L’Octant Géocoucou IPA Brut 5.8%

ogLa cote OO :  B+

Super sèche, super bonne.

Hyper trouble, ça s’annonce bien!  On ne pourra toutefois pas dire qu’elle est imprévisible, plutôt facile en fait même si déjà au nez elle semble bien crémeuse.  Sèche, très sèche même en bouche (comme il se doit) le grain claque et frappe, tandis qu’en finale le miel se joint à l’expérience.  Rien, absolument rien de mauvais et à l’instar des autres Octants (octantes?) goutées à ce jour, une belle maîtrise du genre, hyper bien conçue pour ceux qui craignent l’IPA trop amère.  Ici, avec à peine 10 IBUs, on profite des houblosn citronnés sans que les lèvres rentrent par en-dedans.

À la Fût Double Kapi Double IPA sûre Prunes jaunes 6.8%

alfdkpjLa cote OO :  A-

À moins de ne pas aimer les fruits, comme dirait le beauceron en moi… « garrochez-vous ».

La prune jaune c’est le bout d’arbres à fruits chez mon père et À la Fût c’est leur levure passablement funky – cowboy pourrait-on dire – servie à toutes les sauces comme dans cette IPA bien ronde bien ronde, surement par le houblon.  Ce qu’on remarquera de la bouche, c’est la transition entre les levures pas très loin de la vanille du fût, ainsi que des prunes jaunes qui sont près du chêne bien mouillé, mais encore plus du verger.  IPA plus ou moins, mais bière de fruit barriqué très bien placée… l’une des meilleures aux fruits des titois, pas au point d’accoter leur Rouge de Mékinac, mais dans la même veine de « déliciosité ».  À ne pas manquer, ce qui désole le plus sur l’étiquette est les mots « Quantité limitée ».

Collective Arts (Hamilton ON) Ramsack the Universe IPA 6.8%

cartu

Un peu douchebag comme illustration mais impact visuel assuré malgré tout.

La cote OO : B-

RamsackED the Universe.

Le Galaxy et le Mosaïc travaillent fort pour donner une bière des plus prévisibles (2/3 agrumes 1/3 vert).  À la gustative c’est le côté lime-orange qui sort plus que le reste, et le corps est imposant – rien de nouveau avant de l’avoir avalé mais beaucoup, beaucoup de tenue en bouche.  La finale est plus tempérée mais rien de substantiel pour l’amateur de nouveauté.    On ne peut malgré tout dire qu’il s’agit d’une bière mal fignolée et si l’on reculait d’une dizaine d’années, ça serait un bel annonciateur de la mode des IPAs agrumés.  Rien de magique, et à 5$ la cannette, je préfère encourager le produit local, mais je la bois volontiers.

Hollywood Brewing Co (Hollywood FL) Roadhead IPA 6.3%

hollyroadLa cote OO : C+

Beaucoup de succursales des mêmes commerces sur la route 66.

Quand on parle d’IPA généraliste, on est pas mal dans le mire avec la Roadhead d’Hollywood.  Le mélange, avant de l’avoir lu, semble hyper conservateur à la west coast (« hopped 3 times with Citra, sans surprise donc) et si l’on sent autre chose que le floral et l’agrume du Citra, c’est un peu de vanille qui arrive un peu du champs gauche.  L’amertume est assez tranchante sans l’être trop, mais le développement gustatif est assez limité merci.  Les hopheads fanatiques de Citra aimeront bien, mais pas un grand détour à faire sinon on peut risquer autre chose.

Hollywood Brewing Co (Hollywood FL) Mango IPA India Pale Ale 6.2%

hollymangoLa cote OO : B

Quand fruit se mêle à houblon.

Pas de surprise à la couleur, tandis que l’olfactive est plus arrondie que votre IPA normale on croirait facilement à une blanche de blé hyper ronde.  Les houblons (les suspects habituels, Amarillo, Centennial et Citra) font bon ménage trop tranquille pour une IPA, malgré qu’en bouche la vague d’amertume est très bonne et la mangue plus discrète, et poivrée un tantinet.  Pour la finale, on oublie presque totalement la mangue – qui pourtant vient directement du fruit mis en purée à la brasserie – pour retrouver une IPA assez normale, où le fruit vient davantage joué sur la texture que le goût.  Une surprise qui saura certainement trouver son beaucoup pour qui les fruits ne sont pas obligatoires.

Bièrerie Shelton Milkshake IPA sûre aux abricots 6.5%

smiLa cote OO : C

Dans le champs de ne pas être dans le champs.

Heureusement pour l’olfactive, les houblons à tendance fortement agrume font une bonne opposition à tout ce fruit d’abricot trop sucré.  Or, on ne peut que tomber dans le négatif avec cette bouche beaucoup trop jus pas vraiment bière, spécialement par ce qui semble être beaucoup trop de lactose à la recette, ce qui booste encore plus l’abricot, l’orange et même le raisin.  Pour la finale, c’est de la vanillée, trop poussée encore dans cette bière « trip d’ingrédient » trop rectiligne.  Agréable, estivale mais pas très brassicole… ou agricole.  Où est l’orge?

Ferme du Tarieu Récolteuse Session IPA 4%

ftrLa cote OO : B

La bière de session ne devrait l’être que par sson pourcentage d’alcool et non sa légèreté gustative; ici, une démonstration de comment bien le faire.

Pour la côté récolte, pensez à celle de fruit plutôt que de l’orge dans le champs : de la pêche laiteuse et de l’orange navel tranquille e un brin de persil séché.  Et malgré cet aspect laiteux, l’arrivée en bouche est celle d’une IPA et non d’une NEIPA, généreusement amère sans l’être trop… pour l’instant.  On aura enfin droit à une finale un peu plus verte (du lilas qui pousse sur le bord de l’allée de golf), assez courte et plus goûteuse que bien d’autre session IPA.  Si on récolte ce que l’on sème, ici c’était de la petite graine mais bien concentrée.

silos

Collabo La Souche – Brasserie Générale À vol d’oiseau Milkshake IPA 6%

savoLa cote OO : B

Une belle union.

Une IPA américaine malgré tout ce que la couleur pourrait en dire : du pamplemousse et un peu d’aiguille de pin.  Gustativement, elle est passablement portée sur le cassis malgré un certain combat de l’amertume.  Sa force est vraiment dans la finale en terrain JSA, du fruit un peu sud-coréen en légèreté et du houblon un peu plus vers l’austérité nord-coréenne.  On retiendra aussi l’important picotement en bout de langue, et une collabo qui dépasse les attentes.

Noire et Blanche Microbrasserie L’!!! Triple Exclamation Triple IPA brassée avec le miel verge d’or d’Intermiel (vieillie 15 mois en cellier) 10%

nbteLa cote OO : D

Live and Learn.

C’est probablement parce qu’elle a traîné trop longtemps en cellier mais le houblon semble fatigué mais puissant, poivré et un peu rance.  Même chose en bouche, le pissenlit est assez présent mais heureusement, l’orge qui colle sur les dents est mieux balancé.  Çoté finale, le miel assez fleuri est de mise, mais très peu sucrée comme si la seconde fermentation en bouteille avait tout emporter.  Je ne peux malheureusement pas dire que c’est une expérience agréable et même s’il s’agit d’une triple je n’aurais peut-être pas dû attendre si longtemps.

L’Esprit de Clocher Cap Requiem Double IPA 8%

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La cote OO : A-

Requin ou sirène?  On la coule dans notre abyme volontiers.

Dans le monde des IPAs, surtout commerciales, on a souvent droit à un liquide jaune ou orange des plus limpides et à la limite du fluorescent.  Ce n’est pas du tout le cas dans cette Cap Requiem trouble et d’un cuivre très terne.  Olfactivement toutefois, elle fait très propre avec son houblon étincelant d’oranges arrondi par un fleuri vanillé de pensées.  La rondeur se poursuit en bouche et la céréale s’impose par son sucre tandis que l’amertume se fait attendre.  Une fois en gorge, le constat est immédiat : une IPA (double) hyper féminine, qui passera dans le gosier des plus sensibles en amertume.  Facile donc, l’amertume n’est palpable qu’en toute fin et ce de manière dangereusement séduisante. Spécialement à 8%.

Au Québec, l’attrait des IPAs est toujours indéniable.  Comme Noctem, certains en ont fait leur marque de commerce, , certains comme La Fosse leurs plus gros vendeur avec la Double du Transcon et comme cette voisine portneuvoise, l’Esprit de Clocher sait viser très juste pour sa première nouveauté disponible en growler.  L’été est définitivement arrivé à Neuville, et le fleuve m’appelle.