Thin Man (Buffalo NY) Glow Worm Fruited Gose Blackberry Guaya 4.4%

gwfgLa cote OO : B

À la base, eau, orge, et LEVURES.

D’accord, du fruit avec des lactos, de la mûre avec le côté plus végétal de la goyave, et un peu de coquille de noix de grenoble.  La bouche est très fruitée mais heureusement les levures y sont toujours, tandis que la finale est encore plus noisette (l’apport de la goyave certainement).  Heureusement on a crinqué les lactos qui font contradiction aux mûres.  Ne feele pas très gose – le sel étant absent – ni très bonbon en forme de vers – mais fait moins gratuit que certaines autre gose.  Comme quoi le fruit, ce n’est pas tout.

Ray Brook Brewing (Ray Brook NY) Purple Drank Blackberry Wheat beer 4%

rb_march20La cote OO : B-

Moyenne en tout.

Très mûres (le fruit) sans être éhontement sirop de fruit, le nez est mince mas la bouche, portée sur les houblons puis le blé, permettent d’espérer.  Vraiment pas trop sucré dans cette finale, mais malheureusement trop courte en et sans la profondeur d’une bière de blé avec des levures ou des épices qui ajoutent en complexité.    Pas vraiment là pour donner un buzz, ni médicament ni remède, sauf peut-être contre la soif.

Artisanal Brew Works (Saratoga Springs NY) Blackberry Lemon Bar 6.5%

abw3La cote OO : B+
Parce que:
efficace.  C’est tout (efficace quoi).

Si cette sour contient peu de lacto, on ne peut pas dire la même chose pour la montagne d’écorces de citron, qui se révèle autant acide que sucrée.  Pour la bouche, on est ailleurs : très crémeuse et démontrant des houblons insoupçonnés, on s’étend sur un liquide très rond et de bonne longueur.  Hyper fruitée sans être déplacée, c’est ce à quoi ça sert la balance dans une bière.

Artisanal Brew Works (Saratoga Springs NY) Blackberry in the Glasses Wheat 4.6%

abw2Lu sur l’étiquette: “you guessed it, blackberry”.  You don’t say.

La cote OO : B-

Parce que la bière colorée c’est pour l’été.

Pas subtil pour 2 cennes, le nez est l’affaire du fruit et non pas de l’orge, du houblon ou encore moins des levures.  Dans la même ordre d’idée, si c’était plus lourd en bouche on penserait avoir à faire avec de la confiture diluée.   Par chance, le blé se pointe le bout de l’épi en sortie, juste assez pour qu’on distingue la bière du jus.  Assez sèche pour un grain sucré, ça vise bien l’été mais c’est tout, pour le meilleur ou pour le pire.

Big Slide Brewery (Lake Placid NY) Blackberry Milkshake Sour 5.1% 9 IBUs

La cote OO : B-

Parce que ça ne manque pas de fun mais de feeling… de bière.

Mauve comme seul un jus (ou un milkshake fruité) peut l’être, c’est une bière non-bière qui semble assez puérile.  S’ouvrant davantage sur la framboise que la mûre, c’est du jus assez sec et encore plus fruité qu’escompté, heureusement pas trop sucré.  La finale est beaucoup plus ronde alors que la vanille ajoutée vient arrondir davantage que goûter (sauf au fond de la gorge).  Bière de feeling, d’été et pour filles, pas désagréable et fofolle.

bsbmarch2019

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Alltech (Lexington KY) Kentucky Bourbon Barrel Blackberry Porter 8.3%

kbbbp Pas assez de sel c’est mal, trop de sel c’est pire.

Très mûres au nez, ne subsistant qu’un coin de vanille et de torréfaction bien conçu mais trop discret.  On poursuit donc sans surprise avec le fruit bien bleu (ou même noir) alors que le goût s’éloigne encore plus de la porter impériale normale.  Enfin, on rajoute un cran à la crosse du fruit qui s’occupe de la finale, où la bière est presque totalement emporté par la mûre.  Certes pas mauvaise, avec un fruit qui fait assez naturel et un vieillissement en baril qui ne fait pas de doute, mais ça reste à classer dans les bières trop emportées par leur assaisonnement.

Big Slide Brewery Blackberry Imperial Stout 8.5%

bsbbisB+  Comme dans un excellent plat, ce n’est parfois pas la complexité de la recette comme du savant agencement de quelques ingrédients qui font le succès.

Avec un grain aussi fort, on pourrait croire que la place de fruit serait plus que tertiaire; bien que pas aussi franc que dans le fond d’un yogourt ferme, on y retrouve bien la mûre qui s’agence parfaitement bien avec la stout.  En bouche c’est plutôt la rondeur du baril qui attaque les papilles avant de laisser la place au fruit, qui s’étire jusqu’en finale pour se sucrer, prenant ainsi des allures de sucre d’érable un peu brûlé.  Le style stout est caméléon par instant et ici il se prête tout aussi bien au jeu du fruits que du baril, et bien que pour les puristes c’est peut-être trop perverti si on laisse tomber les règles, ça devient un très bon breuvage d’orge fruité.