Maltstrom Scotch Lager Assemblage de lagers fortes ambrées élevées en fût de chêne américain 8.2%

mslLa cote OO : B+

Grosse réunions d’écossais un hétéroclites mais ça finit par faire un beau party; comme le festival écossais de Gould où tripeux whiskies, gens de GNs, descendants écossais et gens du 3e âge se rassemblaient.

Bien que pâle pour une scotch ale, le profil de ce nez très sucré ne fait de doute : c’est d’inspiration scotch ale très certainement… mais à la maltstrom qui affectionne particulièrement les lagers.  C’est donc du scure brun tout juste suffisamment propulsé par les levures caramélisées et un peu sauvage.  La bouche est un peu hors norme par contre : un peu amère et plus clean/moins lourde que votre scotch ale habituelle, on l’avale donc sans trop savoir où l’on va et on y découvre de la fleur et du caramel, agrémenté de la vanille et de chêne en sortie.  Elle choquerait le traditionnaliste, mais une très bonne bière de fantaisie qui plaira sûrement à l’amant de bières brunes en finition de baril de bourbon.  Maltstrom semble vraiment savoir ce qu’ils font en ce n’est vraiment pas la première microbrasserie que je suggérerais pour les néophytes, pour le pire mais surtout le meilleur.

Le Presbytère La Rose-à-Rose Bière ambrée au miel, sirop et eau de rose 4.9%

prarLa cote OO :  B+

Comme l’une des rares bonnes chansons fait par un chanteur pour ses enfants ou sa blonde.  Pas quoi ce soit rare pour le Presbytère de tomber dans l’excellent, et une grosse coche en haut de la bière hommage normale.

Orangée à la belge d’abbaye, si la mousse était plus généreuse on serait vraiment collé sur l’arbre ecclésiastique.  La lourde céréale olfactive n’est pas sans rappeler un sentiment similaire, or le houblon entre celui anglais et l’orange de certains cultivars moderne détonne, sans toutefois jurer; l’ensemble est un peu à flaveurs d’orange confite quoi.  La bouche est toute autant velouté et encore plus fruité et me fiant sur leur double belge, par sa relative légèreté (comparé à cette dernière) j’irais donc en terrain de blanche, à l’opposé spectral de la trop légère Kronenbourg.  La finale est certes très juteux, alors qu’on goûe de la pêche et de l’orange, avec juste ce qu’il faut d’amertume.  Bue à l’aveugle sans savoir autre chose qu’elle vient du Presbytère, c’est certainement une réussite du moins qu’elle ressemble ne serait-ce qu’un peu à son style qui se révèle être… la Rose-à-Rose?  Une ambrée au miel, sirop et eau de rose?  D’accord, toute une surprise… mais une très très très très bonne.  Ça explique donc l’amertume, mais pour une bière « à ingrédients » c’est subtil.  Bravo, et bien plus qu’une recette « je l’ai fait parce que la première fois c’était avec ma fille ».

La Confrérie Roussette Cream Ale Ambrée au miel 5%

cramComme la cream ale est très populaire en Ontario – spécialement à Ottawa – et qu’elle est rarement emballante, on espère que le miel amènera une bonne dimension.

La cote OO : B

Avec du pain d’épices.

Un peu abasourdi par le miel, le malt semble plus que docile sous les narines.  La cream ale est certes très tranquille sur la langue, et pour ce qui est du miel on le goûte bien sans pour autant que la bière en devienne éhontément sucrée.  La seconde gorgée es toutefois plus normale et avec une amplitude de rousse plus traditionnelle; sans savoir pourquoi elle semblerait une bonne base de bière de noël avec de la canelle et de la muscade, mais en tant que tel elle tient très bien sa place.

Le Presbytère Pain d’Épices (Bière de Noël) Ambrée aux épices 5.9% 17 IBUs

p_d2009_2La cote OO : B-

Le gateau aux fruits, on ne le mange jamais au complet d’un seul coup.

Pas trop bruyante, pour une bière de noël c’est particulièrement bien.  La bouche est empreinte de canelle et de girofle, mais heureusement là aussi, elle ne colle pas trop.  Finalement, un peu de pain d’épice… ça tombe bien, c’est dans le nom de la bière.  En concluant par du poivre noir et de la muscade, c’est une bière de noël pas trop compacte, buvable mais pas sûr que je m’en permettrait 3-4 grosses pintes.

Pie Braque (Collab Microbrasserie Charlevoix) Märzen Lager Ambrée 6% 30 IBUs

pbcmDifficile de savoir pourquoi on aime le style märzen autant, mais cette bière, avec son nez de malt profond à la fois cuivré et épicé, nous rappel pourquoi.  D’ailleurs l’épicé des levures de la Dominus Vobiscum ne semble pas très loin.  Gustativement c’est exactement à l’image du nez avec le malt toujours aussi complexe qui rajoute au tableau les feuilles mortes et le sucre d’érable.  Pour la finale, on reste plutôt léger, oeuvrant encore dans un domaine allemand pas très loin de la Belgique.  Un très belle collab pas seulement entre le Saguenay et Charlevoix, qui en plus est facile d’approche pour tous.

La cote : A-

Parce qu’en matière de bière-fusion, ici on a atteint la presque perfection entre la Belgique et l’Allemagne.

L’Esprit de Clocher Gros Buck Ambrée aux baies de genièvre 5.2%

ecgbIl y a de ces bières « à ingrédients hétéroclites »  qui dès le nez se laissent emporter par ce qui les rend spéciales justement; ici sur un malt un peu plus reculé, on sent un bon houblonnage et un aspect mi-poivre mi-prune intéressant mais qui s’apparente facilement à une ambrée de seigle.  Peu de trace de la baie si célèbre pour son impact sur le gin donc.  D’abord douce, c’est toujours le seigle qui dansent sur les papilles, malgré que l’on sente aussi le sarrasin (celui du whisky français Eddu par exemple), et c’est finalement en toute fin de bouche, à la rétro-olfaction, que l’on goûte enfin au genièvre qui a été très sagement dosé et qui vient prendre la place de l’habituel houblon .  On enfile donc les gorgées et la baie s’incruste de plus en plus dans les saveurs, le tout en gardant une amabilité surprenante pour une recette qui aurait facilement pû être gâchée par la proportion de son genièvre.

Ce gros buck semble donc davantage un combattant de guerre d’usure plutôt que de blitzkrieg, qui saura satisfaire le curieux à la recherche de subtilité, et qui ne veut pas voir le caractère naturel des céréales, comme on peut par exemple le gouter dans la Gin Ale du Bockale.

La cote OO : B

Parce que c’est une ambrée qui lorsque gardée très longuement en bouche livre de bons et doux secrets.   À garder pour un bon 30 secondes sur les papilles pour des résultats optimaux.

Vrooden Doppelsticke Altbier Ale ambrée forte 8.5%

vdsB  L’Allemagne dans ce qu’elle a de moins subtil, pour le pire mais surtout le meilleur.

S’il y avait un hybride ambrée et scotch ale, c’est probablement à cette sticke alt qu’elle ressemblerait : du caramel intense au nez mais pas autant sucré que le cousin écossais.  Accompagné du cuivre et de la feuille morte d’automne plus typique à la sticke.  Le liquide colle d’abord aux dents, puis c’est une belle bordée de houblons (assez allemands) qui prolonge le développement des saveurs vers des dattes et du chocolat amer.  Enfin, le grain revient tout en puissance (et quelle puissance!) se rapprochant d’abord de la doppelbock (par son sucre) et ensuite de la double IPA par son amertume.  Un style qui ne court pas les rues mais qui, dans cet exemple à tout le moins, pourrait rapprocher de l’Allemagne ceux qui ne jurent que par les IPAs.

Microbrasserie de l’Île d’Orléans Bière à l’Érable Ambrée forte au sirop d’Érable 6%

iosm

Semblerait-il qu’elle serait exportable.  À leur place, elle ne serait pas en tête de liste.​

B-  Pour faire plaisir…

Sucré et imposant, le grain digne d’une belle ambrée caramélisé pourrait faire penser à un mélange d’american red ale et de scotch ale.  Toutefois, la finale plus aqueuse et courte ne rend pas justice au sirop d’érable qui reste tout en subtilité.  Agréable certes, mais de là à dire que c’est une très bonne bière à l’érable pas vraiment.  Mais lorsque servie par une personne proche de son coeur ce n’est pas trop difficile à vendre qu’on l’aime beaucoup.

Le Grimoire Désérables Ambrée à l’Érable 7%

gd

Une bière qui semble être restée prise dans les débuts kitschs du renouveau de la micro au Québec, dans tout ce qu’il y a de plus kétaine.  Et ordinaire.

C+  Quelque chose de trop mince devient transparent.

Sans être trop érable pour les narines, au premier plan on trouve davantage les houblons anglais et l’orge ambrée qui y sont; il convient donc de la laisser respirer longtemps pour finalement y sentir un peu de sucre dur.  On retrouve ce même élément en bouche, somme tout anodine, avec une finale decevante au pas possible, un peu sucrée et où les houblons sont perdus dans le lot.  Quoique semi-agréable, comme beaucoup d’autres produits du Grimoire ça reste une bière facile à ne pas voir (malgré son étiquette ringuarde) où l’on peut la rencontrer.

Le Grimoire Désérables Ambrée à l’Érable 7%

gd

Désirable / Désérables, t’as pognes-tu?  Une bière qui semble rester prise dans les débuts commerciaux de la micros au Québec, dans ses aspects les plus kétaines.

C+  Quelque chose de trop mince devient transparent.

Sans être trop érable pour les narines, au premier plan on trouve davantage les houblons anglais et l’orge ambrée qui y sont; il convient donc de la laisser respirer longtemps pour finalement y sentir un peu de sucre dur.  On retrouve ce même élément en bouche, somme tout anodine, avec une finale decevante au pas possible, un peu sucrée et où les houblons sont perdus dans le lot.  Quoique semi-agréable, comme beaucoup d’autres produits du Grimoire ça reste une bière facile à ne pas voir (malgré son étiquette ringuarde) où l’on peut la rencontrer.