Menaud Amarillo (Dry Hop) 6%

Pour une microbrasserie qui ne semble pas capable de faire dans le normal (aucun « tite blonde simple » au menu, ce qui est loin d’être un reproche), le choix de ce qui semble être une american pale ale surprend un peu. 

Cote OO : B+

Monohoublon (enfin, avec un tel nom on peut se permettre de le penser), pas loin d’être monotonie.

Alors qu’on parle de mangue et de fruit de la passion sur l’étiquette, c’est le melon vert qu’on retrouve principalement au nez.  La bouche est encore plus fruitée (mangue peu mûre, melon et melon d’eau), unidimensionnelle mais bien fignolée.  On s’enfonce encore plus profondément dans le houblon une fois qu’on l’a avalé avec du vert de green de golf et un peu d’aiguilles de pain.  Menaud en version facile, mais qui démontre que même dans le simple ils savent bien démontrer leur talent en apportant autant de facettes différentes de l’houblonnage à froid.

Auval Nova Amarillo 5.3%

anovaOn connait tous la folle engouement pour Auval; cette Nova, présente dans plusieurs épiceries de la Gaspésie, nous fais demander à quoi s’attendre pour ce qui est leur bière probablement la plus répandue.

La cote OO : B

Pas obligé d’être élitiste pour être bonne.

Outre la couleur et surtout l’opacité de cette pale ale, au nez on penserait facilement que c’est une pale ale qui pourrait provenir d’à peu près n’importe où.  Petit pif d’orange donc, joint à la hanche par de l’orge bien mielleux.  L’amertume monte en même temps que le pamplemousse sucré et on oublie d’abord le grain, avant qu’il ne revienne dans une pointe de paille.  C’est ensuite au houblon de prendre un pas de recul quand on l’avale et que l’on se retrouve avec une pale ale assez standard mais bien lourde de goût.  Question d’être franc, je n’achète pas encore toujours le buzz Auval, pas au point de faire 200-300 kilomètres (ou plus) pour aller à la micro; toutefois cette petite offrande n’est pas dénuée d’intérêt et sait bien tirer son épingle du jeu.

Brasserie Luxe Dark NEIPA Américaine Double houblonnage à froid (Citra Mosaïc Amarillo El Dorado) 6.5%

ldnaLa cote OO : B

Se fier à ses instincts.

Comme quoi la couleur est parfois trompeuse, malgré une bière opaque et brune très foncée c’est une DDH qui tire sur le grain de café non rôti, le pamplemousse et la petite fleur bleue de trèfle.  Le grain est vraiment plus présent en bouche où ça tourne au café noir (en poursuivant le pamplemousse du houblon), spécialement en finale où dans la bataille du grain comme le houblon le premier gagne.  Pour ce qui est de l’ensemble, à savoir une NEIPA, c’est assez réussi, malgré que j’aime voir plus de houblon vert dans mes IPAs de la Nouvelle-Angleterre.  Toutefois, l’exercice de fusion de styles est intéressant et la couleur n’est parfois pas trompeuse donc…

Les Beaux-Prés Max Brett Grisette, Brett C et Amarillo 1 an en fût de chêne 3.3%

bg_dec2019_3La cote OO : B+

De tout pour bien ressortir, mais elle rentre bien.

Pâlote, même pour une grisette.  Mais certes pas pâlote au nez avec beaucoup de bretts et énormement de bois, pas trop vanillé.  Presque sèche – on peut s’attendre de cela d’une grisette – mais la bouche est plus ronde, fruité de compote de pomme et colle sur la langue et les joues.  Pour conclure, on a droit à une vague de funk d’étable toujours mélangée à des copeaux de bois.

En gros, le mélange est un peu bizarre : pas vraiemnt grisette, vieillie mais pas rempli de vanille ou d’un précédent contenu de baril, très légère en plus, c’est le genre de bière fermière que je boirais en plusieurs cannettes sur un patio devant la rivière Chaudière, entre champs et étable.

À la Fût (Collab Broadway) Nos amis barbus de Shawinigan Saison monohoublon Amarillo 5.7% 35 IBUs

alfnabsB-  On garde la barbe mais on enlève la tuque.

Avec la couleur qui fait assez saison merci, le nez ne détonne pas trop malgré un poivre discret et une pointe alléchante de feuille d’oranger et d’eau de rose.  Très rafraîchissante, l’orange se transporte en bouche et donne de belles saveurs jusqu’à ce que l’amertume ne monte.  Pas trop amère justement, la finale vient terminer de manière douce mais soutenue cette petite bière assez sympathique merci, probablement pas rédigée avec une recette très fidèle de saison (dans laquelle on a probablement emprunté que la levure).  Peut-être pas la bière qui goûte la plus expérimentale (chose qu’on rencontre assez souvent dans les collab) mais entre barbus, des fois il convient simplement de vouloir une bière simple et summer.

NDLR : quelques 30 minutes après l’évaluation originale, on a regoûté et le côté poivre sort enfin plus respectueusement au style.  Par contre ce n’est pas le genre de bière qui reste généralement plus de 30 minutes en verre.