Un conte de 2 églises sur différentes fondations : comparatif vertical du vin d’orge de l’Esprit de Clocher (2015 vs 2017)

D’un côsp1té, Sur le Parvis Vin d’Orge début 2017, de l’autre son « ancêtre » de fin 2015.  On a donc une bouteille de presque 2 ans en cellier, et une autre de 8 mois en tablette (réfrigérée) de dépanneur.

Simplement au visuel, les différences  sont subtiles mais bien là : la mousse de l’aînée est plus fugaçe mais aussi plus compacte.  Côté couleur, c’est à la benjamine de tenir un brun plus profond. Au nez, c’est une belle démonstration du vieillissement : du côté de l’édition 2015 le caramel a sû prendre la place que le houblon a toujours sur la 2017; le grain y semble plus collant et sucrée.

On y va donc d’une première gorgée de la cadette, et c’est plus ou moins les mêmes notes que lors de ma première évaluation : chaude mais pas trop, c’est un bon bouillon intense mais pour l’été, spécialement grâce à son aftertaste bien houblonné à l’instar de certains vins d’orge américains.  On laisse ensuite une minute passer afin de donner une pause aux papilles et l’on replonge dans la même édition, pour être moins brusqué par la plante amérisante.

sp2Une autre minute plus tard, on passe aux choses sérieuses (ou plutôt, plus sérieuses).  L’édition vieillie est beaucoup plus ronde (et moins pétillante, il fallait s’en douter) et plus profondément ancrée dans le malt.  Même chose en finale, où l’on retrouve presque le côté noix du grain.  L’amertume est certes moins profonde mais tout de même présente.  Deuxième gorgée et le constat est maintenant évident : le temps a très bien fait son œuvre ou du moins a permis d’accorder cette bière déjà très belle à mes goûts de vin d’orge un tantinet plus porté sur la chose anglaise.

Avant de conclure, on reviendra aux deux verres de manière séparée, et surprise, le côté plus amer de la 2017 est plus calme.  Pas de surprise du côté de la 2015 par contre, et définitivement, si je mettais B+ à l’édition « normale », l’édition vieillie se mérite très facilement un A-.  Et dire qu’il m’en reste une au cellier.  À l’an prochain!

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