Aux Fous Brassants Bagatême Blanche Belge 5%

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Reste simplement à épurer leurs étiquette autant colorée que trop confuse (et en général, pas très jolies).

B  Parce que même si le style veut de la coriandre et du blé, à la base, c’est la céréale.

Bienvenue en territoire blanchement belge!  Coriandre, orange et blé à volonté, avec une présence céréalière plus haute et franche qu’à la normale dès l’olfactive.  Prenante pour les papilles, on oublie un peu la coriandre en se jetant corps & âme dans le blé trempé dans l’orange avant la finale toute autant sucrée par le grain que les agrumes qui s’étendent doucement sur une longue finale.  Probablement la plus fidèle, franche et facile de toute la gamme des Fous Brassants à qui des meilleures bières ne feront pas de torts.

Unibroue Eau Bénite Bière Triple 7.7%

uebB  Dans le temps ça devait être quelque chose.

Avec son aspect de blanche aux agrumes, le nez peut surprendre par son pain et son grain, plus que certainement en territoire belge (avec sa petite touche de levures typiques aussi).  Même chose en bouche en version plus intense, le goût est élevé même si un peu limite, précédant une finale crasseuse et plutôt sèche d’une pointe de houblons.  Bel exercice intéressant en triple fraîcheur, son seul défaut est qu’elle n’amène pas grand-chose de nouveau; on pardonne facilement les pionnières par contre.

Goose Island Beer Company Matilda bière blonde de style belge 7%

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Belle astuce de camoufler la capsule pour faire croire au liège.

B-  Pour imiter le style d’un pays à un demi-continent et un océan de distance, la prudence est de mise pour certains.

À l’opposé de sa soeur Sofie, Matilda est plus finement belge, moins originale mais plus familiale avec son sucre candi accueillant quoique prévisible.  Au niveau gustatif, ce même sucre se fait ressentir au milieu de l’orge qui s’en sort très bien aussi, ainsi qu’un filet d’amertume plus élevé que la moyenne belge.  La finale, déconcertante de simplicité, amène du miel et les mêmes éléments qu’au nez et à la bouche, dans une longueur faible pour une bière du genre.  Le constat de la comparaison est donc assez facile, car au finale, la trop grande docilité de Matilda ne saurait jamais faire le poids devant l’éclatante et la pimpante Sofie, sauf peut-être pour être une bonne cachotière de ses levures brettanomyces.  Ceci  étant dit, au coin du foyer un soir de janvier, il y a facilement pire choix.

Goose Island Beer Company Sofie Saisonnière de style belge 6.5%

gis Bien qu’elle est très sexy dans la verre, la Blanche de Chambly est facilement outrepassable dans une épicerie.  Elle n’est toutefois pas seule, il ne faudrait pas plus ignorer sa cousine Sofie.

On peut partir avec des appréhensions avec des brasseries qui sont achetées par les macrobrasserie, mais à l’instar du Trou du Diable, à peine le nez au-dessus du verre on peut sentir quelque chose de vraiment spécial; par 100% belge d’abbaye, pas tout à fait blanche au curaçao et à la coriandre, pas saison non plus ni non plus vraiment une flandre sûre, mais à quelque part dans le milieu de tout cela.  Des levures donc, du blé, une pointe funky (provenant probablement du baril de vin dans lequel une partie de cette bière a vieillie.  Facile est donc de goûter pour recevoir le même petit goût funky que détecté au nez, suivi d’une vague de houblon qui sort de nulle part (peut-être pour y retourner un peu trop rapidement), nous laissant ainsi avec de l’orange et une petite pointe de blé plus goûteuse.  On pourrait donc deviner un retour des levures en finale et on aurait vu juste, avec l’amertume qui ne laisse pas totalement tomber les armes.  Pour une bière aussi variée, il est parfois judicieux de la considérer dans son ensemble et celui-ci est très certainement réussi; facilement trouvable dans les épiceries, il s’agit d’une très bonne bouteille dont on peut avoir honte d’outrepasser (un peu comme les bières d’Unibroue).

L’Appât du Grain Léopold 1er Blonde Belge

adpl1bbB-  Prophète camouflée en pays étranger.

Bien que pour une bière d’inspiration belge on pourrait s’attendre à plus de tenue de mousse, le nez est difficilement plus fidèle au pays qu’il tente d’imiter: légèrement malté, avec un peu de coffre et beaucoup de sucre.  Le toux dans une teinte sans rappeler plusieurs grande belge (Orval).  En bouche on parle d’un comportement assez neutre mais bien gazéifier, loin de pouvoir dire qu’elle est lourde, si une chose teint la tête au malt c’est le houblon un peu anglais.  La finale est très, très herbeuse et rapproche l’expérience de certaines IPAs, ni anglaises ni américaines.  À 5% d’alcool on pourrait donc parler d’une pale ale, donc si on exclue l’attente d’une saison, d’une bière funky de par ses levures ou d’une bière d’abbaye, elle peut rassasier et surprendre.  De là à en valoir la peine d’acheter à nouveau on peut en douter.

Naufrageur Courlieu Blonde Belge bio 5.9% 24 IBUs

ncbbbC+  Bio = mieux?  Pas nécessairement.

Après une disette de 2 ans sans être retourné à cette bière, on profite de la nouvelle appelation Bio pour y replonger le nez et la langue.  Ce nez est justement très gené, et le grain bien doré domine maintenant sur les houblons qui sont toujours estivaux (d’orange) mais ô combien plus discrets.  En bouche par contre leur amertume ne fait de doute, on est plus blonde – ou plus IPA même – que belge.  Toutefois, une fois avalée la température retourne au beau fixe.  Est-ce que les goûtes changent autant après les centaines de bières sûrement, alors j’aimerais vraiment mettre la main sur de vieilles bouteilles pour voir à quel point elle a changé.  Ou non.  Une bière ok mais pour le beer geek, on devrait l’essayer en comparo avec la vieille édition.

Le Bockale Généreuse Dubbel Belge6.2% 20 IBUs

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Généreuse, mais variée aussi.  On apprécie.

B-  Donne beaucoup.

C’est un grain assez bien rôti qu’acceuille les narines, et l’espace d’un instant j’ai l’impression d’être en territoire allemand au lieu de belge.Pourtant au goût est elle d’abord très ronde, mais là encore ce sont les houblons, anglais cette fois-ci, qui amène une dimension supplémentaires.  On ne se trompe par contre définitivement pas en finale avec du caramel un peu sauvage et du sucre assez sec.   Rien d’extraordinaire mais rajoutez qu’à l’achat 1.50$ est remis à la fondation Sainte-Croix/Heriot  et ça ne fait très certainement pas mal d’y gouter.

À la Fût Pale Ale Brett Belge Évolutive 6.5%

alfpabbeB-  Évolutive est le mot juste.

Au nez elle est tout ce qu’elle annonce : sur un fond de sucre candi et d’orge malté il y a une petite trace plus sauvage sans tomber dans le profondément funky.  Justement, elle est beaucoup plus sauvage en attaque, avec le grain maintenant mielleux, ce qui rend l’expérience plus praticable pour le néophyte.  Encore plus mielleuse en gorge, la chaleur du liquide est très bien contrebalancé par une amertume juste assez prononcée, spécialement à la 2e gorgée et celles subséquentes.  Et le funk s’ajoute à partir de la 3e gorgée.  Belle évolution mais peut-être un peu trop variée, à servir à quelqu’un qui ne démord pas des IPAs mais qui est prêt pour la nouveauté.

Brasserie Générale Bordo Birra Bière Belge Forte vieillie en fûts de cabernet sauvignon 10.5%

bgbbA-  Petite bouteille californien d’une grande microbrasserie du nord de Charlesbourg.

Tranquille mais bien ronde , le raisin est là mais beaucoup moins que la vanille qui domine aussi sur le grain.  Bien contrebalancée, d’une part c’est belge et de l’autre presque gueuze, et en bouche c’est le baril de chêne qui est super profond avant une finale plus standard.  Avec un petit côté funky en prime c’est une très bonne bière pour amateur de vins, même si je serais curieux de la gouter en version non vieillie en fût de cabernet sauvignon.

Farnham Ale & Lager Série Noire Belge d’hiver à la canneberge 7% 26 IBUs

falsnB  Il y a sûrement des fruits qui poussent en Écosse.

Pour une noire ça emprunte beaucoup du visuel et de l’olfactive d’une scotch ale avec son intense caramel; heureusement une bonne pointe de rouge à la couleur annonce autre chose qu’une scotch ale mal catégorisée.  Au goût la couleur est peu importante car c’est le fruit qui retient les papilles;  canneberges oui mais peut-être du raisin rouge et même une pointe de pêche étrange (probablement les écorces d’orange qui figurent à la recette.  ON conclut le tout par le retour de la scotch ale… puis de la canneberge.  Ultimement une bière en deux vagues qui se succèdent naturellement et dont l’acidité de l’une sait bien complimenter le sucre de l’autre.