Emporium Monkey Lime Milkshake IPA à la key lime 7.2%

Cote OO : B-

Assez ou trop.

Pas habitué de voir des milkshakes aussi foncées et aussi lourdes de grain l’olfactive, tellement que le fruit semble se lever de croûte de biscuit Graham plutôt que de la meringue.  L’amertume est bien sentie en bouche et l’agrume monte tranquillement en autant qu’on la garde en bouche.  Pour la finale, c’est la tarte sans le sucre avec de la lime dans toute l’allégresse de son acidité.  Oui le côté rond  y est mais l’acidité tellement forte que ça en devient une IPA très amère et acide.  Reste à vous pour savoir si c’est assez ou trop.

Albion Néo-Spiciale Double Néo IPA barriquée 8%

Cote OO : B+

Elle prendrait facilement le « short bus ».  Bin bin bin spéciale donc.

Néo-jus de fruits tropicaux oui! Mangue, orange, melon de miel, un peu de kiwi et d’ananas aussi.  Aucune retenue olfactive, quant au baril, il a peut-être vanillé un peu le tout mais n’a en rien calmer les fruits.  L’amertume attaque assez rapidement en bouche et fait pétiller le bout de langue à laquelle le nez avait promis davantage de sucre, tandis que le baril roule à nouveau dans la finale très mouvementée, avec des punchs des fruits assez puissants, et un aftertaste un peu poivrée.  Quand on parle de bière multidimensionnelle, l’Albion nous surprend avec une bière fruitée chaude (tout de même à 8%) et qui mérite amplement le sobriquet Spiciale.

Ruisseau Noir Milkshake IPA Sûre aux framboises 7% 30 IBUs

rnmiUne pornbeer aux fruits?  La couleur se dirige trop facilement vers la liqueur aux fraises…

La cote OO : C-

Le gout sans la texture.

L’avantage de la Milkshake IPA sur la Berliner Weisse quand elle contient des fruits, c’est d’avoir des houblons pour contrebalancer le fruit.  Ici, la framboise se voit rencontrer l’orange sanguine et le trèfle.  C’est par contre la fin (ou la pause) du houblon en bouche : un peu amer mais surtout acide par son fruit vraiment pas sucré.  L’aftertaste est calme mais il manque le côté rond de la Milkshake, ce qui brise un peu le but de l’exercice.  D’accord, le houblon y est ce qui n’en fait pas une bière totalement trop fruitée, simplement une déception pour l’amateur de la milkshake IPA dans ce qu’elle a de plus rond.

Le Presbytère La Double à Bob Double IPA DDH 8.2%

pdabLa cote OO : B

Du houblon qui rentre dans le corps.

Houblon frais en juin?  Peut-être pas à la recette, mais au nez c’est totalement ce que ça sent, pleinement vert et un peu rance; un territoire où le Presbytère se rend peu souvent.  Et si on pouvait penser que le double dry hop mettrait l’accent sur l’aromatique davantage que l’amertume…non : l’amertume est indéniable et la finale s’annonce des plus débridées, car le bout de la langue picote fortement.  Forte oui, la tête de houblon sera comblée par cette double très fraîche et où le grain ne sert de support qu’à la plante verte, qui s’étire comme la vigne de houblon autour du fil pour la faire pousser.  On peut se douter que Bob n’est pas des plus subtils… pis c’est bien correct de même.

Cap Gaspé Sandy Beach IPA Brut 6.5%

cpsbsLa cote OO : B

Michèle Richard et Michel Louvain en prendrait.

À ne pas prendre au littéral, mais le nez tient un peu du Palmolive : le côté vert des houblons west coast et de la lime donne un drôle de parfum, avec un côté plus sucré de key lime pie.  En bouche on retrouve immédiatement le côté sec et fraîcheur de l’IPA brut, on en oublie presque le goût pour y retrouver de la limonade pas trop sucrée en finale.  Une véritable IPA de plage, « amertumement » docile, celle qui se boit le plus comme un mimosa dans les premiers dimanches les plus chauds d’été.

L’Octant Double Flamant Double IPA 8%

odfLa cote OO : B-

Une grosse claque de douceur.

Double IPA ou double vanille? Gentille comme des flamants?  Certes  pas du tout aggressive, mais lourde, surtout en bouche ou le liquide tombe sur la langue, tout en gardant un houblonnage honnête et modéré.  La finale voit le bout de vanille revenir, tandis que la fin s’étiole toute doucement mais tout de même assez rapidement.  L’Octant joue de prudence avec cette double IPA plus coloré de contenant que de goût, mais repréesente une belle intro au monde des doubles.

Malbord La Divorcée Blanche IPA 5.5%

mdLa cote OO : B-

Toujours à quelque part sur la cible.

Pas mal plus blanche qu’IPA avec son nez floral de lys blanc.  C’est toutefois en bouche qu’elle se sépare de la douceur avec une amertume affranchie mais ce n’est que le temps du passage en bouche : une fois avalée le côté lys revient tranquillement et le houblon n’est que doux baiser sous la langue.  Encore un beau cylindre d’alu du Malbord qui ne brille pas de pleins feux (encore) mais qui semble pas mal toujours plaire.

Malbord L’Avalanche Session Houblonnée 4.5% 15 IBUs

mavalLa cote OO : B

De la neige verte déferle.

Belle mousse semi-tenace un peu anormale pour une session, mais le nez très west coast est parfaitement dans les règles : un peu d’herbe de joie, de la grosse résine et du pin, exit les fruits tropicaux on est dans le gros vert.  Gustativement, le côté session revient, c’est tranquille et léger, l’amertume est gardé en échec jusqu’à ce que l’on avale et encore là, on parle de doux houblons qui font changement des flaveurs d’orange et de pamplemousse.  Merci au Malbord d’explorer de ce côté un tantinet négligé par la micro québécoise qui ose plus ou moins poussé le coté vert et résineux du houblon.

 

Cap Gaspé La Haldimand Beach IPA Bière Blonde Forte 5.8%

cghbLa cote OO : B

On ne sait pas pour le forte, mais une blonde très certainement douce.

Quel bouquet d’herbe bien verte, de pamplemousse et de feuille de quenouille!  Pas besoin de le cacher avec une appellation « blonde forte » c’est un nez d’IPA que l’on reconnaît immédiatement.  Plus tempérée, la bouche s’amadoue et sembler garder l’amertume pour plus tard, le tout dans un liquide épars qui cache bien son aspect double.  Mais non, on croirait vraiment à une IPA où le houblonnage est arrivé assez tard.  Une ballade très tranquille, paisible sur la Haldimand Beach.

Pit Caribou Double IPA 2020 8%

pcdi2020La cote OO : B

Plaisir simple pour amertume double.

Orange, pêche, tangerine, pin et trèfle en version concentrée, déjà juste à la renifler on se doute que ça va être intense.  L’orange s’intensifie en bouche, comme l’amertume qui est juste sous la surface, mais non en finale elle reste sous l’eau sans mordre.  Moins intense et plus savoureuse, pour ceux qui pensent que les double ne seront que bombe d’amertume, vous avez tort.  Belle longueur et tout le reste que ça prend pour une IPA autant d’été que d’automne.