Hopfenstark Boson de Higgs Berliner Weisse Rauchbier Saison vieillie environ 3 ans en cellier 3.8%

hbdhLa cote OO :  A+              

Whatever.  Fraiche, un an, deux an, trois ans.  Whatever.

À quel point une sour ale peut-elle tenir en cellier?  On poursuit l’expérience à 3 ans avec l’une des meilleures bières au monde selon l’auteur de ces lignes.  On y trouvera un nez autant fumé que légèrement vanillé, comme s’il avait séjourner en barrique de chêne neuf un certain moment.  C’est fraîchement et franchement alléchant mais assez différent de la version fraîche.  La bouche est sûre, c’est évident, mais c’est le houblon et les levures qui ressortent plus à ce niveau… sans oublier la fumée pas très dense mais bien visible.  Pour conclure, c’est l’explosion du bois de pommier qui a chauffé l’orge, et qui me raccorde à mes anciens sentiments.  Plus amortie… pour une rauchbier… mais certainement à la hauteur de mes attentes, quoique légèrement plus houblonnée.  Un succès renouvelé donc, même après 3 ans.

Le Bockale Berliner Kirsche (cerise griotte) 4.5%

bbkLa cote OO : B

Parce que même si un berlinois me dirait que le sirop doit être ajouté après, je ne me sens pas vraiment insulté.

Une berliner weisse de fruit comme je les aime : sèche et pas trop « cerisée », super sèche même, heureusement arrondi un tantinet par du blé.  La cerise frappe ensuite les papilles de plein fouet et me rappelle immédiatement le pot de marasquin dans le haut du garde-manger de mon enfance.  Longue et paisible, c’est à grandes gorgées et avec grand plaisir qu’on y va dans la légèreté estivale.

Une bataille de fruits : Unibroue VS Simple Malt

Dernières belles journées d’été pour la terrasse en bord de Fleuve en belle compagnie.  On regarde la carte, et on se laisse inspirer par le soleil en prenant deux bières à base de fruits.  Comment se mesurent-elles l’un et l’autre?  Voyons…

fruitsUnibroue Éphémère Fraise-rhubarbe 5.5%

À l’images des autres Éphémères de la mythique Unibroue, c’est une base de bière assez sèche démontrant peu de blé qui présente une fraise beaucoup plus volubile que sa sœur rhubarbe.  Encore plus sèche en bouche la rhubarbe ajoute son grain d’acidité sans mettre trop de saveur, avant une finale plus ronde, en restant loin de la tarte aux deux fruits.  Pas la meilleure des Éphémères, mais une bière correcte d’été.

La côte OO : B-

Simple Malt Sorbet Berliner aux framboises 3.5%

Précédée par un nez gêné de crème glacée à la fraise des plus sexy, la bouche est encore plus parfumée et ronde, avec un grain qui semble assez loin.  Pour la finale, c’est de la super framboise qui ne fait ni sirop ni trop sucrée, mais c’est un peu trop rectiligne dans la mesure où le liquide s’apparente à un jus de fruit où l’on pourrait s’attendre à croquer des pépins de framboises.  Trop loin comme berliner weisse ou ne subsite que le fruit, ce n’est pas une mauvaise boisson en autant qu’on ne recherche pas une bière mais bien un jeu.

La cote OO : B-

Donc qui gagne entre les deux?  Ni l’une ni l’autre, Unibroue manquant de fruit tandis que Simple Malt en présente trop.    On concluera donc que le gagnant est le buveur à la recherche d’un éclat d’été dans le verre.

Dunham Berliner Framboise Noire 4.2%

dbwfnÀ l’image d’Auval, Dunham est une de ces microbrasseries pour laquelle il y a une admiration sans borne et qui en bon québécois « ne chie pas de m*rde ».  Dunham est l’une de celles-là et mis à part une bonne stratégie marketing pour leurs « beer releases » je me demandesqu’est-ce qui est à la base de tout cet émoi.

Dans cette Berliner Weisse aux fruits, la couleur n’est pas sans faire peur car même si ce sont les framboises qui sont noires le liquide est assez opaque lui aussi.  Le nez encourage par contre l’esprit en amenant une bonne partie de levures et des fruits retenus et assez secs qui me rapellent les berliner weisse traditionnelles teintées de sirop de fruits ou de plantes.  La bouche se débute de manière assez sèche mais le fruit est surpuissant et ne laissent pas passer d’autres couleurs avant la finale où encore là c’est plus sec.  La framboise s’emparent enfin de l’aftertaste et c’est certes une bonne, voire très bonne bière, mais rien pour ne partir une secte non plus.

La cote OO : B

Parce qu’elle surprend par sa sagesse relative gustative par rapport à sa couleur débridée.  Ça revient donc à savoir si l’on aime les bières fruitées et la framboise noire.

Nodding Head (Philadelphia PA) Pflaume Plum Berliner

nhppb

Sans machine à CO2 vaut mieux oublie ce genre de contenant.  Vive les growlers et les crowlers!

B  Un bon couplet mais un breakdown trop intense.

Odeur attirante si ce n’est que d’un manque flagrant de subtilité, c’est une prune pas très loin de la goyavequi frappe les narines, le tout accompagné par un végétal indéterminé des narines.  Plutôt pesante pour la langue, la dualité fruité/acide en vau la peine, mais la finale beaucoup trop portée sur la purée de pêche vient gâcher letout.  On reprend donc le cycle nez et bouche et c’est la même chanson qui se termine de manière trop lourde, spécialement pour une bière à la base berliner.

Avant-Garde (Brasséee chez Oshlag BZ Berliner Braggot 3%

avbzA-  Pas seulement le dos large, mais bien droit.

Il y a de ces bières pour lesquels un seul coup de nez suffit pour être charmé : celui-ci m’enchante immédiatement avec son nez de berliner weisse au miel et à l’abricot; avec le côté plus sec que accentue le tout.  En bouche c’est l’orangina, puis la violet africaine, tous deux supportés par le même aspect calcaire du style.  Et pour finir, on se relance dans l’abricaot, d’abord en surface puis au creux du fruit.

Le côté mielleux et tous ces fruits auraient pû avoir eut raison de cette bière, mais avec une colonne vertébrale aussi solide, elle peut se tenir la tête bien haute que cette petite abeille.

Bilboquet Berliner Freisse bière aux fraises 4%

bbfB-  La maison est ordinaire; on garde les visites pour le chalet.

Et bien, ça fleur la fraise!  Pas à peu près.  Pas grand-chose d’autre par contre.  Du houblon?  Non.  De l’orge?  Non.  Autrement, du très faible malt caramélisé mais c’est peut-être le sucre de la fraise qui parle trop fort.  Pas vraiment plus neutre en bouce, sa plus grand qualité est aussi son plus grand défaut : la fidélité… trop fidèle… à la fraise.  Un peu plus traditionnelle à la Berliner Weisse avec du calcaire qui sauve la finale.  Autrement trop aromatisée, j’adore la fraise mais je la préfère en dessert plutôt qu’en boisson.

Gainsbourg Pop Citron Berliner weisse 3.8%

gpcA-  Pop la modération qui a bien meilleur goût.

À peine métallique, la belle odeur de berliner weisse laisse le grain aussi bien parler que le citron.  En bouche, c’est le sel (mais pas celui d’une gose) avec du citron qui monte et monte et monte, puis on avale et on retourne sur le côté calcaire de la bière.  L’aftertaste tout en berliner weisse conclut cette bière qui fait partie des meilleures du genre, avec un sentiment général de ce que pourrait goûter la Surnaturelle de l’Esprit de Clocher affublé d’un peu de citron frais.  Un beau style bien assaisonné.

Eviltwin Brewing Nomader Weisse Berliner Style Weisse Ale 4%

etnA Comment faire sûr de faire une bonne sûre.

Sûre et acerbe, je m’attendais à plus de fruit mais ce beau calcaire olfactif me le fait oublié.  Avec son effervescence tranchante d’alka seltzer, la framboise pas très mûre semble parfaitement dans son élément avant la finale où l’on booste le fruit comme jamais : salade de fruit, melon vert et raisin rouge.  Clôturé par de l’orge pour nous rappeler que c’est une bière après tout, c’est très certainement une des meilleures d’Eviltwin malgré son apparence conservatrice et anodine.

Hopfenstark Boson de Higgs Berliner/Rauchbier/Saison brassée Septembre 2015 3.8%

hbdh2015

Encore une fois en 2015, vive la science d’Hopfenstark!

A++ Entre fait et fiction, les plus belles choses de la vie sont souvent les plus mystérieuses.

Plutôt saison quand on s’y colle le nez, la fumée est timide mais bien là sous l’orange, la coriandre séchée et le sucré du blé; dès le nez on s’attend à un retentissant succès.  Douce puis piquante, la fumée de feuilles séchées est presque rafraîchissante, comme les Berliner Weisse mais intense comme les rauchbiers.  La finale est rapidement précédée de coriandre avant une grosse vague de fumée qui ne finit plus de finir.  Quelle balance!  Jamais même approchée, cette fille bâtarde entre les meilleures blanches, les plus rafraîchissantes Berliner Weisse et les plus douces Rauchbier vaut plus que jamais le détour, spécialement qu’avec un taux d’alcool aussi faible que 3.8% on peut s’en permettre plus d’une dans une superbe soirée de découverte.  Et si je dois y collé qu’un seul mot, c’est SATISFAISANT.