Bockale Berliner Sonne bière sans alcool

bbsbwDu citron, de l’eau pétillante mais pour le reste c’est une berliner weisse louable où l’on a simplement oublié le blé (la mousse ultra fuyante confirme d’ailleurs le tout).  On peut facilement avoir l’impression d’avoir un perrier au citron en bouche, alors que la finale est encore plus sèche et citronnée; n’y faite pas d’erreur, c’est un bon liquide d’été mais ça manque de substance, spécialement en aftertaste où le houblonnage est perceptible mais où la longueur est déficiente.  Judicieux choix qu’est la gose pour une bière sans alcool, et bien qu’elle manque de personnalité à 35 calories la canette c’est un choix rafraîchissant pas trop pesant.

La cote OO : B-

Parce que j’aurais mis une note plus haute si on se fiait seulement à la sa buvabilité, mais si c’est pour imiter une bière avec alcool, le manque de gravité finale pardonne un peu moins.

Vrooden Berliner Weisse Ale Acidulée 3.5% 3 IBUs

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Peut-être pas l’air de grand chose en tablette, mais c’est du solide.

A  Ça m’est parfaitement égale.

Berliner Weisse… peut-être (et je dis bien peut-être) un style facile à faire, mais pas facile à parfaire; c’est donc avec appréhension que j’ouvre cette Vrooden, spécialement après leur gose, une autre bière sûre qui dans leur cas s’était révélée beaucoup trop sèche et dénaturée.  Ici, mis à part une teinte peut-être plus pâle et claire que la moyenne, ça tient la route, spécialement avec le blé qui prend beaucoup de place à l’olfactive.  Sèche sur la langue, le goût acidulé n’y fait pas du tout défaut, faisant un rapide passage sur le citron mais gardant toujours le cordon du blé bien en main.  Même chose en finale qui profite d’un petit goût de bonbon sûre qui se poursuit très très très longuement pour un style de bière dont l’aftertaste n’est pas la spécialité.  Difficile donc de ne pas repenser à leur gose en se demandant ce qui s’est mal passé, car dans le cas de cette Berliner weisse on est dans le très haut calibre.

À la hauteur des meilleures québécoises de ce style donc, spécialement  à La Surnaturelle de l’Esprit de Clocher qui est un peu plus ronde grâce aux levures pas toute à fait standard; au-delà de ça il s’agit d’une question de préférence mais qualitativement parlant, un ex-aequo pour Vrooden sur la plus haute marche du podium.

La Confrérie Grand-Père aux bleuets (Berliner Weisse) 4.7% 3 IBUs

cc

Dommage qu’ils n’ont pas de machines pour sceller des canettes directement à la sortie du fût (crowler et non growler) sinon je serais certainement reparti avec un ou deux 6-packs.

A  Parce que les bleuets, c’est encore meilleurs quand ils poussent dans le bois.

Comme couleur, celle de la pêche blanche est loin d’être inefficace, spécialement à 30 degrés en fin septembre après avoir ramasser un 10 lbs de pommes; fait soif comme on dit!  Olfactivement, le nez de bleuets (bleuets qui semblent être sauvage) et de blé est des plus intéressants, encore plus en bouche où le bleuet grimpe d’un barreau à l’échelle du sexy… tout en semblant en garder pour plus tard.  Un peu plus sèche, la finale est habitée par un goût de bois, carrément hallucinant, et assez inattendu pour une bière qui n’a pas été vieillie en fût (fort probablement que ce goût vienne du bleuet lui aussi).  Génial au cube, une des meilleures nouvelles bières de l’été 2017 et peut-être la meilleure de cette microbrasserie (derrière leur très belle Chérie Porter), à se demander quand la Confrérie fera le saut pour produire à l’année.