Albion Chiniquy Mild Ale 4%

Parfaite dans le fond du pub ou au milieu de la nature Laurentienne.

Cote OO : A-

Ye goode olde mild.

Le combat être le caramel, les feuilles mortes et les houblons si anglais font souvent ce qui fait une mild, et la version d’Albion, sans surprise, est très bien réussi dès l’olfactive.  Immédiatement, c’est la banquet de cuir olive dans un pub dont le nom commence par « Ye Olde »… quand on dit qu’une bière fait visiter, l’auteur de ces lignes n’a pas encore visiter l’Angleterre mais il est facile de s’y croire avec un tel nez.  Plus expansive avec ses très fines bouches, elle est légère légère légère et il faut l’avaler pour goût au beau malt brun, à peine teinté par la noix de grenoble mais très loin des nut brown.  On repose donc le verre sur la grosse tableau en bois noir (parce que l’on a pas Simon Pegg pour faire un « chin » avec), on attend quelques secondes, et on prend encore une gorgée en attendant la fin du monde, en se disant qu’à 4%, il pourrait y en avoir des pintes avant.  Et quelles belles pintes.

Boon Kriek Lambic 4%

Cote OO :  B-

Sans dire gratuite, allons-y avec très généreuse.

Moins d’alcool égal plus de fruits?  Probablement car ici, comparativement aux versions à 8 et 6.5% de Boon, la cerise est déchaînée et très dessert.  Voluptueuse mais excessif une fois au contact des papilles, plus aucune retenue et probablement trop gratuite, il faut donc les aimer sucrée.  Très sucrée.  Même en finale où l’on verra facilement pour y tremper un gâteau forêt noir trop amer.  Le public visé en serait donc un de bière trop fruitée pour leur propre bien, on la gardera donc pour les pâtisseries. 

Boon Oude Kriek Boon à l’ancienne 6.5%

Cote OO : B-

À force de bouger beaucoup on enveloppe moins.

Décidément plus crémeuse que sa sœur « parfaite » cette Boon se veut plus aussi plus fruitée et loin de ce qu’on peut appeler une lambic.  Le sucre est moyen en bouche et en la gardant plusieurs secondes là, on découvre la cerise un peu plus juteuse, et certes très balancée, et ce jusqu’en finale.  Bon, à quel part, ça reste une bière fruitée avant tout mais une saprée bonne bière fruitée, plus pimpante mais un peu moins enveloppante que la version de Lindemans.

Boon Kriek Mariage Parfait 2017 8%

Cote OO : B

Oui.  Parce que non.

Si ce n’était de la bonne réputation de Boon, ce nez 110% cerise serait trop jus – voir trop sirop Hush Puppy – pour sembler naturel.  Toutefois, en humant plus longtemps, on ne détecte pas seulement le fruit mais aussi l’écorce de celui-ci, un brin végétal qui se prend bien dans tout ce fruit.  La gustative confirme qu’on est loin du sirop, en nous faisant penser à de la grosse cerise très noire pas très sucrée, en moins en finale où l’union du fruit et du caractère sec des levures de lambics (et Lambeek) est à son paroxysme.  Est-ce que toutes les bières à la cerise/griotte se doivent d’être sucrée? Non.  De l’autre bord, ça fonctionne aussi.

Boon Oude Geuze Boon à l’Ancienne 2016-2017 7%

Juste en ouvrant le bouchon avec les dents, on est déjà servi avec le rançe délicieusement sauvage de la gueuze.  Ça commence bien, même avant le commencement.

Cote OO : B+

Sans demie-mesure.

Chez certaines gueuzes, on a l’impression que les lèvres nous rentrent par en-dedans, dans celle-ci à l’ancienne ce sont les narines qui semblent le dire d’emblée.  Cuir de selle de cheval et bonbon sûr en super astringence olfactive, pour une bouche à prévoir hyper sèche.  En effet, sèche et surtout acide d’abord, puis les levures reviennent avec une vengeance, spécialement en finale où le néophyte se demanderait certainement si cette bière était encore propre à la consommation.  Un peu de pissenlit et de houblon belge très amadoué pour conclure l’expérience qui s’en veut tout une même pour l’habitué.  Trop?  Peut-être.  Mais quand on cherche une gueuze sans demie-mesure, c’est un bon choix.

Albion L’Ancêtre Porter Moderne 5% (revisite 16 octobre 2020)

Cote OO : A

Vive la nudité.

Comment réussir son porter?  Faut que ça sente.  Comme celui-ci de l’Albion, peut-être donc des maîtres des bières anglaises au Québec.  On est donc accueillit par le grain, le grain et le grain, un peu de raisin sur le bord de l’impériale russe qui aurait emprunté le côté épicé du porter.  La finale est encore plus dans le grain, avoisinant la cacahuète par moment.  Un merveilleux porter quoi, hyper simple, mais qui ne cache rien.  Ou en montre beaucoup.  Ou les deux.  Merci Albion, tout un show.

Boshkung Brewing Co (Minden Hills ON) North Country Kellerbier 5%

OO Grade: B-

Almost too honest backcountry.

Surprising to see a kellerbier than clear and pale, which can make someone frown at having something olfactory ethereal.  Not totally the case, some leafy German hops make the barley disappear, with only a very fine wet autumn leaves reach the inner nose.  Fortunately, the intensity is cranked up once the taste spuds are hit with the same hops almost becoming dusty, counterbalanced by a milky mouthfeel.  For those who relates NorthCountry with direct, too honest people, the name is wisely chosen.

Haliburton Highlands Brewing (Haliburton ON) Pearadise White beer with pears 5%

Cote OO : B

Atypical coherence.

More opaque than white, the bear wears its summer coat while the pear seems only there to calm down the hops.  However, the fruit blends very well with the wheat, whereas the finale seems to present some grain of paradise present in some beers of New York State’s Ommegang.  This sould then be drank and considered as a whole, to reach the conclusion of a wholesome white beer but first and foremost, a coherent one despite a fruit that is seldom encountered in the beer world.

Multi-Brasses Zombie Bière sûre aux canneberges 5.5%

mbz

Moderne comme étiquette pour Multi-Brasses qui n’a jamais dépensé une fortune en marketing et design…

La cote OO : B

Passe-Partout, facile mais pour tous les jeunes aussi.

Est-ce qu’on a plus de malt foncé pour donner une teinte orangée aux canneberges? Le nez donne presque l’impression qu’on y a mis des oranges et le blé semble très sucré.  La canneberge n’a aucune subtilité en bouche mais le blé et le côté orange revienne compensé; certes hyper fruité et un peu lourde, en la gardant longtemps en bouche nous avons droit à beaucoup de saveurs aussi.  Davantage dessert que bière de soif, je la marierais avec un gateau aux fruits de noël, en n’ayant aucune peur qu’elle ne soit pas aimer.

Pit Caribou Paradise Point NEIPA 6.5%

pcppLa cote OO : B

Le vent frais de la plage gaspésienne.

Assez claire à l’œil, tout comme le nez (d’agrume sans surprise) mais où le raisin blanc semble assez léger; pas toujours obligé de dry hopper à mort.  La bouche est aussi calme, d’abord davantage marqué par la gazéification que par le lointain goût de raisin blanc et de gazon frais.  Il serait d’ailleurs difficile d’y trouver de l’écorce d’orange qui figure à la demande.  La finale serait évidemment dans le même « mood », totalement tranquille, et démontre à quel point il y a parfois une énorme différence entre l’IPA et la NEIPA.  Ça manque un peu de chaleur, mais justement sur le bord de la plage gaspésienne, je vois difficilement une bère qui allierait aussi bien confort, rafraîchissement et facilité.  Rien de stellaire certes, mais « chill » énorme.