Albion Chiniquy Mild Ale 4%

Parfaite dans le fond du pub ou au milieu de la nature Laurentienne.

Cote OO : A-

Ye goode olde mild.

Le combat être le caramel, les feuilles mortes et les houblons si anglais font souvent ce qui fait une mild, et la version d’Albion, sans surprise, est très bien réussi dès l’olfactive.  Immédiatement, c’est la banquet de cuir olive dans un pub dont le nom commence par « Ye Olde »… quand on dit qu’une bière fait visiter, l’auteur de ces lignes n’a pas encore visiter l’Angleterre mais il est facile de s’y croire avec un tel nez.  Plus expansive avec ses très fines bouches, elle est légère légère légère et il faut l’avaler pour goût au beau malt brun, à peine teinté par la noix de grenoble mais très loin des nut brown.  On repose donc le verre sur la grosse tableau en bois noir (parce que l’on a pas Simon Pegg pour faire un « chin » avec), on attend quelques secondes, et on prend encore une gorgée en attendant la fin du monde, en se disant qu’à 4%, il pourrait y en avoir des pintes avant.  Et quelles belles pintes.

Albion L’Ancêtre Porter Moderne 5% (revisite 16 octobre 2020)

Cote OO : A

Vive la nudité.

Comment réussir son porter?  Faut que ça sente.  Comme celui-ci de l’Albion, peut-être donc des maîtres des bières anglaises au Québec.  On est donc accueillit par le grain, le grain et le grain, un peu de raisin sur le bord de l’impériale russe qui aurait emprunté le côté épicé du porter.  La finale est encore plus dans le grain, avoisinant la cacahuète par moment.  Un merveilleux porter quoi, hyper simple, mais qui ne cache rien.  Ou en montre beaucoup.  Ou les deux.  Merci Albion, tout un show.

Albion

albion1Disons que la ville de Joliette n’est pas un arrêt facile à justifier à la blonde pour aller visiter une (ou deux) micro en douce.  On profite donc d’un vendredi midi pour sauter dans l’auto faire un bout sur la 40 pour déboucher au centre-ville.  Petite frustration personnelle, pour une ville à la grandeur relative de Joliette, devoir faire 5 coins de rue pour trouver un stationnement gratuit, c’est frustrant un peu.  Mais bon, comme ça faisait plus d’un an qu’on nous parlait de l’Albion, « les kings de la bière anglaise au Québec », il fallait visiter.

Sise dans une grande maison de style presbytère (elle me fait d’ailleurs penser à la micro du Presbytère de Saint-Stanislas-de-Champlain mais en milieu plus urbain), pour le look d’époque, ça fitte très bien avec le caractère anglais/écossais.

Derrière le bar, un personnel sympa et dans les oreilles, « Return to Serenity » de Shattered Sun.  Auditivement je suis déjà charmé.

Pour la carte, ça dit quoi?  La réputation anglaise n’était pas surfaite : des bitter, des scottish, et facilement l’une des meilleures porters au Québec, toutes servies dans des verres généreux qu’il ne faudra boire qu’à moitié si l’on veut reprendre la route en sortant.  Mais là où bien d’autres microbrasseries ont de la misère, à savoir savoir explorer plus d’un style avec brio, l’Albion réussit bien, de la bière de blé jusqu’à la bière funky (IPA aux bretts) et sa barriquée avec raisin.  On passera donc au travers de deux palettes avec entrain et curiosité.  Et beaucoup, beaucoup de plaisir pour tout beer geek.

On y va?  Certainement.  Les cent vingt minutes d’auto en valait la peine.

On goûte tout.  Plus spécifiquement leur magnifique Porter, leur Ale fermière.  Mais tout le reste aussi.

 

Albion 75-/ schillings Ale à l’écossaise session 4.5%

albion3La cote OO : B

Parce qu’elle est aussi solide que le gros bar de bois de l’établissement.

Avec un nez aussi « difficile » on pourrait se demander s’il y a du soufre dans l’eau de Joliette.  Par contre ce n’est que mauvaise impression car en respirant, c’est une bonne bitter qui place le malt exactement là où l’on veut qu’il soit.  L’amertume est méthodique et monte (et monte et monte) en bouche, tout en restant presque sage en finale.  Si les hopheads ne s’emballent qu’avec les IPAs, ils devraient vraiment découvrir les bitters et shillings anglaise.

Albion Albion Bitter classique en cask 4%

albion2Quoi de mieux qu’une bitter pour un pub scottish?

La cote OO : B

Parce qu’un massage peut avoir un plan et une méthodologie tout en restant pleinement agréable.

Du grain classique et tranquille, le côté cask semble se dévoiler dès l’olfactive, de manière un peu fruitée d’ailleurs.  Très intéressante, un peu ailleurs où je pensais qu’elle allait atterrir mais molle (c’est une bitter après tout) ce qui ne veut pas dire que le malt ambré ne caresse pas bien la langue.  La finale est encore plus veloutée et fait penser que c’est définitivement une bière qui doit d’être bue pas trop froide.  Posée et méthodique, une bitter un brin boisé qui fait tout autant traditionnelle que naturelle.

Albion Blanche de Joliette Bière de blé 5%

albion2La cote OO : B-

Parce que vive les jupes courtes.

Trouble comme pas assez de blanche grand marché, on détecte déjà l’authenticité avec un  nez est assez classique, où l’on aurait probablement pris davantage de coriandre pour contrebalancer l’orange qui semble assez sucrée merci.  La bouche est assez joyeuse, et l’orange se maintient (pour l’instant?) tout en ne laissant pas passer de coriandre sauf au bout du palet.  On termine le tout en ouvrant la canne de Minute Maid (ainsi qu’un brin de nectarine et de de pêche).  Là où elle pêche par l’excès fruité, elle compense par l’amabilité et de la variante des agrumes, qui peut provenir d’une autre place que des houblons (qui sont assez tranquilles merci! ).  Simple et peut-être trop féminine, ce qui n’est pas mauvais sur une terrasse.

Albion Blanche de l’Industrie bière de blé rustique 5%

albion2La cote OO : B+

Parce que rustique ça rhyme avec authentique.  Et le bout du nez ça pique.

Plus franche que leur blanche de Joliette, on dirait qu’elle est là pour compenser l’excès d’orange de sa sœur avec plus de coriandre ce qui rend l’ensemble plus sec.  En bouche cette blanche est tranquille et bien égale, et le puriste la préférera probablement déjà à la Blanche de Joliette.  La finale est hyper fines herbes, avec coriandre et peut-être même un brin de romarin.  On parle d’une blanche sèche et on ne peut pas se plaindre, ça fitte pour l’été mais pour couper la soif de manière encore plus directe.

Albion L’Ancêtre Porter Moderne 5%

albion2La cote OO :  A

Parce que vive les growlers quand on peut avoir une porter comme si on l’avait mélangée à un spiritueux collant tout en restant sous la barre des 5%.

Super crémeuse à l’olfactive, on s’approchera probablement de la Guinness mais en version plus vineuse/ liquoreuse, ce qui pique certainement la curiosité.  Plus tranquille en bouche, elle s’installe et s’étend, mais n’est pas trop pesante malgré une finale toujours aussi liquoreuse et raisin bleu.  Wow.  Moderne dans le sens que ce n’est plus un assemblage de bière comme ça l’était autrefois dans les pubs pas très loin du port, mais si ça veut dire qu’on a droit à une telle recette, soit.  Quelque chose de mystérieux et très puissant, vaut à elle seule le détour de la 40 et le prix du stationnement quasi obligatoire au centre-ville de Joliette.  Re-wow.

Albion Aquila Néo-IPA rustique 8%

albion2La cote OO : B-

Parce que Albion ne se vente pas d’être la reine des IPAs et ce n’est pas ce qu’on lui demande, alors suffit de servir une IPA correcte pour être satisfait.

Ça veut dire quoi néo-IPA rustique?

Assez IPA mais avec une charpente plus importante (2×6 au lieu de 2×4?).  Somme toute olfactivement elle plaira aux hopheads mais aux curieux brassicoles aussi.  En bouche elle est assez directe merci et l’amertume est certes au rendez-vous des papilles mais la finale est pas mal plus du côté des NEIPA, plus contrôlée donc, tandis que les bretts à la recette ne sortent qu’en finale.  Pas très longue mais une bière qui demande plusieurs gorgées pour s’acclimater au funky juste assez soutenue pour amener originalité.  Correcte, mais pas à l’histoire.

Albion Alfheim Ale fermière élevée en barrique avec des raisins Delisle et Muscat 7.5%

albion3La cote OO : A-

Parce que ce n’est pas parce qu’on fait une bière aux fruits qu’elle se doit d’être dénaturée; l’albion réussit à merveille.

Claire pour une bière avec autant d’ingrédients, mais le nez est certes dans le funky dans le tapis.  Les raisins (golden raisins) compense juste assez pour amener une équilibre à une ale fermière certes très intéressante.  En bouche plus calme, c’est le muscat qui cette fois-ci compense le côté sauvage qui n’est pas trop exubérant.  Le génie reste toutefois en finale alors que les raisins et les levures se mélangent poru turluter très longtemps.  Cette bière – qui reste bière –propose beaucoup dans le rayon du génial.