance Pastry Stout, ils optent pour la blanche aux gateaux des anges.   Pourquoi pas?

La cote OO : B+

Comme Ricky Bobby, il n’y a que baby Jesus qui existe.

Si on voulait lui donner l’apparence du gâteau, c’est réussi : une mousse bien serrée, et un petit teint blond foncé bien orchestrés, ça semble velouté à souhait.  Quant à elles, les effluves sont plus prévisibles (à l’orange mais peut-être un peu moins de coriandre) malgré qu’on y sente du sucre en cristaux.  Toute à fait réussie en bouche, l’hybride orange et le petit côté vanillé du gâteau des anges est réussi à merveille, pour donner une blanche certainement hors norme mais ô combien merveilleuse, aussi dotée d’une finale pâtissière, sans tomber dans l’éhontément sucré… contrairement à tant de pastry stouts, on en prendrait plus qu’une ou deux ou trois.  À quoi ressemblait votre gâteau des anges?  Ici, miel aux fleurs de bleuets, vanille du madagascar et fraises seraient au rendez-vous (sensitif ou dans la cuve?  L’étiquette n’est pas très claire à ce sujet) pour donner l’une des plus fortes de la Brasserie Dépareillée, qui ne fait déjà pas dans le moche.

La Fosse Van Bruegel Blanche américaine 4%

fosse6La cote OO : B-

Difficile à époustoufler avec un kit de flannel; ici il est plus confortable que sexy.

Trouble grâce au blé, tandis qu’à l’olfactive on peut se demander si les agrumes arrivent du houblon ou de l’écorce d’orange qui figure à la recette.  Fraîche et invitante et simple tout  à la fois, même si elle est plus molle en bouche, son développement principalement orienté sur l’orange rend le tout assez vivant et fait bien avec la coriandre et l’amertume faible.  Bonne mais passagère, correcte mais victime de leur talent, j’attends plus de la part de la Fosse.

Belgo Sapiens (Nivelles Belgique) Cheval Godet Blanche Houblonnage à crû 5.2% 21 IBUs

cgtLa cote OO : C+

Simple c’est bien, mais peu efficace, mal.

À quoi s’attendre d’autre que du froment et de la coriandre?  Pour ce qui est du dry hop, on est dans de subtiles et fines notes d’herbe, qui booste le miel du blé.  C’est même curieusement à l’intérieur que le houblon se fait davantage sentir, si bien qu’on se retrouve entre un hybride blanche-belge-IPA, pas mauvais mais qui tire un peu trop partout.  On se concentre alors sur la sortie où d’abord le grain, puis le pamplemousse et enin le green de golf se succèdent de manière très hétéroclite, mais bien à l’image de cette bière.  À qui donc elle plaira?  Au moins elle ne fâchera personne.