Barberie (bue chez Emporium) Rosée d’hiver Sure aux raisins 10%

emp_sept19_1La cote OO : B-

Parce que difficile d’être lascive quand elle ne sait pas sur quel pied danser.

Sur les bords bleutée, à 10 pourcents ça fait un peu peur.  Le nez n’a pas grand-chose d’une sure: ronde et raisineuse comme une stout russe avec un brin de levures belges.  La bouche est lourde (normal a 10%!) et est longue pour livrer une bonne ration de houblon.  Toujours loin, très loin de la berliner weisse, l’acidité est proche du 7 et la finale est toujours sur le raisin mais celui du Quench, servi chaud par contre.  L’aftertaste est sur le grain mais lui aussi assez mélangé tout comme le reste de la bière qui reste agréable mais un peu anxieuse.

La Barberie Brassin Limité Gose 3.7%

bgC+  Est-ce que trop sec ça existe dans les goses?

Plus calcaire que salée, on ne peut pas dire que ça commence mal avec sa petite pointe de houblon (citra peut-être?).  En bouche la pierre blanche se poursuit, dans une bon grain mais de manière un peu trop sèche.  Mais peut-être pas aussi sèche que l’aftertaste trop courte.  Cependant, pour encourager une micro souvent négligée – et c’est un peu mérité – ça fait changement; on la classe donc dans le rayon des bières oubliables mais pas désagréables à l’excès.

La Barberie Brassin Sauvage 2017 no 1 Saison Brett 6.5%

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On va peut-être finir par y croire que la Barberie est capable de mieux.

B  Le sentier moins battu qui livrent peut-être à la terre promise.

Un peu de brett, rien pour écrire à sa mère (ou son beer buddy) mais loin d’être désagréable, si ce n’est que d’une saison on peut s’attendre à du poivre à l’olfactive.  Gustativement, c’est encore un peu neutre mais de bon goût; les bretts n’avancent pas vite mais « lentement mais sûrement ».  La finale est toujours aussi tranquille, ce qui fait croire que le brassin no 1 est soit un premier essai timide, soit une manière d’approcher le client d’épicerie et non seulement de détaillant spécialisé.  Avec une finale un peu anodine, on peut rester sur sa faim, mais quand l’on considère son prix pas très élevé (dans les 7$) ça console.

Encore du chemin à faire, mais on voit peut-être l’arrivée du succès.

La Barberie Brassin Limité Sûre aux framboises 6%

bsafC+  Passe ton tour.

Belle couleur qui ne fait pas bière tout comme le nez qui fait hyper sorbet à la framboise.  Bière?  Faudrait pas halluciner.  La bouche vient toutefois corriger partiellement le tir en donnant un aspect moelleux grâce aux lactobaciles facilement détectable.  Toujours pas de grain par contre.  La finale se révèle que de la framboise, de la framboise et de la framboise.  Bière d’été encore une fois, qui fait douter des qualités de la Barberie outre le fait d’avoir été dans les premières bières distribuées dans les épicéries.  Pour un marché très grand public peut-être mais pour les beer geeks, on passe rapidement à une autre.  Ou par dessus.

La Barberie Coule Pas Chez-Nous Session IPA en fût 3.9% 35 IBUs

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On va le mettre sur le frigidaire.

C+  Un beau dessin fait par un enfant, « on va le mettre sur le frigidaire ».

Avec des allures de blanche au blé, le nez présente des notes citronnées qui surprennent puisque venant d’une session à moins de 4%.  Mi-amère en bouche, c’est assez gêné et le grain est tranquille car d’un nez intense, elle tombe à plat une fois avalée.  Voici donc l’amertume en finale mais celle-ci se défile trop facilement en aftertaste, chose prévisible pour une session IPA.  Malheureusement pour cette bière, si je feeles estivale les bières sûres et les blanches coriandre-curaçao savent être aussi légère mais beaucoup plus variées.

La Barberie Blonde au Chardonnay 10%

bbacC-  Pas encore.

Blonde peut-être mais pas à la couleur, ni au nez qui ressemble à celui d’une ambrée presque sauvage.  Cuivrée (l’aspect ambrée est le thême?) elle est aussi vraiment amère et profond, mais profondément pas de mon goût.  Je recommande donc de boire la lie qui l’arrondit sans toutefois sauver cette pauvre bière.  J’ai hâte d’avoir le coup de foudre pour La Barberie mais ça ne sera pas celle-ci non plus.

La Chouape (Collab La Barberie) Smash Nelson Sauvin 5.5%

cbsnsC+ Shhhhhhhhhhhhh.

Mi-blanche mi-IPA, même si ça fait pas de sens car un seul malt (donc vraisemblablement pas de blé à la recette).  Tropicale en général mais rien de particulier toutefois; c’est frais mais on se concentre plus sur le SH que le SMA.  L’amertume est contrôlée, la finale sort bien, mais il faut voir comment ça manque de colonne vertébrale (le grain).  Approchable certes, balancée évidemment, La Chouape sont capables du meilleur (L’Égaré) mais aussi du plus ordinaire.

La Barberie Stout Impérial 7.5%

bsiC+  Sans être celui de Satan, c’est loin d’être le corps du Roi des Rois.

Très stout en effet, l’orge est grillée, crémeuse et dotée d’une petite effluve de grain de café… donc au niveau de la variété, on a vu pire mais on a vu mieux.  Aussi tranquille en bouche qu’au nez, on ajoute la vanille française et une petite vague d’amertume qui vient du grain bien torréfié.  Ceinturant l’expérience, c’est la texture qui manque de tonus et de fermeté qui me fait conclure à une bière très ordinaire, rien de divin ou d’impérial donc.

Bue en Black Velvet avec le cidre de Jodoin, je confirme que la bière manque de personnalité.  Lorsque bue seule (ou célibataire comme dirais un chroniqueur bière trop porté sur le fromage), la texture aggrémentée du piquant du cidre rehausse l’expérience, de beaucoup.

Impérial ou ImpérialE?  Je balance entre Une bière impériale de type stout ou une bière stout de type imperial, même s’il semble que la littérature pointe vers le masculin.

La Barberie Stout au café 5.5%

bbaC+  Sans être ma tasse de thé, pour quelqu’un qui ne boit pas de café ce n’est pas désagréable.  Plus fumée et brulée que café, cette bière est un peu trop unidimensionnelle.  Elle perd aussi quelques bons points puisque le café domine beaucoup trop la bière, comme certains whiskies à finition de vin (Bruichladdich Château Lafitte) où l’alcool de finition ne laisse s’exprime le malt.  Et comme dans le cas de ces derniers, à classer dans la catégorie curiosité.