Boshkung Brewing Co (Minden Hills ON) North Country Kellerbier 5%

OO Grade: B-

Almost too honest backcountry.

Surprising to see a kellerbier than clear and pale, which can make someone frown at having something olfactory ethereal.  Not totally the case, some leafy German hops make the barley disappear, with only a very fine wet autumn leaves reach the inner nose.  Fortunately, the intensity is cranked up once the taste spuds are hit with the same hops almost becoming dusty, counterbalanced by a milky mouthfeel.  For those who relates NorthCountry with direct, too honest people, the name is wisely chosen.

Haliburton Highlands Brewing (Haliburton ON) Pearadise White beer with pears 5%

Cote OO : B

Atypical coherence.

More opaque than white, the bear wears its summer coat while the pear seems only there to calm down the hops.  However, the fruit blends very well with the wheat, whereas the finale seems to present some grain of paradise present in some beers of New York State’s Ommegang.  This sould then be drank and considered as a whole, to reach the conclusion of a wholesome white beer but first and foremost, a coherent one despite a fruit that is seldom encountered in the beer world.

Multi-Brasses Zombie Bière sûre aux canneberges 5.5%

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Moderne comme étiquette pour Multi-Brasses qui n’a jamais dépensé une fortune en marketing et design…

La cote OO : B

Passe-Partout, facile mais pour tous les jeunes aussi.

Est-ce qu’on a plus de malt foncé pour donner une teinte orangée aux canneberges? Le nez donne presque l’impression qu’on y a mis des oranges et le blé semble très sucré.  La canneberge n’a aucune subtilité en bouche mais le blé et le côté orange revienne compensé; certes hyper fruité et un peu lourde, en la gardant longtemps en bouche nous avons droit à beaucoup de saveurs aussi.  Davantage dessert que bière de soif, je la marierais avec un gateau aux fruits de noël, en n’ayant aucune peur qu’elle ne soit pas aimer.

Pit Caribou Paradise Point NEIPA 6.5%

pcppLa cote OO : B

Le vent frais de la plage gaspésienne.

Assez claire à l’œil, tout comme le nez (d’agrume sans surprise) mais où le raisin blanc semble assez léger; pas toujours obligé de dry hopper à mort.  La bouche est aussi calme, d’abord davantage marqué par la gazéification que par le lointain goût de raisin blanc et de gazon frais.  Il serait d’ailleurs difficile d’y trouver de l’écorce d’orange qui figure à la demande.  La finale serait évidemment dans le même « mood », totalement tranquille, et démontre à quel point il y a parfois une énorme différence entre l’IPA et la NEIPA.  Ça manque un peu de chaleur, mais justement sur le bord de la plage gaspésienne, je vois difficilement une bère qui allierait aussi bien confort, rafraîchissement et facilité.  Rien de stellaire certes, mais « chill » énorme.

Ruisseau Noir Milkshake IPA Sûre aux framboises 7% 30 IBUs

rnmiUne pornbeer aux fruits?  La couleur se dirige trop facilement vers la liqueur aux fraises…

La cote OO : C-

Le gout sans la texture.

L’avantage de la Milkshake IPA sur la Berliner Weisse quand elle contient des fruits, c’est d’avoir des houblons pour contrebalancer le fruit.  Ici, la framboise se voit rencontrer l’orange sanguine et le trèfle.  C’est par contre la fin (ou la pause) du houblon en bouche : un peu amer mais surtout acide par son fruit vraiment pas sucré.  L’aftertaste est calme mais il manque le côté rond de la Milkshake, ce qui brise un peu le but de l’exercice.  D’accord, le houblon y est ce qui n’en fait pas une bière totalement trop fruitée, simplement une déception pour l’amateur de la milkshake IPA dans ce qu’elle a de plus rond.

Unibroue Autre Chose IPL India Pale Lager 5.5% 45 IBUs

uiplÀ défaut d’avoir autant de nouveautés que la moyenne des micros québécoises, avec À tout le Monde et sa première Autre Chose, Unibroue a su très bien visé.  Est-ce qu’on sera encore dans le mille cette fois-ci?

La cote OO : B-

Lager, c’est reposer.  Ou se reposer.

Lager ou ale, le houblon est l’élément principal du nez; normal pour une bière qui en contient 5 (Golding, Tradition, Saaz, Mandarina et Herkules).  C’est donc un nez d’IPA mais davantage claire dans cette lager.  Encore en bouche le liquide est léger mais les houblons sont lourdauds, feuillus, verts et agrumes à la fois.  La finale est un peu plus ronde et la différence entre IPA semble bien explorer.  La finale est plus facile et l’exercice est très bon, mais cette fois-ci il est à se demander qui Unibroue vise : le hophead?  Plus ou moins.  Joe-caisse-de-bière?  Pas vraiment. L’afficionado de la nouveauté?  À peine.  On ne peut pas dire donc qu’elle est mal faite, loin de là, mais n’a pas l’éclat des dernières d’Unibroue.

Pit Caribou (Collab Broadway Pub) Black Imperial Berliner Weisse (revisite) 7%

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Toujours de la difficulté à déchiffrer l’étiquette.  Une vache avec une couronne de blé pour célébrer la principale céréale de la berliner weisse?  Peu importe, on aime bien.

On oublie jamais sa première berliner weisse.  Et quel moyen de commencer qu’avec celle-ci, l’une des premières dispos au Québec.  Maintenant, vieillie 3 ans et surtout 3 ans après l’arrivée de la vague des bières sûres au Québec, elle figure comment maintenant?

La cote OO : A

Ce ne sont pas tous les films d’horreurs scandinaves qui sont bons, mais quand ils le sont…

Le cola de l’oud bruin, de la vanille et du yogourt de certaines bières funky et un fond de fruit sauvage indéterminé ouvre les hostilités olfactives et bien que pas du tout semblable en matière de flaveurs, c’est une expérience digne de la Boson de Higgs d’Hopfenstark.  En bouche c’est le fruit qui se précise vers de la mûre… bien mure… et de l’acidité toute à fait appréciable.  La finale colle davantage aux dents, tourne au vinaigre balsamique et s’éteint sur une longue et sèche ascension.  Pour tous les goûts pas du tout, et bien que vieillie environ 3 ans en frigidaire et en cellier, elle n’a pas perdu de sa fraicheur ce qui en fait facilement, très facilement une cible de choix pour qui en trouverait encore.  On ne peut donc souhaiter qu’ils répètent l’une des meilleures collabos de micros québécoises.

Le Malbord Laflibuste Stout à l’avoine 4.5%

mlLa cote OO : C

Trop, c’est trop.

Ça va sonner étrange, mais la liqueur aux raisins de la défunte Idéal Sport, et de la Racinette (root beer) d’A&W.  Très fruitée, on ne sait réellement pas quoi en faire.  En bouche, l’amertume et l’acidité sont toutes deux assez élevées, tandis que l’avoine n’est pas très perceptible.  La finale viendra atténuer et régulariser le tout, on verra donc au cours des gorgées ce que ça donnera pour l’ensemble.  C’est heureusement (ou malheureusement?) la même chose dans les autres gorgées : on croit vraiment à un stout pimpé à l’anis ou la réglisse noire – ou avec de l’orge beaucoup trop grillée, et pas assez soyeuse (malheureusement finalement).  Pas la meilleure de Malbord, un stout plutôt étrange.

Ras L’Bock Vieux Dale Old Ale Sauvage 2019 Elevée en barils de chêne 8.1%

rbvdL’old ale, un autre de ces styles qui n’a jamais percé le marché québécois de la micro.  Pas qu’on ait l’impression qu’il le fasse un jour, mais toujours un  must à essayer lorsqu’on en croise.

La cote OO : B+

La quarantaine : encore jeune pour être wild mais qui se dirige vers la sagesse.

Sauvage d’abord, bien que la couleur y est au nez l’orge est surpassée par les levures qui sont certes intéressantes et se mélange bien à la vanille du baril.  La bouche est un peu molle – comme il se doit généralement pour une old ale, et le grain est à la limite du poussiéreux.  On se colle donc un peu plus sur le style comme le grain sur nos dents, et la finale est vineuse à souhait, tirant vers le caramel funky, le cognac et la prune mauve.  Si j’avais un souhait en général, j’opterais pour moins de levures sauvages, mais il s’agit d’un caprice pointilleux car elle est déjà très bonne telle quelle.

Au fil des gorgées, on découvre un aspect vineux qui dépasse de beaucoup le 8.1%, s’apparentant davantage à une bière au nord des 11.9% et qui décolle un peu de la old ale.  Alors moins de respect de style mais plus de diversité qui fitte avec le reste aussi, résultant en une bière qui hormis la gazéification s’apparenterait à un jeune armagnac (celui du Tariquet vient en tête).

 

Le Presbytère La Double à Bob Double IPA DDH 8.2%

pdabLa cote OO : B

Du houblon qui rentre dans le corps.

Houblon frais en juin?  Peut-être pas à la recette, mais au nez c’est totalement ce que ça sent, pleinement vert et un peu rance; un territoire où le Presbytère se rend peu souvent.  Et si on pouvait penser que le double dry hop mettrait l’accent sur l’aromatique davantage que l’amertume…non : l’amertume est indéniable et la finale s’annonce des plus débridées, car le bout de la langue picote fortement.  Forte oui, la tête de houblon sera comblée par cette double très fraîche et où le grain ne sert de support qu’à la plante verte, qui s’étire comme la vigne de houblon autour du fil pour la faire pousser.  On peut se douter que Bob n’est pas des plus subtils… pis c’est bien correct de même.