Lost Nation fuzzy dark black ale aged in bourbon with sour cherries and bretts

lnfLa cote OO : A-

Pas toujours collante de sirop ou juteuse de fruit: de la cerise plutôt judicieuse.

Il est plutôt rare qu’une bière commence avec du gâteau forêt noir à la cerise noire, le tout sur un fond agricole bien équilibré.  La bouche est l’affaire de la cerise mais l’orge bien brûlé se bats avec les bretts, avant que le gateau revienne en aftertaste.  Malgré un nom comme « fuzzy » elle est précise, méthodique pour plaire à l’amateur de stout d’abord et de bretts ensuite.  Et on pourrait se demander s’il n’aurait pas été mieux de la laisser plus longtemps en fût de bourbon, mais de l’autre côté la fraîcheur est appréciable.

Cerveceria Olas Altas (Culiacan Mexico) Guerrero Negro Cerveza Obscura 4.4%

guerreronegroRappellant une brune anglaise dont le pied est sur le frein, ça semble manquer de puissance, au nez du moins.  En bouche, on n’avance pas vraiment plus où l’orge faiblement grillé ne réussit à faire avancer le plaisir et en finale, c’est encore plus gris et maussade avec un peu plus de grain mais encore moins de houblon.  Quand on parle d’une bière dépourvue d’intérêt…

La cote OO : D+

Parce que c’est le genre de bière pour laquelle on se demande pourquoi.  Pourquoi l’intérêt?  Pourquoi la boire?  Pourquoi la brasser?  Quand ça ne reste qu’à peine buvable…

Le Secret des Dieux La Confesse Bière noire 5.4%

sddcB  S’il y a un péché, c,est celui de la paresse.  Pas le pire des péchés quoi.

Orge et café au menu, un peu de lait mais en général, une bonne bière au niveau olfactif.  Au  goût ça s’incruste certes mais l’évantail des saveurs n’est pas extrêmement large.  Enfin, un seul mot pour la finale: smooth.  Et peut-être un deuxième: facile.  Pas la plus fancy des bières mais si le but était de viser quelque chose de conservateur, le but est pleinement atteint.

À l’Abri de la Tempête Sable Noir Imperiale Lager noire à l’avoine 9%

atpsnB  Plaire en restant mystérieuse.

Ni trop amère ni trop sucrée, olfactivement c’est bien réussi dans tout ce qu’il y a de plus stout à l’avoine, où l’orge est aussi bien marqué.  L’intensité de la torréfaction est aussi bien démontré augoût en voguant sur des nuages de chocolat, d’amandes, de bois aussi.  Enfin, crémeuse et affirmative en aftertaste, à la limite d’être sèche elle amène un peu de café et de vanille.  Peut-être mieux construite qu’à mon goût c’est une bière qui challenge mais qui ne décoit pas.

Unibroue Terrible Belge de type noire 10.5%

uteA-  Le sucre c’est blanc ou noir?

Souvent aperçue sur les tablettes de magasins aux USA, ça fait plaisir de la voirarriver au Québec mais est-ce qu’elle vaut la peine?  Tantôt stout tantôt belge au nez, on finit par prendre le parti de l’Europe continentale, spécialement au goût avec son sucre candi pas si fort mais bien établi.  Bien sentie et pesée, la finale fait encore plus belge avec le sucre, la cassonade et la cannelle qui ne fait pas Blanche de Chambly ni Fin du Monde, mais qui est certainement du même calibre.  Coiffée d’un aftertaste bien nivellé par le grain, dans le rayon des bières sucrées on ne se trompe vraiment pas.

Great Adirondack Brewing Co (Lake Placid NY) Chocolate Cherry Noir 11%

gabcC+  Un clown bizarre (donc bizarre par-dessus bizarre) c’est bizarre.

Se présentant sous un nez entre le moka aux cerises et un stout laiteuse, c’est un peu une déception de voir le fruit prendre un pas de recul en bouche ou ça tient de la stout ennuyante.  La finale, davantage moka au caramel est peu funky mais surtout bizarre de ses flaveurs de foin passé date et qui donne une pointe d’amertume qui ne s’agence pas bien avec le reste.  À mon avis ça manque de cerise alors je ne peux conclure qu’à une bière aux cerises pour ceux qui n’aime pas la cerise.

Unibroue Terrible 10.5%

ut La petite souris l’est pour un éléphant.

Pas trop belge ou plutôt très belge mais contrebalancée par l’orge tout juste grillé et la vanille.  En bouche le goût est lourd mais pas trop profond, on peut donc espérer une meilleure finale, ce qui s’avère plus ou moins le cas, on attend donc encore plus pour retrouver un aftertaste d’extrait de vanille et d’érable.  Davantage une bière de feeling correcte, simplement difficile de savoir en quoi elle est terrible au juste.

Le Grimoire La Noire Sœur bière noire au chocolat (stout) 5%

gns

Tellement kitsch que ça en est presque beau.

C-  Quand on mélange cuillèrée à table pour tasse.

Fallait-il un jour s’attaquer à l’un des pires jeux de mots du Québec au niveau des noms de bières.  Au reste dans le même genre de subtilité avec un nez de cacao qui efface toute trace possible d’orge ou de bière en général.  En bouche, la pointe d’amertume semble arrivé des houblons, mais le cacao est tellement fort qu’on se retrouve avec la même expérience qu’au nez.  Et c’est la même chose en finale qui a bien beau jouir d’une bonne longueur mais qui est toujours aussi prise par l’ingrédient en beaucoup trop grande concentration.  Et c’est un peu dommage car la bière si lointaine, si lointaine qui se cache là-dessus ne semble pas être dépourvue de sens.  Bien que somme toute elle reste buvable, une autre bière du Grimoire à ignorer à l’épicerie.

Unibroue Brassin d’Exception 25e anniversaire Jerry Vietz 10.5% 20 IBUs

u25B  Tant qu’une fois n’est pas coutume.

Difficile de dire du mal d’Unibroue; certes pas les plus originaux (on en est pas à la première bières aux cerises/griottes au Québec) mais bien peu d’erreurs à leur portfolio : Unibroue ne sera probablement jamais une brasserie qui tombe dans la facilité.

Dans celle-ci par contre, sous la mousse aussi abondante que passagère le nez de cerise un peu trop forte pourrait faire peur au grain qui semble s’être passablement effacé.  En bouche l’espace d’un instant on délaisse le fruit, avec l’orge légèrement torréfié qui se bats de manière pas si mal, mais après un développement plus au moins horizontal on avale pour retrouver le fruit en finale.  À en lire les notes sur la bouteille le but visé semble être le gâteau Fôret Noire;  sous cet appelation on peut appeler qu’au succès, la même chose peut être dit pour le plaisir en général, mais ça reste une bière qui risque plus de plaire au grand public qu’au beer geek.  Et même si dans la bière aux griottes il se fait plus authentique, il ne s’agit pas ici d’un verre pour lequel il faudrait s’insulter mais plutôt de la prendre par son nom « Brassin d’Exception ».

Brasseurs du Monde Noire Stout d’Inspiration Irlandaise 5%

bdmnC  Pour qui la Guinness fait peur.

De sa mousse à tenue non tenace, c’est assez cola accompagné d’un grain timidement torréfié et de caramel brûlé.  Bonne tenue en bouche avec une belle effervescence, la torréfaction monte mais tombe rapidement à plat grâce à l’absence d’amertume provenant du houblon.  La finale est correcte mais beaucoup trop généraliste; ça existe les noires légères et celle-ci en est une preuve qui peut servir d’intro au style sans toutefois bien l’illustrer.