Unibroue Autre Chose IPL India Pale Lager 5.5% 45 IBUs

uiplÀ défaut d’avoir autant de nouveautés que la moyenne des micros québécoises, avec À tout le Monde et sa première Autre Chose, Unibroue a su très bien visé.  Est-ce qu’on sera encore dans le mille cette fois-ci?

La cote OO : B-

Lager, c’est reposer.  Ou se reposer.

Lager ou ale, le houblon est l’élément principal du nez; normal pour une bière qui en contient 5 (Golding, Tradition, Saaz, Mandarina et Herkules).  C’est donc un nez d’IPA mais davantage claire dans cette lager.  Encore en bouche le liquide est léger mais les houblons sont lourdauds, feuillus, verts et agrumes à la fois.  La finale est un peu plus ronde et la différence entre IPA semble bien explorer.  La finale est plus facile et l’exercice est très bon, mais cette fois-ci il est à se demander qui Unibroue vise : le hophead?  Plus ou moins.  Joe-caisse-de-bière?  Pas vraiment. L’afficionado de la nouveauté?  À peine.  On ne peut pas dire donc qu’elle est mal faite, loin de là, mais n’a pas l’éclat des dernières d’Unibroue.

Unibroue Autre Chose IPA à la pêche houblonnée à froid 6% 50 IBUs

uacipC’est quoi la bonne dose de fruits dans une bière?  Cette autre chose répond bien à la question avec le parfait mi-chemin olfactif entre la pêche assez sucrée et le houblon (probablement américain) qui laisse bien voir une IPA qui peut à la limite se rapprocher de la 60 Minutes IPA de Dogfish Head.  C’est encore mieux de voir qu’en bouche on respecte le même standard, même si l’on sent sur les côtés de la langue que l’amertume de 50 IBUs est au rendez-vous… mais non, en bouche c’est d’abord la pêche, puis le grain qui n’est pas sans rappeler certaines autres d’Unibroue.  Avec un aftertaste plus amère, on se retrouve avec une bière du mid-west (ni NEIPA ni west coast IPA) toute à fait buvable.  Avec sa « A Tout le Monde » et maintenant son autre chose, Unibroue démontre bien qu’à défaut d’être au-devant de la mode, quand ils décident de s’habiller « moderne » ils le font plus que bien.

La cote: A-

Parce que lorsqu’on se dit « qui ne pourrait pas l’aimer outre les jaloux » c’est que c’est réussi.  Et en ce vendredi ensoleillé, pour tomber dans la facilité, on pourrait y aller avec « la Scarlett Johansson des IPAs ».