Microbrasserie de Bellechasse Lévis Bière-Vapeur à l’érable 4.4%

mblLa cote OO : B-

Pour du sirop d’érable foncé, doux.  Pour une bière à l’érable, douce.  Douce quoi.

Pour l’ambrée à l’Érable, il faudra réussir à battre l’Étoile du Nord de l’Esprit de Clocher.  Pour Bellechasse, ça commence de manière pas très érable, pour une steam beer selon les attentes que l’on peut en avoir après un séjour en Onario où la chose semble légion (l’érable en moins).  Le malt est bon donc mais édulcoré et le tout semble assez léger.  L’érable n’est par contre certainement pas dilué en bouche quoiqu’elle disparaît vite derrière le houblon à tendance anglaise.  Subtile, à grande buvabilité mais on ne la sert pas à un amateur de Désérables.  L’érable autrement.

Bellechasse Roggenbier des Abénakis 5% 13 IBUs

brLa cote OO : B-

Parce qu’elle manque un peu de couple (torque) pour bien affronter les courbes.

Entre belge et bière de seigle, de cette manière aussi peu sucré elle peut facilement faire penser à la Roggenbier de la micro des Grands Bois.  Elle est toutefois plus marquée (spécialement de cuivre) en bouche avant de finir sa course dans un mur de grain pas très solide, qui laisse peu d’aftertaste.  Malgré son 13 IBUs, c’est une brune qui a de plus une amertume rémanente, et de franchise supérieure.

Bellechasse St-Vallier Dampfbier 5% 16 IBUs

bsvaB-  Vapur.

Entre Allemagne et Belgique, c’est le parfum terrain d’entente de caramel, avec un houblon en vacances.  Très fraîche pour les papilles, pour être goûteuse elle doit être maintenant longuement en bouche pour livrer un caramel houblonné de fleur qui s’étend des papilles à l’estomac.  Légère comme un petit cheddar à peine vieilli, c’est le côté léger de l’Allemagne qui recouvre le paysage d’un beau brouillard savoureux.

Bellechasse Saint-Magloire Weissbier 4.4%

bsmB  Une belle chasse de style qui s’étend dans plusieurs pays.

Très trop standard, aux premières effluves on reconnait la levure belge de Buckland (aussi dotée d’un soupçon de poivre noir), malgré que ça semble intense pour une bière à 4.4% d’alcool sous son couvert de mousse tenace.  Pas très goûteuse et laissant une belle place au houblon végétal, on y mélange aussi de la banane pour finir de manière assez bière blanche.  Malheureusement pas assez longue en en finale, ça en demeure pas moins une super belle bière d’analyse, ni trop belge ni trop allemande.

Microbrasserie de Bellechasse Saint-Lazare Saison 5.5%

bsl

Oui, il y a moyen de faire léger sans tomber dans l’insipide.

A-  Une bière pour chaque beer geek qui veut faire découvrir la vraie bière – celle de microbrasserie – à ses amis.

Douce et légère, c’est indéfectiblement une saison avec ce qui semble être un peu de seigle et une belle balance entre rafraîchissement et goût.  Toujours aussi pimpante en bouche, elle demeure légère, un tantinet sucrée et surtout super pas compliquée.  Plus qu’approchable et bien savoureuse, rien à redire si ce n’est que j’en veux une autre.  Belle balance belge.

Bellechasse Buckland Double style Abbaye 6.5%

bbuB+   Le feutre : au-dela du goût, le confort.

Pain, pain et pain, un peu de muffin aux bananes et encore du pain.  Un nez super doux et chaud quoi.  Toujours aussi approchable en bouche, ce n’est pas la plus goûteuse mais côté confort, c’est digne de bien des belges d’abbaye ou des Dominus Vobiscum québécoises.  La finale est encore plus weizen (bière de blé) mais de manière très douce, avec un petit élan d’épices.  Vraiment une bonne bière un peu entre 2 styles, enfin en bouteille pour ceux qui ne passe pas dans le coin de Buckland.

Beau desing au niveau de l’étiquette, mais un peu d’info ou d’histoire, ça ne nuirait pas.

Bellechasse Best Bitter de St-Raphaël 4.1%

beer2A  Best (sûrement) Bitter (disons) : les apparences sont parfois trompeuses mais bonne en toute occasion.

Aromatisée au sirop d’érable?  Non dans les faits mais oui au figuré car le nez est très sucré, tellement mais alors tellement pas bitter.  L’arrivée, sans surprise, est elle aussi sucrée mais plus subtile avec du miel de trèfle.  La finale peu fleurie mais bien sucrée est elle aussi remplie de nuances intéressantes mais dépourvue d’amertume (ou à peine).  Une bière à acheter pour tous les hommes : soit pour la servir à une belle dame, soit pour la boire straight ou encore mieux avec un whisky comme le Highland Park ou le Glen Garioch.

Aussi sucrée, pas surprenant qu’elle soit aromatisée à la fleur de bruyère.  Par contre, oubliez les bières ou les whiskies aromatisés au sirop : on parle de subtilité ici.

Bellechasse Bock de St-Nazaire 5.9%

buckland

B+  Sur tout bon panache bien charpenté, il y a du duvet aussi.

Caramel bien rempli d’orge, mais quelque chose au nez me fait penser aux bières du vieux continent.  Peut-être est-ce ce petit goût de revenez-y de l’écorce du grain d’orge.  Douce et légèrement fruitée pour les papilles, elle rassure avant une grande vague de caramel et de confiture aux pruneaux.  La finale est crémeuse mais toujours sous le signe d’une fraîcheur surprenante et bienvenue pour le style.  Bien répartie, quoique très féminine c’est une bonne valeur sûre pour toute microbrasserie.

Bellechasse Dunkelweizen de Beaumont 5.4%

beer2B+  Banana, split plutôt que dans la poêlle flambée au rhum.

Foncée et fraîche pour une dunkel, la banane est présente mais incrustée dans le bois qui laisse présager beaucoup de vanille en bouche.  Toutefois, ce sont les houblons à saveur d’agrume qui sorte en premier, avant la finale plus réglo de grain qui tangue et valse dans les Cheerios.  Une belle dunkelweizen plus estivale que la moyenne, qui n’a physiquement rien d’exceptionnelle mais énormément de sex appeal.

Bellechasse Braggot de St-Philémon Lager au miel 5%

bucklandB  Imaginez une belle photo de pelletée de grain.  Avec des abeilles qui virevoltent.

Miel oui mais avant la transformation apicole, donc avec le végétal du trèfle avant son sucre.  Beau grain en bouche, le miel blanc est crémeux avec juste une bonne pointe d’amertume qui déclenche un beau combat.  C’est donc ça une lager sans riz ou mélasse, qui entre pré et forêt voyage et prend le meilleur des deux?  Vive le bucolisme brassicole alors!