Waller St. Brewing Speaking Softly American Pale Ale 5.5% 65 IBUs

wsssRarement vu une analyse de bière aussi détaillée.

La cote OO : B+

Une fleurie aussi légère que jolie.

Très simple, spécialement pour Waller Street qui présente ici ce qui semble une blonde simplement mielleuse et assez aromatique au niveau du houblon fleuri et agrumé à la fois.  En bouche il y a un je-ne-sais-quoi entre belge et sour très légère, tandis que la finale est bien mielleuse, mais surtout indéterminée, de manière très sympathiquement étrange.  À se fier à l’étiquette, une « profil de fermentation unique » et c’est superbement juste, une bière légère mais loin d’être simple.  À la hauteur de Waller Street, comme faire compliqué dans le simple.

Le Presbytère À ma Blonde Americain Pale Ale 5.1%

ppaambLa cote OO  : B

Bien foncée.

Belle couleur assez rouge merci, bon présage au malt des plus intenses qui amène la franchise si typique du Presbytère.  Du caramel oui donc, mais davantage d’orge parfaitement léché par la flamme sans toutefois le brûler.  Dans les terrains de l’oktoberfest, c’est hyper malté et la pointe d’amertume est bien justifié pour contrebalancer un peu le sucre naturel du grain.  Pas mal à l’opposé d’une Rickard’s Red, à savoir une bière fait pour goûter de la bière, pas de l’eau,et dont la recette de pale ale surprendra alors qu’on croirait plus facilement à une rousse traditionnelle (à l’aveugle j’étais certains qu’il s’agissait de leur rousse Firebirds)., dont l’amertume serait un peu plus boosté avec du pamplemousse américain (du houblon et non du fruit).

SNO Snodevil American Pale Ale 4.8% 35 IBUs

sno1La cote OO : B-

La blonde americaine, mais pas celle élevée au Texas ou en Géorgie.

Somme toute simple pour une american pale ale, le houblon est à demi-couvert à l’olfactive mais pas trop exubérant.  Beaucoup plus amère en bouche par contre alors que la finale est à la limite du poivré ce qui lui amène une autre dimension.  Toutefois on parle ici d’une APA à peine plus agressive qu’une blonde, qui remplit le mandat mais qui est très loin de le dépasser.  Ça ne serait définitivement pas celle que je commanderais en premier à votre place, à moins que vous vouliez commencer de manière tranquille.

Idletyme Brewing Company (Stowe VT) Pink’N’Pale American Pale Ale fermented with grapefruit 5.5%

it1La cote OO : B-

L’amertume de l’APA peut arriver par un autre chemin que celui d’un houblonnage débridé.

Hyper houblonnée au nez, pas super profonde et surtout portée sur le côté marijuana et vert que les agrumes qui restent sous contrôle pour l’instant.  La bouche n’en démontre pas vraiment de plus, c’est plutôt l’acidité qui joint le jeu avant la finale d’herbe de printemps.  Correcte mais surtout surprenante, une APA assez facile malgré son style et ses ingrédients.

Lake Drum Brewery (Geneva NY) Mo Dog IPA 5%

ld3Bonjour les agrumes si typiques à l’American Pale Ale!  Si éclatée, reste tout de même à voir si elle est dotée d’une colonne vertébrale solide.  Gustativement, c’est d’abord la pomme et la mandarine, puis beaucoup, beauccoup beaucoup d’amertume pour préceder une finale bien égale.  Présentée comme leur bière-phare, je m’attendais cependant à plus mais comme bière d’ouverture, pourquoi pas.

La cote OO : B-

Parce que si elle est américaine, comme dirait Kid Rock c’est un « big corn fed midwestern’s ho » efficace mais pas très érudite.

Seneca Lake Brewing Company (Rock Stream NY) Seneca 6 Collaboration Beer Wet Hoppee APA 5%

slb4Pas mal populaire en 2018 que ces houblons mouillés.  La version de Seneca Lake Brewing est bien évidemment amère comme il se doit, mais c’est surtout du malt surpuissant, assez puissant en fait pour abattre le houblon qui se tapit jusqu’en finale.  Loin d’être la plus fidèle au style wet hop, elle s’allie plutôt aux coutumes de la maison sur le bord du Lac Seneca.

La cote OO : B

Parce qu’on troque le A de APA pour un E comme dans English.

Lake Placid Pub & Brewery Exit 30 American Pale Ale 5.2% 20 IBUs

lppbe30B-  The softer side of America.

Beaux houblons entre l’orange et le green de golf, toutefois à l’aveugle on pourrait croire à une bière sûre plutôt qu’à une pale ale grâce à un je-ne-sais-quoi de yogourt à la vanille.  La couleur semble donc parfaitement normale, mais la limpidité parfaitement claire fait un peu peur d’y trouver une bière trop passagère.  Le houblon ne joue certainement pas ce tour au goût alors qu’il devient de plus en plus amer, plongeant encore la suite dans l’incertitude malgré un faible nombre de IBUs.  Encore une fois on est surpris – ou non si on se fie aux IBUs – pour y trouver finalement une pale ale assez vert, assez mordante, mais qui ne s’inscrit pas dans la course de la bière la plus amère en ville, ce qui est généralement pas la marque des pale ales américaines.

Le Secret des Dieux La Baptême bière blonde de style american pale ale 4.9%

sddbaC  Bière blonde.  I rest my case.

Le nom « blonde » m’inspire rarement confiance, car ça sonne un peu fourre-tout pour une bière probablement avec peu de profondeur.  Bien parfumée, c’est certes du grain qui se prête bien au style avec une pointe de miel et de houblons tchèques.  Pour la bouche c’est la suite du confort d’abord, puis le houblon monte d’un cran en amertume, ce qui fait que je crains la finale.  Celle-ci est toutefois pleinement maltée (la céréale était d’ailleurs un peu trop discrète depuis le debut) et se termine sur un aftertaste un peu moins agréable.  D’accord, on n’est pas dans la bière phare mais elle sait peut-être attirer les amateurs de bières grands marchés; pour ce qui est du respect du style (APA) on y est pas vraiment non plus.

Brasserie Générale Houblon Atomique APA 7.2% 56 IBUs

bgha

Beaucoup moins aggressive que son étiquette.

B  À quelque part entre la gomme de sapin et le plant de maïs.

Herbeuse comme American Pale Ale, ce n’est pas une explosion de fruits tropicaux mais de la plante grimpante assez végétale merci et un grain qui peine à s’en sortir.  D’abord presque crémeuse, on sent l’apport du houblon même si l’amertume est très controllée, avant une finale qui semble d’abord amère mais qui flirte sans épouser.  Une bière qui cache son 7.2%, modérée et froidement calculée, affublée de belles saveurs résineuses.

Noctem Old School IPA américaine 7%

nos

On peut être déçu et satisfait à la fois…

B-  Trop savoir à quoi s’attendre.

Au nez en effet très old school (dans la mesure où old school se veut la découverte des IPAs à forte tendance d’agrume d’il y a 2-3 ans), l’ensemble fait plus sucré qu’amer alors on pourrait croire à du dry hopping.  Collante, enveloppante même autant pour les papilles que l’intérieur des joues, l’amertume ne fait pas vraiment de doute malgré que celle-ci soit très abordable.  Une fois avalée c’est la même politique : on fait bouillir l’amertume sans la faire renverser, tout en lui conférant un côté plus végétal que fruité en aftertaste.

Somme toute satisfaisante, le seul hic est de retourner à la microbrasserie et d’y retrouver une autre bière à la tendance « main forte sur le houblon », il n’y a pas de mal à faire des brunes ou des noirs une fois de temps en temps.