Le Naufrageur Coco Mango Milkshake IPA 5.8%

ncmLa cote OO : B

Pas toujours très chaud l’été en Gaspésie mais ça en reste pas moins beau quand il fait beau.

Quand on pense bière à la mangue,il est facile de s’attendre à une bière à la frontière de la couleur orange; c’est exactement ce que l’on a ici, tandis que l’olfactive présente le même fruit en version arrondi par le coco plus laiteux que fibreux.  La gustative est elle aussi lourdement influencée par le fruit et la noix mais sait rester assez légère aussi.  On a enfin droit à une finale juste pour ne pas dire amère, mais bien légère, régulière mais un peu éphémère.  On résumera donc à une IPA d’abord pour amateur de bière aux fruits simples et bien balancées, où l’on juge que le coco joue un excellent rôle de support.

Le Naufrageur Série Ale Amérindienne Sumac Blanche aux petits fruits 4.5%

nsbfLa cote OO : B+

Extra… tout une différence en « ordinaire » et lorsqu’elle précède ce mot.

Si l’on compare le fruit (ou la fleur?) de sumac et la couleur de cette blanche, on est pas mal « sur la coche ».  Pour le nez, pensez à quelque chose entre la cerise et la framboise, le tout recouvert de crème fouettée  à la vanille.  Elle se veut par contre assez sèche en bouche et particulièrement astringente, brûlant le dessus de la langue sans trop y pénétrer.  La finale est dans la même voie, et c’est là qu’on réalise que le sumac est davantage une question de feeling que de goût.  Encore une fois le Naufrageur réussit particulièrement bien avec sa série ale amérindienne, en explorant la blanche aux petits fruits dans un goût similaire à la très connue blanche aux framboises, mais avec une dimension supplémentaire.  Bravo et merci au sumac, à l’églantier et à la groseille.

Le Naufrageur Bout’Quai Lager Rousse 5.2%

nbqLa cote OO : B-

 Parce que la pêche, comme dirait Synvain Rénove « c’pas trop compliqué que ça ».

Belle rousseur régulière, peut-être trop limpide et semble un peu trop propre (pour une rousse, selon la légende urbaine).  L’olfactive est bien maltée, bien houblonné à l’anglais et a tout d’une rousse toute à fait commune, mais a aussi la qualité d’être bien présente.  En bouce, on s’approchera de la Vienna Lager et de ses feuilles brûlées (ainsi que d’un peu du cuivre de l’oktoberfest), tandis qu’en finale ce Bout’Quai se veut sec et simple, facile mais goûteux aussi.  Une lager rousse tout ce qu’il y a de plus rousse, qui procure plus d’aisance que de curiosité.

L’Octant L’Apesanteur Session IPA V2 30 IBUs 4%

oasiLa cote OO : B-

L’apesanteur, c’est léger.

Laiteuse et très orangée – celle fraîchement départie de son écorce – ça sent le dry hop et ça donne un feeling d’Orangina assez franc.  Passé en bouche, on remarque facilement sa légèreté mais aussi un brin de poivre noir qui complète bien le profil aromatique introduit par l’olfactive.  Côté bouche, on parierait davantage sur une NEIPA sauf en finale, où l’amertume certes modérée est des plus confortables.  Ça remplit bien la mission, car la mission est légère.

Le Naufrageur Doppelbock Sure Forte aux bretts 10.5%

ndsQuand on arrive dans une micro et qu’il y a une douzaine de nouveautés jamais goûtées, il y en a toujours une qu’on « spotte » immédiatement.  Au Naufrageur en été 2020, c’était celle-là.

La cote OO : B+

Parce que « du gros jus » ça s’applique aussi à la bière.

C’est juste moi ou elle a une jolie teinte rouge?  Ça lui va bien car le nez est justement en brune et rouge des Flandres, particulièrement porté sur le cola.  Aux cerises je dirais.  Les bretts sont aussi présentes, mais subtilement : on est loin de penser qu’on est derrière la ferme.  En bouche, elle décape un peu, puis l’orge de la doppelbock jusqu’alors tranquille se déchaîné; de la Belgique on passe à l’Allemagne.  Puis on avale et on retourne en Belgique, davantage sûre que brettée.  Pour conclure, le grain revient contrebalancé par les levures, triomphant ici d’une doppelbock qui cache très bien ses 10% et plus d’alcool.  Dangereuse donc, quand on parle de bière multidimensionnelle, on y est totalement.

Le Naufrageur Santa Frambuesa Imperial Berliner Weisse Framboise 7%

nsfBlanche à la framboise? Ouan.  Sûre à la framboise? Ok.  Imperial Berliner Weisse Framboise?  Je suis certainement intéressé. 

La cote : B-

Muscles chétifs mais bonne colonne vertébrale.

Framboise et framboise, je ne peux pas dire que je suis emporté par le fruit de cette berliner weisse qui semble tellement prévisible.  L’arrivée se veut joyeusement lourde, avec du blé qui se sent sans se gouter.  Pour la finale, on rentre plus profondément dans la fraise et si elle est un peu rectiligne sur le fruit, elle es tbien texturée de céréale et surtout bien sèche.  Et bien qu’elle ne fait pas ses 7% on sent que c’est une sûre à la framboise qui dépasse légèrement ses congénères.  Pas certain que je ferais un si gros détour, mais en matière de bière à la framboise il se fait très facilement moins intéressant.

Le Naufrageur Milk Stout Mélilot 5.5%

nmsLa cote OO : B

L’accueil gaspésien quoi.

Un peu incertain comme nez, ou du moins ça pourrait être le/la mélilot qu’on ne connait pas suffisamment.  Celui-ci est donc bien orgé mais a une olfactive entre terre et mer, un peu champignonnée et un peu alguée aussi.  La bouche est plus régulière, d’abord faite de raisin, puis de café et enfin de café vanillée un tantinet fruité de mures.  La finale est quant à elle hyper facile et confortable (pas surprenant de voir l’avoine en plus du lactose à la recette), pas très longue mais conviviale à souhait.  On en retiendra quoi?  Rien d’extra-terrestre, pour une bière avec un ingrédient pour la première fois gouté ce stout appaisera plutôt qu’il ne challengera.

L’Octant Géocoucou IPA Brut 5.8%

ogLa cote OO :  B+

Super sèche, super bonne.

Hyper trouble, ça s’annonce bien!  On ne pourra toutefois pas dire qu’elle est imprévisible, plutôt facile en fait même si déjà au nez elle semble bien crémeuse.  Sèche, très sèche même en bouche (comme il se doit) le grain claque et frappe, tandis qu’en finale le miel se joint à l’expérience.  Rien, absolument rien de mauvais et à l’instar des autres Octants (octantes?) goutées à ce jour, une belle maîtrise du genre, hyper bien conçue pour ceux qui craignent l’IPA trop amère.  Ici, avec à peine 10 IBUs, on profite des houblosn citronnés sans que les lèvres rentrent par en-dedans.

L’Octant L’Étoile Noire Porter Américain 6%

oenLa cote OO : B

Universelle.

Américain de style mais certain pas pour les narines : c’est un porter assez chocolaté et un peu épicé et boisé… une vieille souche maints fois délavés par  d’innombrables pluie.  Ça reste plutôt tranquille, et pour l’instant, ce n’est pas celle de Star Wars.  La bouche s’enfonce encore plus profondément dans le chocolat, c’est une étoile chocolaté d’abord mais grâce au côté épicé e légèrement boisé, on ne peut pas dire qu’on est en territoire stout non plus.  Puis on relis le contenant et on se rappelle porter « américain » : s’il y a eû forte dose de houblons, elle est assez difficile à détecter et tout de même assez limité, titrant à 37 IBUs.  On reste donc avec un « simple » porter, mais bien profond et bien gentil, avec du café gentil et propre.  Parfaite pour le déjeuner!

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L’Octant Ursa Major Double Stout 8%

oumUne première en matière de note de dégustation lue sur une bouteille : « pattes d’ours ».  Ce qui explique le nom.

La cote OO : B

Elle laisse une très bonne marque.

Double ou simple, c’est chocolaté à souhait assez boisé et plein de bel orge bien grillé.  Le fût (sans l’avoir lu, on dirait facilement de bourbon) est assez évident, plus qu’en bouche ou c’est le cacao qui semble double.  Loin d’être indigeste, elle est très intense en finale et pour tout la gravité finale qu’elle semble avoir, n’est pas excessivement sucré ce qui fait qu’on en prendrait plusieurs comme ça.  Une autre belle démonstration de la maîtrise de l’Octant, pas très connue.  Pour l’instant.