Ça brasse (brassée par Emporium) Scotch Ale au miel 7%

Cote OO : B

Le printemps arrivent, même dans les Orkneys au nord de l’Écosse.

Et pourquoi pas?  Le miel, il me semble que ça peut bien fonctionné avec le petit côté bruyère de certaines scotch ales.  Le nez présente justement bien le miel joliment mélangé à de l’orge très caramélisé et aussi prêt de la cassonade.  Plus fraîche que prévu en bouche, on vogue toujours sur l’orge sans s’y embourber comme dans la boue, mais en avançant grâce au frais vent floral qui arrive probablement de la ruche.  Au final, nous avons droit à une scotch ale miel sur le grain, mais en version plutôt sympa qu’intense.

Big Slide Brewery (Lake Placid NY) #4 Bobby Oud Bruin 7.8% (aged 20 months in cellar)

What to think upfront about the possible interpretation of the oud bruin style by an fermentation avant-garde brewery such as Big Slide?  The bar is high.

OO Grade: B+

Ice pond hockey: less talent but as much as fun to watch during a nice cool weather.

Above a color that fits the brown sour Belgian style, the abundance of balsamic is very warming, albeit not as sweet as other sour brown with a big cola backbone, in fact judging by the nose alone one can expect a wild and dry experience.  Upon arrival, palate is treated by raisins before the balsamic comes back and join the party, letting even a taste of root beer in.  For such an acid and tannin-packed beer, it would be easy to expect a smooth, almost velvety mouthfeel, but Bobby’s oud bruin remains light-hearted, refreshing and even bring a little bit of liquorice heat on the tip of the tongue.  In all honesty, coming from BSB’s funk room I would have expected a little bit more of the house wild yeasts, but the drinkability of this oud bruin makes up for it.

SNOstorm DDH Kveik NEIPA 6.5% 36 IBUs

Cote OO : B

La première, sûrement pas la dernière, mais peut-être pas la plus mémorable.

C’est bien d’emblée car tout y est : le petit côté boisé des levures, la rondeur du côté DDH, l’orange de certaines NEIPAs.  La bouche est « pamplemoussée » et mi-amère, ainsi que toujours supportée par les levures, qui ceinturent bien une bière où la cohésion est le nom du jeu et on l’avoine arrondit encore plus l’ensemble.  Ça fitte donc, c’est une bonne bière fusion mais on peut se demander si ça fera véritablement une vague outre que l’aspect de nouveauté. 

Brasseurs sur Demande Sour Fuzz Pêche Framboise 4.5%

Cote OO : B-

C’est la bière qui est fuzzy, pas le fruit.

Cannette éclatée, bière éclatée?  Ou bien jus éclaté?   Pas de doute qu’on se dirige directement dans le fruit avec la pêche et la framboise qui font très, très bon ménage mais qui éclipsent aussi toute trace de bière potentielle.  Malheureusement, la framboise s’empare de l’expérience gustative et ne laisse que la pêche flotter sur le dessus, et en emportant même l’aspect sûr de la bière.  Certes, pour une bière « jus de fruits » on peut être satisfait mais pour une bière bière, on va demander la prochaine s’il-vous-plait.

Robin Bière Naturelle Léa Canneberge 5.5%

Cote OO : B

La petite cachotière.

L’appelation « Bière naturelle » dans l’appelation de la compagnie semble un peu moins appropriée pour une bière aussi rouge et à mousse si éphémère.  Peu de surprise, mais pas totalement sans surprise non plus par l’apport de levures qui ressemblent drôlement à des lactobaciles.  Bien que bière au fruit, elle est lente à s’installer et entre deux eaux gustatives; un côté assez aqueux et léger derrière la langue tandis que le devant goûte la canneberge pas du tout sucrée.  Or, on avale et enfin on est récompenser par une fermentation sauvage à la frontière brettanomycienne; satisfaisante, cette Léa livre enfin son secret, car au-delà de ses apparats rouge pimpant, son charme s’appuie davantage sur ses valeurs et fondements.

Domaine Berthiaume Le Souffle du Dragon 11.9%

D’accord, Domaine Berthiaume est encore à la fin du 20e siècle question design de bouteille, mais il s’agit néanmoins de leur mieux réussi.

Cote OO : B+

Le souffle est chaud mais la flamme est encore plus belle.

Noire au look et opaque au niveau du nez, c’est le genre à demander une étude plus longue et exhaustive afin d’y trouver fumée de bois carbonisé, prunes, raisins secs, raisins rouges, cèdre et orge bien fermier.  La curiosité attisé on plonge en plein nuage de fumée, le sucre bien loin des papilles si ce n’est que la prune qui tente de se faire remarquer dans l’épais brouillard qui semble aussi chaud, comme si le jalapeno figurait à la recette et viendrait piquer le bout de la langue.  Le piment se veut très évident en finale (guajillo ou ancio?) et vivote bien dans une bière que se simplifie (et heureusement se sucre un peu) au fil des gorgées.  Très tempéramental mais démontre que le choix d’une bière noire et peut-être l’un des meilleurs lorsque l’on veut ajouter des piments (du chipotle finalement).  Berthiaume est loin d’être la plus connue, et ne semble pas être non plus la plus talentueuse, mais à force de sortir de tels élixirs, il faudrait finir par les prendre au sérieux.

Bancroft Brewing High Falls Stout 5.2% 42 IBUs

Cote OO : B

De l’action zen.

“Ouin, s’t’une stout”.  Rien de bien excitant mais sans faut outre un nez trop tranquille, heureusement avec du raisin sec juteux (oui, sec et juteux ça fait bizarre, mais c’est ça).  On passe du moelleux au juteux en bouche, avec une texture qui dépasse le goût pour donner une stout hyper facile mais peu aventureuse.  Malgré l’ennui partel, doit-on conclure à l’échec?  Non.  Ça en prend pour se reposer.  C’est donc une chute à haut débit mais à vitesse réduite, on la regarde tranquillement et on feele zen.

Bancroft Brewing Iron Man Amber APA 5.2% 42 IBUs

Cote OO : B

Un gros cousin de houblons.

Avec un modéré 42 IBUs, on ne sait pas trop quoi penser de cette APA qui a bien belle couleur.  Le nez est réglo quoique pas pleinement agrumé; de l’orange et même un peu de cerise.  La bouche aussi est fruitée et l’amertume se laisse désiré derrière le jus de cerise, même en finale où elle emprunte certain traits de la Red IPA américain, à la hauteur des 42 IBUs annoncés.  Il faudra donc engager plusieurs gorgées avant d,y croire à cette APA des plus douces et bien féminine, qui ferait très bien dans le verre d’un débutant de bières amères.

Bancroft Brewing Rusty Husky Amber Ale 5.6% 25 IBUs

Cote OO : B-

Ambrée à l’américaine.

Avec une couleur qui marche à la perfection avec les Browns de Cleveland, ça va foutrement bien dans le cuivré, de la couleur au nez qui rappelera assez faiclement la vienna lager. C’est simple mais ça marche.  La bouche est moins marquée par le grain que le houblonnage, anglais mais aussi intense que certains hopbills américains (d’ailleurs, elle contient des houblons du sud de la frontière).  On aura ensuite droit au même intense houblon, d’amertume modéré mais de flaveurs bien présentes.  Le terme « ambrée » peut prendre bien des formes et pour Bancorft, on semble avoir choisi le côté « houblonnée à l’européenne »; on pourrait donc lui souhaiter davantage de malt mais pas une mauvaise ambrée pour autant.

Bancroft Brewing CO Saw Mill Lager 4.5% 10 IBUs

S’il y a quelque chose que l’auteur de ces lignes à appris après environ 50 visites de brasseries, c’est qu’on est mieux d’avoir nos attentes basses et au pire d’être surpris (chez Waller à Ottawa et à Sawdust à Gravenhurst.  Difficile donc de s’exciter pour une lager un peu anonyme de Bancroft (sans dire au milieu de nulle part, disons que ce n’est pas la destination la plus couru d’Ontario), mais bon.  Attentes basses.

Cote OO : B

Trop souvent, en région plus isolée, on se permet de garrocher des ingrédients peu onéreux afin de rivaliser microbrassicolement avec la Bud Light du vieux bar du village.  Heureusement, à Bancroft on n’a pas décidé de prendre la route la plus facile.

Malgré sa mousse très serrée, il s’agit immédiatement d’une lager citronnée et très bien (pardonnez-moi le terme) orgifiée, et ce malgré une teinte qui laisse la filtration sans équivoque.  Le citron suivra du nez aux papilles et amène une fraîcheur, le tout dans une tenue en bouche des plus légère.  Enfin, l’agrume passe au miel avant d’être emporté par le grain qui dominera la finale, pour être accompagné par du houblon à tendance allemande en sortie de piste de danse.  D’accord, on ne fait pas l’heure en voiture nécessaire pour y parvenir à partir d’une ville de plus de 5000 habitants,  mais en périple trans-ontarien, cette lager se révèle un bien gentil pit stop.