Auval Nova Amarillo 5.3%

anovaOn connait tous la folle engouement pour Auval; cette Nova, présente dans plusieurs épiceries de la Gaspésie, nous fais demander à quoi s’attendre pour ce qui est leur bière probablement la plus répandue.

La cote OO : B

Pas obligé d’être élitiste pour être bonne.

Outre la couleur et surtout l’opacité de cette pale ale, au nez on penserait facilement que c’est une pale ale qui pourrait provenir d’à peu près n’importe où.  Petit pif d’orange donc, joint à la hanche par de l’orge bien mielleux.  L’amertume monte en même temps que le pamplemousse sucré et on oublie d’abord le grain, avant qu’il ne revienne dans une pointe de paille.  C’est ensuite au houblon de prendre un pas de recul quand on l’avale et que l’on se retrouve avec une pale ale assez standard mais bien lourde de goût.  Question d’être franc, je n’achète pas encore toujours le buzz Auval, pas au point de faire 200-300 kilomètres (ou plus) pour aller à la micro; toutefois cette petite offrande n’est pas dénuée d’intérêt et sait bien tirer son épingle du jeu.

Hermit Thrush (Brattleboro VT) 40 Mile Fun Zone Kettle Soured 100% Local Pale Ale 6%

ht40mfzLa cote OO : A

À fond ou rien.

L’étiquette sûrement mais il est facile de croire à de la pale ale agrémentée de pomme et très certainement le côté arrondi des lactobaciles.  Puis l’oiseau bien connu arrive en bouche, et on oublie immédiatement la pale ale : c’est une sour pleinement sour, à peine funky mais pleinement emportée par un maximum de levures surrissantes.  Même chose en finale, c’est une microbrasserie que l’on reconnait assez facilement et qui tant qu’à faire dans le sour, le fait pleinement.  Si j’avais à nommer 3 brasseries américaines qui réussissent la sour, Hermit Thrush volerait probablement au sommet, avec cette bière comme preuve, où les presque seuls points perdus sont dûs à l’appelation « pale ale » qui n’est que pour la recette avant toute la magie de la magnifique vermontoise.

À la Fût Shérif St-Rod Série Nostalgie Pale Ale Américaine Centennial – Cascade – Huell Melon 5%

alfssrLa cote OO : B

Pas un grand tour très coloré (sauf par les fruits) mais un grand tour pareil.

Bien peu d’amertume, ça sent le houblonnage à froid à plein nez cette petite pale ale assez inoffensive merci avec son melon d’eau et sa mandarine.  Pétillante mais pointant toujours sur le melon d’eau, elle continuer de flatter les sens plutôt que les piquer, et se révèle être assez simple – lire ici peu d’analyse à y faire vraiment.  La finale en est presque sucrée, non par le malt mais les saveurs d’houblons qui sont très présentes.  Le shérif a donc marché, probablement plsu dans les grandes plaines et les déserts que les contrées fantastiques, mais son récit est bien raconté.

Le Presbytère F2R Smash Pale Ale au Houblon Calypso 6.1%

pf2rLa cote OO : B                   

Trop souvent, smash devient sash.  Ici, c’est sMash, avec le Calypso simplement pas en majuscule.

Du profile habituel calypso normal, c’est le profil de lime et de goyave qui sort principalement, dans une smash très aromatique, pas très portée sur l’orge.  La bouche est pourtant très anglaise, bien installlée sur le pale malt, toujours aussi houblonnée mais pas très amère, tandis que la finale voit l’aspect mielleux du grain prendre une part importante.  Une bonne colonne vertébrale est important pour une pale ale et ici, le Presbytère semble avoir très bien compris (comme dans d’autres de leurs bières d’ailleurs.

Islamorada Beer Company (Fort Pierce FL) Keylime Hibiscus Ale 5%

iklLa cote OO : B

Avant l’exécution, le génie réside dans la bonne hypothèse.

À sa teinte à peine plus foncée que leur coconut keylime, on peut s’attendre à l’astringence de l’hibiscus mais en version modérée; le nez assez neutralisée de cette bière semble être en accord, tout comme le dedans des joues qui laisse découvrir un judicieux mélange fleur-fruit hibiscus-lime.  Encore mieux définie en finale, c’est le genre à faire dire « pourquoi on ne voit pas plus cette agencement en cuisine? »  quand celui-ci donne une bière certes moins bière (allez y trouver de l’orge pour voir) mais certes mieux fignolée que leur bière au coconut.

Islamorada Beer Company (Fort Pierce FL) Coconut Keylime Ale Pale Ale 5%

iklLa cote OO : C+

La crème sur le dessus avant le dessous… pas le fort de tous.

Belle couleur régulière mais la main forte sur le coconut!  Ça ne fleure que la noix de coco, pas même la lime des keys ne parvient à la tache olfactive.  Pourtant elle commence de manière un tantinet amer, avant de retourner derrière la noix de coco et la lime en version totalement non sucrée (heureusement).  Toujours la noix, en version plus végétale et fibreuse, tandis que la lime disparait.  Définition d’une bière plus qu’emporté, elle fait du bien dans une journée froide de printemps en isolation, mais qui trop pousse tombe.

Ray Brook Brewing (Ray Brook NY) Ol’ School Pale Ale 5.3%

rb_march20La cote OO : B-

C’est d’même.

Tel qu’on le suggère sur le menu de bières, pin et fleurs en effet, alors que la bouche est bien amère et mouilleuse, ce qui est très frais voire froid en bouche.  Sans contredit old school, rien d’hors norme (ce n’est pas le but non plus) pour en arriver à une bière basique mais correcte sans plus.  En palette et en comparaison des autres bières de Ray Brook, c’est du old school ol’ school.

Hex and Hops (Bloomingdale NY) Bob Ross Pale Ale 5.3%

hh3La cote OO : B-

Pas dans les musées mais très approprié pour le sous-sol.

Un peu comme les tableaux du mythiques – et vraiment vraiment calmant – Bob Ross, tranquille à l’excès et on mets les espoirs du côté Pale Ale et non IPA.  Peu à sentir donc hormis de l’orge mielleux et du houblon un peu indéterminé mais probablement de tendance anglaise.  La bouche est mi-orge, mi-houblon et le houblon fait plus anglais, tandis que la finale est ronde et mielleuse, avec finalement un hopbill du côté tchèque.  Pas vraiment chef-d’œuvre mais une toile passe-partout.  Difficile de trouver un meilleur nom quoi.

Idletyme Brewing Company (Stowe VT) Zag’s Pale Ale 5.5%

it1La cote OO : C+

Une recette dont la perte ne serait pas tragédie.

À l’opposé de leur Pink’N’Pale, une American pale ale zero surprise et très tranquille, bien portée sur les agrumes du houblons – en fait olfactivement elle présente plus de pamplemousse que leur APA qui en contient à la recette.  L’amertume finit par sortir en finale et bien que ce n’est pas une mauvaise interprétation, le plaisir repose presqu’uniquement sur le plaisir de la gouter en conjonction avec leur Pink’N’Pale.

Matera (Brassée chez Oshlag) Beau Bouquet Pale Ale 5.6%

mbboSouçis de transparence, même si je les aime parfois en version plus anglaise, le générique « pale ale » n’est pas le premier à m’attirer.  Ajoutez-y cependant les mots lambicus et vieillie et j’y tremperai plus que volontierss les lèvres!

La cote OO : B+

Parce les fleurs belges sont certes jolies dans le coin de pays de Matera.

Un choc, plus plutôt une mise en garde : si vous aimez les pale ales mais que les bières sauvages ne sont pas votre tasse de thé, n’y prêtez votre nez.  Des bretts forte, et à l’instar des premières d’À la Fût, on peut constater à quel point ces levures font bon ménage avec les tanins et la vanille d’un fût de chêne.  Sauvage et presque sucrée, la bouche démarre de manière un peu plus normale (disons) puis finalement oui c’est le bouquet de fleur qui s’en suit : de la violette africaine, de la fleur de trèfle, de l’églantier, de l’eau de rose même.  Si les houblons savent triomphé des levures en bouche, elles reviennent en aftertaste, tout comme le chêne assez près de la planche fraîche.  Le titre dit tout, un beau bouquet, que je vois pousser au bout d’une écurie belge.