Belgo Sapiens (Nivelles Belgique) Cheval Godet Blanche Houblonnage à crû 5.2% 21 IBUs

cgtLa cote OO : C+

Simple c’est bien, mais peu efficace, mal.

À quoi s’attendre d’autre que du froment et de la coriandre?  Pour ce qui est du dry hop, on est dans de subtiles et fines notes d’herbe, qui booste le miel du blé.  C’est même curieusement à l’intérieur que le houblon se fait davantage sentir, si bien qu’on se retrouve entre un hybride blanche-belge-IPA, pas mauvais mais qui tire un peu trop partout.  On se concentre alors sur la sortie où d’abord le grain, puis le pamplemousse et enin le green de golf se succèdent de manière très hétéroclite, mais bien à l’image de cette bière.  À qui donc elle plaira?  Au moins elle ne fâchera personne.

Belgo Sapiens (Nivelles Belgique) Cheval Godet Blanche Houblonnage à crû 5.2% 21 IBUs

bgcgbLa cote OO : C+

Simple c’est bien, mais peu efficace, mal.

À quoi s’attendre d’autre que du froment et de la coriandre?  Pour ce qui est du dry hop, on est dans de subtiles et fines notes d’herbe, qui booste le miel du blé.  C’est même curieusement à l’intérieur que le houblon se fait davantage sentir, si bien qu’on se retrouve entre un hybride blanche-belge-IPA, pas mauvais mais qui tire un peu trop partout.  On se concentre alors sur la sortie où d’abord le grain, puis le pamplemousse et enin le green de golf se succèdent de manière très hétéroclite, mais bien à l’image de cette bière.  À qui donc elle plaira?  Au moins elle ne fâchera personne.

Brasserie Tilquin (Belgique) (bue chez Brasserie Générale) Gueuze Draft 5.3%

bg_dec2019_2Une gueuze en version draft, ca donne…?

La cote OO : A

Funk, vous avez dit funk?

Du funk, mais juste assez : pas trop sèche et bien remplie de pommes, le nez est simple mais prépare mal pour l’avalanche de levures qui déferle sur les papilles dès qu’entrée en bouche.  La finale est toujours sèche et si vous croyiez avoir goûté le funk jusqu’à date… repensez-y.  Pas trop d’acidité, mais du champignon, de la cendre, du bacon, du cheval, ça pleut la variété hyper bizarre.  Une des meilleures bières version draft que j’ai goûté à ce jours, même si je ne comprends toujours pas qu’est-ce que le cendré vient faire dans cette bière, ni d’où il vient.

Brasserie de Blaugies (Belgique) La Moneuse bière artisanale Belge 8%

moneuseLa cote OO : B

Parce qu’il convient parfois de passer par 4 chemins.

Un peu faible comme description : « bière artisanale belge non filtrée à base de malt d’orge et refermentée en bouteille ».  Ça convient à pas mal de style alors pas moyen de savoir sans goûter…

Hé bien, la description suffisait peut-être avec le mot belge : des levures, du gros pain et juste la petite touche de houblon assez typique à l’Europe, le tout recouverte d’une mousse assez compacte pour que le liquide ne s’oxygène trop rapidement.  En bouche, la vieille maison de campagne sur l’étiquette fait encore plus de sens, alors qu’on est en territoire presque farmhouse de par les levures encore plus perceptibles à ce point.  Cette belge donnera son dernier souffle sur un petit tas de poivre noir.  Il faut se sentir d’attaque pour une bière plutôt lourde, mais ça reste une bière à la croisée de chemin de plusieurs styles belges qui hormis le prix – 12$ à la SAQ – vaut la peine qu’on s’y arrête.

Gouden Carolus (Het Anker Belgique) Tripel 9%

gctEn matière de visuel de bière belge, c’est une bouteille qui fait assez standard merci.  Pour ce qui du nez, ce sont les houblons qui ressortent du lot, me rappelant un peu la Duvel et la Karmeleit au froment.  Le caramel est presque sauvage et profond pour se rapprocher du sucre candi traditionnel au fil des gorgées.  Enfin, la finale et tellement intense qu’on croit presque la bière est dénaturée de son aspect belge plus rond.

La cote OO : B-

Parce que ce n’est pas la première que je commanderais en arrivant en Belgique, malgré qu’elle reste intéressante.

Sint Gummarus (Brasserie Cornelissen, Belgique) Tripel 8.3%

sgtPleinement belge, c’est d’abord et plus souvent qu’autrement l’affaire du sucre; dans cette bière au nom à consonnance d’Abbaye, on retrouve bien évidemment ce dernier mais ce sont les fruits confits (la mûre et les dattes) qui s’accordent très bien avec le caramel qui semble très tres collant.  Gustativement on est dans le même sens, pesant et très gouteux sur la langue avec cette fois-ci l’abricot (toujours confit).  Sérieusement bonne, à 8.3% (alcool qui n’est perceptible que sur le bout de la langue) c’est une tripel qui oui sonne ecclésiastique mais qui sonne le gros fruit bien trempé dans le sirop.  Côté belge en SAQ, elle est parmi les meilleures.

La cote OO : B+

Parce que c’est une bonne bière de fin de soirée, d’ouverture de dégustation de bières belges, d’après-midi d’hiver etc.  Bref un classique de musique indélogable, une passe-partout de mélodie intense et fruitée qui trouveraient facilement preneur plusieurs années après sa confection.

Martens (Bocholt Belgique) Belgium 5 Pilsener 5%

martensSuper transparente à l’oeil mais moins au nez, car le grain est assez opaque et mielleux, à peine touché par un houblonnage presque tchèque.  La bouche est plus ample mais moins amère qu’escompté, ce qui se poursuit en bouche.  Une pilsener dont on pourrait demander l’avis du néophyte… voyons: « quand ça rentre dans la bouche ça goûte quelque chose mais en l’avalant, on dirait qu’il y a eû de l’eau ajouté ».  Bon, d’accord, on ne ré-écrira pas l’histoire de la bière avec cette Martens mais comme pilsner belge, c’est probablement un bon exemple.

La cote OO : C

Parce que comme pilsner en tant que tel, il se fait mieux.  En tant que pilsner belge, c’est assez honorable.  Mais ça reste que ça fait « choix de péteux » pour bien paraître sans être challengé plus qu’une Budweiser.

Cuvée des Jacobins (Brasserie Omer Vander Ghinste Bellegem Belgique) Rouge des Flandres 5.5%

jacobins

Pas mal plus sexy que le gros moine sur la bouteille.

De sa couleur entre le cola et le vin, on croirait presqu’il s’agit d’une bière dopée au rouge (bon, pas trop français, disons plutôt teintée de colorant) donc c’est sans surprise qu’on a un nez plus près des fruits que de l’usuel vinaigre, si bien qu’on pourrait aussi croire que la bière ne sera pas sûre.  Mais non, en bouche elle a tout de la typique rouge des Flandres, avec de la cerise sûre et une belle pointe de vinaigre pimpant.  La finale est encore plus à la hauteur de mes attentes avec le vinaigre de malt qui débute et le papina qui termine, dans une belle cohésion qui fera sans doute l’unanimité.  Vieillie en fût pendant 18 mois, on se doute que le vieillissement fût nécessaire pour couper un peu le fruit, mais le résultat qui en découle ne peut être plus « Rouge des Flandres » que cette Rouge.

La cote OO : A-

Parce qu’elle est parfaite pour celui qui se cherche une définition sexy de Rouge des Flandres.  Je vois de la dentelle.

Omnipolo at the Proeft Brewing (Lochristi BE) Wheat Beer 4.20 5.2%

omnipollo

Festive à un niveau inversement proportionnel au fun de l’étiquette.

B+  L’été autrement.

Corne d’abondance olfactive: orange, lime, clou de giroffe et orge, une bière de blé qui fait très blanche.  Pour les saisons chaudes, ça fait original, au-delà du duo orange/coriandre habituel.  Dans une importante carbonation, elle est lourde et retenue à la fois, et c’est plus vert qu’orangé, comme si l’on avait troqué l’orange pour la lime des Keys.  Acide, on reste dans le style mais ça fait changement en même temps.  C’est donc une bière d’été revisitée de belle manière.

Brouwerij Lindemans (Vlezenbeek Belgium) Pêche Lambic

lpl

Au moins c’est meilleur que du jus de pêche McDonald’s.

C  La nostalgie n’est pas toujours une bonne chose.

Tout comme leur Kriek, c’est très (ou plutôt uniquement) axé sur le fruit, celui du sirop de pêche que l’on obtient lorsque l’on prépare un peach melba.  Normal de ne retrouvait à peu près aucune carbonation donc.    En bouche le sirop est lourd et ne laisse pas passer suffisamment la bière qui n’est que lointaine arrière pensée derrière le goût de jus de fruits.  Même chose en bouche; pour les autres lambic de fruits de Lindemans j’ai toujours concédé mais cette fois-ci je suis catégorie, il ne s’agit pas d’une bière.