L’Alchimiste Écossaise (revisite 2020) 5.5%

aeMis à part quelques vieilles bouteilles de fonds d’étage de dépanneur, il faisait longtemps qu’on avait pas remarqué de bouteille de la Joliettoise.  En espérant que les nouveaux proprios ont su insuffler une nouvelle passion qui semblait manquer ces dernières années…

La cote OO : B

Au royaume de l’excès la personne normale doit aussi être appréciée.

« Posée » résume bien autant le visuel brun neutre, la mousse plus ou moins généreuse et le nez d’orge caramélisé de cette Écossaise qui pour l’instant, ne semble pas être plus originale que son nom.  Le grain se veut un peu plus lourd sur les papilles, et le sucre bien retenu, laissant même passer certaines notes de cola.  La finale est malheureusement un peu trop aqueuse mais le goût (qui s’intensifie après la seconde gorgée) et juste, précis, et apporte un très bel équilibre à l’ensemble.  Est-ce que c’est vers ce genre de précision que la nouvelle équipe de l’Alchimiste se dirige, il faudra attendre pour le dire, mais le choix de scotch ale pour montrer un tel contrôle est assez judicieux, et en fait une scotch ale légère qu’on boira assez rapidement merci.

Alchimiste Claire 5%

aclC-  La couleur avant la saveur.

Irrémédiablement claire au niveau de la couleur (notez les reflets du liquide), c’est le festival du grain au nez : blé poussiéreux, graines de tournesol et même du millet.  Toutefois ça tombe en bouche alors qu’on a dû filtrer beaucoup trop intensément ou faire coaguler toute trace de protéines (qui viendraient brouiller le liquide) résultant ainsi en un goût, une finale et un aftertaste presqu’autant transparents que le liquide.  Difficile d’en dire du mal, sauf qu’après un tel nez, le reste de l’expérience n’est que déception.

Alchimiste Blanche 4.7%

abB-  Sans détour, que l’on fait pour se la procurer ainsi qu’au niveau du profil gustatif rectiligne.

Beau grain mais pas assez marqué, un peu herbacé et doté d’une pointe de lait chaud.  Suave en bouche, peu de goût (d’orge mielleux et de maïs) mais une belle texture.  Avec sa finale mieux construite, cette bière me fait penser à la Soif à Mourir de l’Esprit de Clocher, en version beaucoup plus tranquille (et légèrement ennuyeuse).  Si elle vise l’amateur de bière grand marché, c’est peut-être une réussite.

L’Alchimiste Écossaise 5%

bdyB-  Setter un blind date, ne pas rencontrer la bonne personne mais une autre belle fille.

Hé bien, scotch ale : pleine de butterscotch et une touche de grain.  Ok mais sans plus, le nez est changeant avec du café mais pas celui d’une stout.  Même chose en bouche, qui se rapproche encore plus d’une stout en descendant le niveau de caramel et de sucre mais en boostant celui du grain torréfié.  Et on termine l’expérience avec un long souffle de caramel, toujours brûlé.  Hormis la couleur, c’est une surprise qui se prend bien et qui mêle autant qu’elle plait.

Voir l’étiquette; n’importe quelle bière qui mets ça sur sa bouteille mérite mon respect.

L’Alchimiste Bock de Joliette 6.1%

abdjC  Très correcte… quand on est pas son propre aubergiste.

Douce en caramel mais forte en grain, cette bock est très passe-partout, mais de bon goût.  Fraiche pour la langue, le sucré collé dans le fon de la poêle se fait sentir sur les côtés de la langue, avant le blé de la finale.  Entre brune et rousse, c’est une bière un peu ordinaire, entre deux chaises et difficile à cerner.  D’accord pour le confort, mais je cherche toujours l’occasion pour laquelle ça m’en prendrais une comme celle-là.  Mais lorsqu’elle est offerte…

L’Alchimiste Porter de Beauport 8.6%

alchimisteC+  Un peu pale comme couleur, à l’image du reste.  Tout en douceur, c’est la teinte de cette bière qui rend le nez naturel; on ne s’attendrait pas ici à respirer une très goûteuse stout ou une rousse puissante.  Avec plus ou moins de profondeur, cette bière à tendance de café velouté est rafraichissante mais plus ou moins réconfortante.  Une porter d’été, c’est un style intéressant mais un peu trop bizarre à mon goût.

L’Alchimiste Imperial Stout 7.9%

aisA-  Une impératrice de France.  À se demander si elle n’a pas été vieillie en ex-fût de vin, j’y détecte des odeurs de raisin assez pugnace.  En bouche il y a transition, du raisin surpuissant jusqu’au grain qui s’étire bien.  Peu de notes d’alcool, cette bière à longue et douce finale raisineuse est tout simplement bonne, quoiqu’à la frontière de l’aromatisé.

L’Alchimiste Eisbock Bière de glace 9.5%

eisB-  Guy Mongrain sort de ce corps, car un seul mot me vient à l’esprit: brou(e)haha.  À quelque part entre orge, houblon, 7up et root beer, le nez est imposant.  La bouche quant à elle se veut plus normale avec du caramel, du miel et une toile de fond d’orge.  L’amertume longue mais pas très prononcée est appréciable, ce qui donne au tout un coté addictif malgré qu’elle ne soit pas très marquante.