Science, gastronomie et temps des fêtes

Avec la saison des fêtes qui s’amorcent, viennent les traditions.  Dbourboncherryepuis plusieurs années, la première des fêtes pour moi était celle « des ptits cochons » (en dehors du vernaculaire beauceron, ce sont des petites saucisses enrobées de bacon).  Étant toujours à la recherche de nouveauté, fût apporté à mes yeux une nouvelle recette révolutionnaire, soit concocté par un fou, un génie, ou probablement les deux.  Voici donc la proposition: exit les saucisses, enter les cerises.  Oui oui, les grosses cerises marasquin des sundaes de votre jeunesse.  Mais question de les pimper encore plus, à l’instar des whiskies et des bières, pourquoi ne pas leur faire subir un vieillissement supplémentaire?  Une bouteille de Buffalo Trace plus tard, les cerises maturaient dans le jus d’orge à 45% d’alcool, pour une période de 60 heures.

Avançons donc au soir où le tout serait assemblé.  Pour la science, 2 briques de bacon furent achetées: votre bacon normale fumée tranquillement, et de l’autre côté du bacon forêt noire.  De plus, par mesure de contrôle, furent achetées saucisses, cerises rouges « vierges » et cerises vertes.  Le tout pairé en produit cartésien total afin de tester toutes les permutations possibles.   Un petit séjour dans le four de 20 minutes à 400 degrés.

Pendant que ça cuit et de se préparer au gras et au sucre, ça prenait du liquide.  Et le jus de maturation qui restait.  Oui, la couleur est inquiétante, mais l’odeur pas si mauvaise (lire ici, environ 40% cerise et 60%).  En bouche le whisky semble plus fort que le 45% de la bouteille, et bien que la cerise est omniprésente, elle l’est pas autant que des produits commerciales tels que la cerise l’est dans le Jim Beam Red Stag ou le miel du Jack Daniels Tennessee Honey.  Et la cerise est encore plus subtile en finale.  Sérieusement, ça se boit (vraiment plus que le Red Stag), seulement pas 3 litres dans la même soirée.

result« Ding ».  Le four indique que c’est prêt.  Dégustons.
Commençons par un traditionnel ti-cochon saucisse-bacon: nostalgie, beaucestronomie, délice quoi.
Maintenant, cerise bacon: pour les amours de sucré-salé, c’est umamesque.  La cerise est subtile alors on se retrouve avec du bacon délicieusement sucrée.  Pas vraiment de différence entre les cerises rouges ou vertes.

Enfin, cerise bourbonnée/bacon: eeeeeeeech.  Le bourbon que j’aurais cru subtil ne l’est vraiment pas, et ce n’est pas la cuisson qui a fait évaporer l’alcool.  Il faut aimer le bourbon et après 3-4 on apprend à apprécier les saveurs diverses, mais à ne pas servir aux enfants.  Le mélange sucré-bacon fumé-bourbon est intéressant par contre, et peut servir de bon préambule à un autre mélange sucré/salé (je proposerais de la pizza hawaienne jambon-ananas).

En résumé, l’expérience est répétable, mais je préconiserais une maturation de 3h et non pas de 60.  Toutefois, comme ce l’est pour le milieu brassicole et celui un peu plus frisquet du whiskey, pas de changement, pas d’agrément.  Vous voilà tout de même informé; partagez la bonne nouvelle mes sœurs et frères…

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