Vrooden Saison Brett Allemande vieillie en fût 5%

Pas habitué de voir des barriquées à 5% ou moins.  Mais de l’éclatée Vrooden il faut bien essayer.

Cote OO : B

Merci à Vrooden de jamais ne se reposer sur ses lauriers.

On oublie ça la saison et vive les bretts!  De la vanille brettée à profusion et lointaines sont les levures saison, mais on s’en fout un peu.  Les bretts sont intenses sur le côté de la langue mais c’est une saison franche finalement car le poivre sort enfin.  La finale est sauvage et un peu amère, prouvant vraiment que Vrooden sait nous amener ailleurs.  Fleurie et sauvage sont des mots qui peuvent bien aller ensemble, même avec un fond allemand surtout en ce qui semble toucher les houblons.

La Ferme du Tarieu Terre d’Henri Blonde Allemande 4.4% 21 IBU

ft1La cote OO : B

Henri ou Heinrich?

Le premier nez dit « eau très régionale » et grain plus tchèque qu’allemand malgré l’appellation.  C’est assez long au nez et ça promet bien.  Mielleuse pour les papilles, le grain est rond et le houblon mis en échec pour l’instant, quoiqu’il devient fleuri en aftertaste.  La finale est bien et pour une blonde « grand marché » on a mis juste assez d’originalité pour s’approcher de l’hefeweizen et titiller le curieux.  Un bon choix d’ouverture.

Korrigane Holda kölsch d’inspiration allemande 4.8%

Assez transparente mais bien coiffée, l’odeur est bien sûr marquée par le grain mais sans démesure ainsi que du très jeune miel.  Ce même grain semble s’être sauvé lors du passage en bouche mais revient de manière décuplé pour la finale tout en étant accompagné par du houblon discret mais présent.  Une bière qui commence de manière timide mais qui finit bien.

La cote OO : B

Parce que j’ai l’impression d’être à la meunerie la tête dans la poche de grain.

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La Forge du Malt L’Allemande Hopfenweisse 4.3%

fdmaB-  Trop fidèle pour son propre bien?

Claire comme une kristalweizen, les attentes sont du côté de la floralité des houblons plutôt que du grain.  Pas vraiment une fois humée car ce sont les levures de banane et le grain mielleux qui dominent.  D’abord claire en bouche, c’est la gomme balloune qui nous assure qu’il s’agit d’une weizen, qui migre sur la banane verte pour assècher l’expérience.  On pourrait à ce point croire que les gorgées suivantes seront mieux tempérées… pas nécessairement avec le clou de girofle qui apparait sans adoucir le reste.  Savoir aimer les weizens n’est pas donné à tous, et dans ce cas-ci, c’est une recette poussée à son paroxysme peu recommandée pour le néophyte, on la garde donc pour les expérimentés.