Tête d’Allumette Niemand Kölsch faite à partir de pain de la Boulangerie Niemand 4.8%

ta_2019_1À quoi ça ressemble une bière qui est supposée présenté de la céréale à laquelle on a ajouté du pain?

La cote OO : A-

Tout le monde peut être agriculteur.

Un peu reculée lorsqu’on la surplombe, à moins qu’elle soit trop froide c’est probablement le genre de bière que l’on goûte plus que l’on sent.  En bouche c’est totalement la céréale, pas trop orge, et je dirais farine de blé.  C’est craquant et la texture est difficile à expliquer, mais pas à savourer.  Côté finale c’est entièrement la poche de grain qui traîne dans la boulangerie.  Une bière pour tous, je me demande à qui je ne la recommanderais pas et à qui il ne manque que le nez pour ne pas être presque parfaite dans le style.

Definitive Brewing (Portland ME) Contee Kölsch 4.4%

db1Pas très forte au nez; d’emblée ça ressemble à la bière que tant de microbrasseries font pour aller chercher l’amateur de bières grand marché (un geste difficile à condamner).  Vraiment trop molle en bouche, où est le grain?  Fruitée et surtout gênée, pour ceux qui aiment les blondes fruitées sans avoir à tomber dans les blanches, pourquoi pas.  D’accord, la kölsch se doit presque d’être un peu austère mais ici on a une belle variation sur un thème.

La cote OO : B

Parce que vive le conservatisme éclaté.

Lake City Brewing (Plattsburgh NY) Kapsized Kolsch 5.1% 27 IBUs

lcb4De l’orge oui mais beaucoup, beaucoup de houblons pour une kölsch, question de la varier pourquoi pas.  L’arrivée en bouche est très jolie au niveau de son grain, pas trop mielleuse et bien goûteuse, ce qu prépare bien pour la finale « la tête dans la poche de grain ».  Malgré un début humble, le long aftertaste vient convaincre les renifleurs douteux que c’est une belle offrande.

La cote OO : B

Parce que c’est autant la kölsch que l’on veut pour son exploration du grain que pour être assez originale pour se démarquer.

Korrigane Holda kölsch d’inspiration allemande 4.8%

Assez transparente mais bien coiffée, l’odeur est bien sûr marquée par le grain mais sans démesure ainsi que du très jeune miel.  Ce même grain semble s’être sauvé lors du passage en bouche mais revient de manière décuplé pour la finale tout en étant accompagné par du houblon discret mais présent.  Une bière qui commence de manière timide mais qui finit bien.

La cote OO : B

Parce que j’ai l’impression d’être à la meunerie la tête dans la poche de grain.

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Le Lion Bleu Kölsh 4.9% 15 IBUs

Plus blonde que kölsch, le grain est plus doré et rempli de lointain lilas ce qui détonne de l’assèchement usuel des autres bières de ce style.  Elle manque toutefois de gazéification (spécialement pour une bière qui se veut rafraîchissante) et l’amertume, qui commence en lion, se termine dans un carton fruité.  En général, c’est une bière et la blonde et la blanche qui n’est pas vraiment sur son style mais elle atteint tout de même le but de désaltérer.

La cote : C+

Parce qu’elle finit par rentrer rapidement, mais ce n’est que par son houblonnage de pamplemousse sucré, ce qui n’est pas ce que je recherche nécessairement dans un kölsch.

Rock Bottom (Indianapolis IN) Circle City Light (Kolsch) 5%

rb1En s’attaquant à une kölsch, ce n’est pas le nez d’une brett bien étable auquel on aura droit évidemment, or il y a gênée et GÊNÉE, celle-ci tombant dans la seconde catégorie avec seulement un peu de houblon de bois mou.  Sèche et crémeuse à la fois, les légers agrumes amènent un bon rafraîchissement (spécialement grâce au citron).  Sans arrière-goût mais un peu calcaire pour le style, c’est une bière d’intro « for all ages ».  B+ pour la satisfaction donc mais C comme kölsch.

La cote : B-

Parce que c’est le genre de bière dont la critique ne fera pas 2000 mots, mais dont peu de ceux qui sont écrits seront négatifs.

Broadway Ich Liebe kölsch 4.8%

bilkAutant dorée qu’houblonnée, l’appelation « kölsch américaine » est un judicieux choix de mots, même si l’on oublie le houblon une fois que le liquide entre en bouche.  Le grain prend alors toute la place gustative – comme il se doit quand même.  On conclut ensuite avec du houblon tantôt tchèque tantôt allemand malgré qu’il s’agit de cultivars américains (Loral et Cashmere en l’occurrence), ainsi que de la pêche pas trop sucrée.  Certes, ce n’est pas l’expérience la plus intense qui soit mais c’est bonne franquette sous forme de miel, d’orge et de houblon en 3 parties égales.

La cote : B

Parce que ça représente une belle bière d’ouverture de dégustation.  Gentlemen, start your engines.

Empire Brewing (Cazenovia NY) Skinny Atlas Light style kölsch

emsa

Parce que chaque dixième d’IBUs est important.

Quand le style l’exige.

Démarrant les hostilités avec un grain supérieurement présent à la moyenne des kölschs, celui-ci se trouve à la fois mielleux et beurré.  Ceci n’est par contre que pour la durée olfactif, tandis qu’au goût on retrouve une normalité de bien plein malt et pleine saveur sans être trop mouvementé.  L’orge est enfin appréciable en finale en n’amenant rien de nouveau mais en sachant être d’une très grande amabilité, spécialement avec son aftertaste facile et concluant.