Brasserie Luxe Dark NEIPA Américaine Double houblonnage à froid (Citra Mosaïc Amarillo El Dorado) 6.5%

ldnaLa cote OO : B

Se fier à ses instincts.

Comme quoi la couleur est parfois trompeuse, malgré une bière opaque et brune très foncée c’est une DDH qui tire sur le grain de café non rôti, le pamplemousse et la petite fleur bleue de trèfle.  Le grain est vraiment plus présent en bouche où ça tourne au café noir (en poursuivant le pamplemousse du houblon), spécialement en finale où dans la bataille du grain comme le houblon le premier gagne.  Pour ce qui est de l’ensemble, à savoir une NEIPA, c’est assez réussi, malgré que j’aime voir plus de houblon vert dans mes IPAs de la Nouvelle-Angleterre.  Toutefois, l’exercice de fusion de styles est intéressant et la couleur n’est parfois pas trompeuse donc…

La Fosse Van Bruegel Blanche américaine 4%

fosse6La cote OO : B-

Difficile à époustoufler avec un kit de flannel; ici il est plus confortable que sexy.

Trouble grâce au blé, tandis qu’à l’olfactive on peut se demander si les agrumes arrivent du houblon ou de l’écorce d’orange qui figure à la recette.  Fraîche et invitante et simple tout  à la fois, même si elle est plus molle en bouche, son développement principalement orienté sur l’orange rend le tout assez vivant et fait bien avec la coriandre et l’amertume faible.  Bonne mais passagère, correcte mais victime de leur talent, j’attends plus de la part de la Fosse.

La Ferme du Tarieu BulkTank Rousse Américaine 5.4% 25 IBUs

ft2La cote OO : B-

Where the f*ck is the hop?  We don’t need no hop.

On me parle de grain fumé mais j’irai davantage avec des feuilles, entre la Vienna lager et la rousse plus traditionnel; pour ce qui est du côté américain, on est un peu moins là.  Le côté roux se poursuit en bouche et la bière reste assez claire.  Pour la finale, on se demande encore un peu pourquoi on parle de l’Amérique, et la fumée se goute plus en cendre sur les dents.  Pas d’erreur dans le bon goût, plus au niveau du style.

Dieu du Ciel Immoralité IPA américaine impériale Edition DDH Cryo 9.2%

ddciddhcD’emblée, je dois dire que l’Immoralité standard ne m’a jamais été de bonne augure, à un point tel que je n’ai jamais compris le buzz autour de celle-ci.  Vivement les nouvelles éditions de ce genre pour remettre le status quo en question.

La cote OO : B

Parce que l’appetit vient en mangeant?

Double Dry Hop et joyeusement parsemée de sédiments, bien qu’au visuel on a plus que l’IPA traditionnelle avec un nez bien arrondi qui démontre bien la hauteur du 9.2%.  Les IBUs ne font pas de doute sur les côtés de la langue non plus, on se prépare donc à rentrer les lèvres par en dedans, ce qui ne survient que partiellement en milieu de finale, tandis que l’aftertaste a un poids d’abord léger, puis modéré.  Très franchement rien qui ne mérite un méga-buzz mais bien faite, à la hauteur de la moyenne faites par les micros qui penchent par-dessus tout pour le houblon (le Noctem par exemple).  Sa force se trouve également dans les secondes et troisièmes gorgées où le sucre fait bien le travail aussi.

Korrigane Capitaine Centennial Pale Ale Américaine Monohoublon Québec 5.3%

korrig2Avec l’orange du centennial qui rugit de manière aussi forte, pas étonnant que l’orge va se tapir, ne laissant qu’un bout de sucre traîner à la vue des narines.  En bouche toutefois, il lève la tête afin que l’on aperçoit son visage de miel, le tout dans un paysage d’amertume contrôlée un peu hors-champs pour les APAs.  Encore plus agrume, l’amertume ne sort qu’en longue finale.  Un peu prévisible, elle plairait toutefois aux amateurs du style.

La cote OO : C+

Parce qu’elle est monohoublon, mais monocorde aussi.

Le Secret des dieux l’Impardonnable IPA américaine 6.8%

sddi Erreur sur le nom: plutôt pardonnable.

Assez opaque mais bien orangée, si ce n’est pas parti pour être une IPA américaine remplie de houblon, alors la couleur porte à confusion.  Mais non, le nez confirme le tout, c’est tout à fait dans le style et bien que trop tôt à l’olfactive pour prévoir l’amertume on poursuit en terrain agérablement connu.  On s’y trempe donc les lèvres pour y trouver cette amertume, certainement assez haute en IBUs (après vérification, à 66 IBUs), le grain y trouvant donc sa petite place.  Côté finale la surprise arrive alors que l’amertume est plutôt tranquille et résineuse, assez loin du sentiment de la bouche (donc pas surprenant d’y lire qu’il y a bel et bien eû houblonnage à crû).  Pour une IPA américaine, je me serais attendu à une finale plus longuement amer, mais ce n’est pas parce qu’elle est douce qu’elle n’en est pas moins savoureuse.  C’est donc sans amertume (oui oui) dans les deux sens, du mmoins en finale) qu’on pourra apprécier cette bière.

La Souche Fauche d’Automne Ale de blé américaine 5.9%

lsabaB-  À demie réussie.

Style peu commun, comme le nez d’orge poivré qui se retient à l’olfactive.  Trop calme, beaucoup trop calme en bouche, toutefois tel qu’annoncé par le style américain l’amertume en bouche apporte un peu de mouvement… pour retourner se calmer dans la finale plus ronde quoique toujours amère.  Très certainement américaine mais trop loin de la céréale (du blé), sans être très mauvaise ce n’est pas une bière qui est nécessairement à ré-essayer à moins d’une amélioration quelconque.

Microbrasserie des Beaux Prés L’Étal Mild Américaine 3%

bpeB-  Mild (anglaise?) américaine  ou bien allemande?

Plutôt rousse côté couleur, et à l’instar de sa belle couleur orange le cuivre du nez me fait immédiatement pensé à une oktoberfest.  Au gustatif, la puissance du grain est remarquable mais encore une fois plus ou moins sur le style.  Plus ronde en finale, le grain est un peu crasseux puis c’est l’explosion du houblon, dans une bonne longueur et dans les feuilles presque cendreuse,qui rappelle une fois de plus l’oktoberfest.  Mild oui dans le sens de gentilesse, mais pour moi une mild c’est pas mal plus anglais; on reste donc sur deux chaises mais on réussit à être confortable de toute manière.

Noctem Old School IPA américaine 7%

nos

On peut être déçu et satisfait à la fois…

B-  Trop savoir à quoi s’attendre.

Au nez en effet très old school (dans la mesure où old school se veut la découverte des IPAs à forte tendance d’agrume d’il y a 2-3 ans), l’ensemble fait plus sucré qu’amer alors on pourrait croire à du dry hopping.  Collante, enveloppante même autant pour les papilles que l’intérieur des joues, l’amertume ne fait pas vraiment de doute malgré que celle-ci soit très abordable.  Une fois avalée c’est la même politique : on fait bouillir l’amertume sans la faire renverser, tout en lui conférant un côté plus végétal que fruité en aftertaste.

Somme toute satisfaisante, le seul hic est de retourner à la microbrasserie et d’y retrouver une autre bière à la tendance « main forte sur le houblon », il n’y a pas de mal à faire des brunes ou des noirs une fois de temps en temps.

Boîte à Malt Sieur de Tilly saison américaine brett (collab La Confrérie) 5.5% 40 IBU

bamrangeB-  Un petit extra monsieur?

Assez neutre, on pourrait s’attendre à ce que les bretts, le poivre de la saison ou les houblons américaines détonnent, mais c’est le côté pomme qui retentit.  En bouche c’est d’abord le cidre, mais le côté funky des bretts restent pas loin et font craindre (d’anticipation joyeuse) pour la finale.  Celle-ci est d’abord amère, puis doucement brett, puis le côté rafraîchissant de la saison conclut le tout.  C’est donc d’abord une blanche au pomme, mais avec des petits extras qui sans en faire une bière grandiose amène de la profondeur.